Affaire 9km de route à 45 milliards de Fcfa: Emmanuel Nganou Djoumessi lève les équivoques

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Le ministre NGANOU DJOUMESSI Emmanuel a donné un point de presse au sujet de cette tempête dans un verre d'eau

Victime d’un lynchage médiatique qui a suffisamment pollué l’opinion, Emmanuel Nganou Djoumessi a finalement tenu un point de presse le 23 août dernier. L’objet de cette communication portait sur les projets d’infrastructures routières et ouvrages d’art en cours d’aménagement dans la ville de Douala, afin d’éloigner les suspicions plurielles, parfois assises sur un manque d’information. C’était dans la salle de  conférence de l’immeuble ministériel n°2 abritant le ministère des Travaux publics(Mintp).

Pour cette importante rencontre, où il était question d’éclairer l’opinion publique sur une polémique créée et entretenue par une certaine presse, le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi était entouré du ministre de la Communication  Issa Tchiroma Bakary ; du secrétaire d’Etat auprès du ministre des Travaux publics, chargé des routes, Armand Ndjodom ; et de nombreux hommes et femme de médias.

D’entrée de jeu, il a fait découvrir aux journalistes les chantiers routiers de Douala et de Yaoundé, par la présentation des diapositives, avant d’entrée dans le vif du sujet. Lequel consistait à apporter des éclairages sur cette affaire de neuf kilomètres de route estimés à 45 milliards de Fcfa.

S’agissant justement de l’attribution du marché des travaux de la phase 2 de la reconstruction de l’entrée-Est de Douala, dont la rumeur a été mise à contribution pour accabler le Mintp, ce dernier a saisi cette opportunité pour partager avec les hommes de médias, la genèse de cet ouvrage.

En effet, tout est parti de l’importance que monsieur le président de la République, son excellence Paul Biya, a accordée à l’achèvement de ces travaux dans les délais impartis, dont certains résultent de son engagement international. Pour rappel, le complexe sportif de Japoma abritera les compétitions de la Can Total de juin 2019. Conformément aux engagements du chef de l’Etat, toutes les infrastructures d’accueil et d’approches doivent être livrées, dans le respect du calendrier convenu avec les instances d’organisation.

C’est ainsi que le gouvernement, sous la très haute impulsion du chef de l’Etat, a décidé du redimensionnement des entrées-Est  (10,200 km + 9 km) et Ouest (8 km + 5 km) de cette ville ; puis, de la construction d’un deuxième pont sur le Wouri. Des projets qui bénéficient du soutien financier de l’Agence française de développement(Afp).

En clair, il est question d’une chaussée 3 x 2 voies, avec ses aménagements de fonctionnalité, pour desservir le complexe sportif de Japoma à Douala. De fait, Emmanuel Nganou Djoumessi a demandé au ministre délégué à la présidence,  chargé des Marchés publics de bien vouloir acter pour une entente directe.

Les clarifications d’Emmanuel Nganou Djoumessi

Pour être plus explicite, il se trouve qu’au lendemain de la réception générale des travaux de la première phase, intervenue le 16 mars 2018, le maître d’ouvrage, ministre des Travaux publics, a saisi le ministre délégué à la Présidence, chargé des Marchés publics d’un dossier d’appel d’offres, en vue de la sélection d’une entreprise des travaux devant aménager cette importante section de route, dans un esprit de continuité et de capitalisation des effets induits des travaux de la première phase. En  même temps, des entretiens étaient engagés avec le potentiel partenaire financier l’Afp, pour un éventuel accompagnement financier. Cependant, avec les ajustements des calendriers de livraisons des infrastructures routières dédiées, il a été rendu incontournable de livrer, au plus tard le 31 mars 2019, une chaussée 3 x 2 voies, avec ses aménagements de fonctionnalité, pour desservir le complexe sportif de Japoma.

