31500 F cfa le sac de sucre

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La communauté musulmane craint  de plus en plus la flambée du prix de sucre à Ngaoundéré et ses environs. 31500f le sac de 50kg.

C’est le comportement affiché par les mahométans à quelques semaines de cette période de pénitence

A la  mi-juin prochain, les musulmans du Cameroun et ceux du reste du monde entier vont observer une période de pénitence et d’abstinence, pour ainsi respecter l’un des cinq piliers de l’Islam. A Ngaoundéré, capitale régionale de l’Adamaoua, quelques musulmans rencontrés estiment que l’approche à grand pas de ce moment ne constitue  pas un souci majeur, mais plus tôt la cherté de la vie à laquelle  ils seront exposés qui demeure incontestablement leur seule préoccupation. L’on fait  ainsi  allusion à  l’augmentation des prix des produits de première nécessité sur l’espace marchand durant la période du mois de Ramadan, avec un accent particulier sur le sucre, lequel produit devient en ce moment un « précieux sésame ». L’augmentation du prix sur le marché est devenue une sorte de routine à laquelle se livrent  certains commerçants véreux ayant pour seul  but de majorer leur chiffre d’affaire. « Nous savons que le prix du sucre va encore connaitre une inflation,le sac de 50kg est déjà 31500frs cfa en plein ville de ngaoundéré et pour ceux qui sont dans les autres départements de notre région ils achètent jusqu’à 35000frs le sac de 50kg »indique robert Koulagna commercant au marché de la gare.Et « il faut des jours pour que cela nous parvienne. Ce qui a un impact sur la vente chez nous.  Mais qu’allons-nous faire ? Malgré les dispositions prises par les pouvoirs publics pour contrecarrer cette situation, il y a des commerçants qui  ne respectent pas les normes requises.  » Renchérit Ibrahim Adamou, riverain de Madagscar, à Ngaoundéré. Par ailleurs certains  grossistes s’étonnent de la  plainte des consommateurs. « Il y a même pas le marché maintenant parce que le produit arrive en dent de scie et les prix augmentent progressivement et en fonction de la disponibilité du sucre les étals, nous avons actuellement des produits. Pourquoi donc s’inquiéter d’une hausse de prix lors du mois de jeun» S’interroge Ahmat Assana, Responsable régional des ventes à la Société Alimentaire du Cameroun(SOACAM).

Dure ravitaillement

La suspension des autorisations d’importation de cette denrée de première nécessité instruite par le secrétaire général de la présidence de la république, Ferdinand Ngoh Ngoh le 21 août 2014, piétine encore  dans cette partie de la république, d’autant plus que les marchés sont toujours  inondés par des produits  importés. Bien au-delà de ce cliché véhiculé au quotidien, un détour  dans l’espace marchand, nous laisse tout de même croire que les fournisseurs s’attèlent à ravitailler non seulement  la ville de Ngaoundéré mais également les localités environnantes. Selon une source interne du dépôt Sosucam de Ngaoundéré, plus de 600 tonnes de sucres en provenance de Mbandjock sont en cours de rails, à destination de Ngaoundéré. Outre cette quantité annoncée, le dépôt local s’est attelé à réserver un stock tampon de plus de 500 tonnes dans le but d’éviter une éventuelle pénurie sur le marché, au cours de cette période dite de  pénitence. Soit une  estimation de près de 1000 tonnes de sucre pour ravitailler près de 500 000 ménages de la région de l’Adamaoua. Toute chose qui porte à croire que l’inflation sera évitée le moment venu. « Aucune n’augmentation de prix n’est possible, sans l’aval du ministère de commerce, donc il y a rien à s’inquiéter  » rassure, Abdou Moussa de l’entreprise Sosucam dépôt de Ngaoundéré. Chez les commerçants, la suspension des autorisations d’importations a eu des conséquences au niveau de la disponibilité du produit et sur le prix du sucre car rappellent-ils : « avant la suspension le marché était inondé de sucre et le prix de 50kg oscillait entre 22000f et 25000f au maximum pour le bonheur des consommateurs». C’est  donc le calme plat qui règne à l’approche à grand pas  du mois de ramadan, les yeux  sont rivés  vers  les stratégies à adopter pour  faire une bonne  rentrée  d’argent. « Le problème d’augmentation du prix des denrées alimentaires se trouve plus tôt au niveau des détaillants qui achètent chèrement le produit avant de le revendre. » Confie Alhadji Sabo du marché Bantai à Ngaoundéré. Du côté de la délégation régionale du commerce, les préparatifs s’activent «  Nous nous apprêtons  à lutter contre la vie chère, à travers l’envoi sur le terrain de la brigade de contrôle et  l’organisation des ventes promotionnelles, pour ainsi assurer une bonne période de pénitence et d’abstinence.» Confie Mohamadou Kavaye, Délégué régional du Commerce pour l’Adamaoua. Mais à quel prix ? Surtout que les imans de la région ne cessent de s’interroger sur l’attitude du ministre du commerce qui pour eux ne semble pas se préoccuper des cris de détresse des fideles musulmans de la région de l’Adamaoua qui appellent tous à l’ouverture du marché pour un ramadan moins cher en sucre.

                        Alain Cedric YOMPA

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