L’urgence entourant désormais l’exécution de ces travaux a fondé le recours au mode de commande publique qui sied le mieux. Raison pour laquelle le Mintp a demandé au ministre délégué à la Présidence, chargé des Marchés publics de bien vouloir acter pour une entente directe, autrement dit, un contrat de gré à gré,  au  bénéfice du groupement Razel-Bec/Razel Cameroun. Ceci, pour au moins 04 raisons, selon Emmanuel Nganou Djoumessi.

D’abord, il est question de livrer une chaussée avec des aménagements de fonctionnalité de 3 x 2 voies, devant desservir le complexe sportif de Japoma, au plus tard le 31 mars 2018 ; d’où l’urgence.

Exemple d’autoroute en chantier au Cameroun. La volonté de dénoncer les prévaricateurs de la fortune publique au Cameroun tourne parfois à la paranoia doublée de la Mythomanie

Ensuite, le groupement Razel-Bec/Razel Cameroun, qui a réalisé les travaux de la première phase, dont la réception générale a été prononcée le 16 mars 2018, est encore mobilisé sur le site ; il y conduit des travaux de remplacement d’une batterie de 04 buses par un dalot triple ; ces derniers travaux résultent d’un contrat de gré à gré, accordé par le Minmap.

Troisièmement, ce groupement exploite, non loin du site, une carrière de pierres ; donc les agrégats seront disponibles dès le début des travaux, donnant lieu à un gain dans les délais de traitement des différentes couches de chaussées.

Enfin, ledit groupement, qui a réalisé les travaux de première phase, devrait proposer des prix unitaires de même ordre; car, agissant dans le même environnement économique, étant entendu que son prix d’installation et de mobilisation serait maitrisé.

Eclairage sur « les 9 km à 45 milliards de Fcfa 

Pour ce qui est du le prix des travaux qui a le plus occasionné la levée de boucliers au sein de l’opinion, le Mintp s’est appesanti sur la consistance du projet qui, contrairement à ce qui a été répandu par ses détracteurs, n’est nullement de 9 kilomètres de route. «  Le projet concerne l’élargissement de la chaussée du Pk10 + 200 au Pk 1 + 200 (pont sur la Dibamba) en une chaussée de 9 km x3 de chaussée à aménager. Outre l’élargissement, la consistance des travaux comprend la construction de cinq giratoires, d’un passage inférieur au niveau giratoire de Yassa, et d’un passage supérieur au niveau giratoire de Japoma, pour faciliter l’accès au complexe d Japoma en cours d’aménagement. L’éclairage urbain et l’aménagement sont pris en compte », a détaillé le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi. Soit au total 27 km de chaussée, en plus des aménagements.

Sur le second plan, «s’agissant de l’allocation de 42, 865 milliards de Fcfa, c’est l’estimation financière résultant des études techniques. Elle ne saurait être le coût des travaux, dès lors qu’il ne s’agit pas d’un marché à prix forfaitaire, mais d’un contrat à prix unitaire. Dans ce cas, l’entreprise fait sa proposition financière qui est examinée par les commissions compétentes. Les projections financières font l’objet d’optimisation. Lesquelles appréhendent les coûts unitaires et l’environnement économique des travaux pour maîtriser les coûts à des seuils compatibles avec les débouchés secs.

C’est-à-dire que le montant de plus de 42,865 milliards de Fcfa ne saurait être le coût des travaux, puisqu’il n’a pas été connu d’aucune commission d’analyse et d’évaluation compétente. Bien plus, il ne résulte d’aucune proposition d’entreprise. La brève revue à laquelle je viens de procéder, démontre à suffisance que les travaux d’infrastructures routières, en cours dans la ville de Douala, s’exécutent au mieux des attentes des bénéficiaires, pour concrétiser les engagements politiques du chef de l’Etat, son excellence monsieur Paul Biya. La transformation infrastructurelle, impulsée par l’achèvement de ces travaux, donne à reconnaître notre marche irréversible vers une économie de croissance durable et soutenue», explique le ministre.

Prince Aristide Ngueukam

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