Approvisionnement en eau potable: Camwater fait couler de nouveau le précieux liquide dans des arrondissements de Yaoundé

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Messassi, Damase, Nsam Chapelle, Nsam chapelle (7 ans après), Carrière, Messamendongo, Odza Mbog Abang, Nkomkana, Jean Vespa sont quelques-uns de ces quartiers qui ont renoué avec l’eau potable après avoir vécu un long calvaire.

Bonne nouvelle pour les populations de la principale ville du Cameroun par ces lendemains de la Journée Internationale de l’eau, célébrée le 22 mars 2019 avec pour thème « Ne laisser personne de côté ». Sevrés d’eau potable pour certains depuis une décennie, de nombreux quartiers et agglomérations de la capitale administrative du Cameroun peuvent de nouveau savourer le liquide dont on dit qu’il est la vie, grâce au regain de vitalité recouvré par la Cameroon Water utilities Corporation, redevenue récemment seule compagnie du secteur de l’eau potable chargée à la fois de la production et de la distribution.

Messassi, Damase, Nsam Chapelle, Nsam chapelle (7 ans après), Carrière, Messamendongo, Odza Mbog Abang, Nkomkana, Jean Vespa, sont quelques-uns de ces quartiers qui ont renoué avec l’eau potable après avoir vécu un long calvaire.

Au Cameroun où l’accès à l’eau potable est encore  de l’avis de tous, un besoin de première nécessité qui ne se souvient de la tragédie vécue ces dernières années par des populations de certains quartiers de Yaoundé, confrontées à la sécheresse des robinets, se débrouillant à qui mieux mieux avec de l’eau coulant par exemple d’une source dans un bas fond du quartier « Damas », seul point d’approvisionnement en eau pour des milliers de personnes qui parcourent parfois quatre kilomètres à la recherche de l’eau, dont des enfants âgés entre 7 et 9 ans, et avouant à la grande honte de notre pays n’avoir jamais vu de l’eau couler à partir d’un robinet au domicile familial ?

Et de nombreux autres, sont dans la même voie, si l’on en croit l’appel d’offre national ouvert (Aono) N°003/AONO/CAMWATER/DG/DAJM/CIPM/2019 du 01/03/2019 lancé  le 1ER Mars 2019 par la Camwater dans l’optique de la poursuite de son programme d’approvisionnement en eau de certains quartiers de Yaoundé inscrit dans  le document élaboré pour la réalisation des travaux d’extension du réseau d’eau potable dans  une vingtaines de quartiers dela ville capitale : Garde présidentielle Ekounou, Mendong derriere camp sic face Eec, Mvan clinique Verjosel, Mvog Ebanda Total Ngousso, Mvog Man Ze, Ngona Par Nkoabang, Nkolfoulou St Jean De Dieu Vers Eniet, Nsimeyong 3 Rond Point Damase, Odza Borne 12 Mehandan , Odza Koweit, Odza Petit Marche, Odza Borne 12 M Bikele, Simbock 3 Lampadaire, Nkolmesseng Mome Belinga Bloc 5, Emana Rails Berlin, Mbog Abang, Carrefour Meec-Tsimi, Carriere.

Quand Gervais Bolenga bouscule les habitudes pour le bien des consommateurs…

Gervais Bolenga. Camwater fait sa part, s’il vous plaît, accompagnez-nous par votre civisme

Autant de réalisations et projets qui laissent à penser que bientôt sera  derrière les riverains des quartiers desservis ou programmés, le spectacle effarant des tuyaux d’eau endommagés mettant à la merci de la quête pénible du vital  breuvage des populations contraintes de quitter leurs domiciles de très bonne heure pour aller s’agglutiner devant un seul robinet dont le rythme du débit ferait pâlir d’envie un escargot en terme de lenteur, ou de se déplacer sur de longues distances  pour trouver de l’eau, quand elle n’en s’en approvisionnaient pas simplement par des moyens de fortune.

Voilà qui prouve que la Camwater de l’ère Gervais Bolenga s’est résolument mise au travail dans un pays où les hauts commis de l’Etat affectés à la gestion de cet important secteur qu’est l’approvisionnement de l’eau potable étaient plus préoccupés de s’en mettre plein les poches. Aidés parfois en cela par des populations insouciantes qui n’ont pas toujours le souci de préserver le patrimoine public, ou qui pour des raisons de fraude, se livrent quelquefois à des actions prêtant à conséquence  négative. C’est ainsi que la desserte en eau potable de certain quartiers est devenue problématique, parce que lorsque la Camwater s’engage dans des travaux d’extension, elle se rend compte que les installations précédentes à partir desquelles elle doit exécuter ses travaux ont connu des rafistolages rendant précaires le prolongement de ses ouvrages

De la Camwater, on apprend que près de 600 des 1600 km de tuyauterie dont la pose est programmée sont déjà réalisés, ce qui indique que ce n’est plus qu’une question de temps  et d’accélération des travaux, les quartiers devant être desservis au fur et à mesure.

Se pose cependant l’épineux problème de la satisfaction de tous, au regard du caractère galopant de la démographie d’une ville de Yaoundé qui a la réputation d’être la plus peuplée du Cameroun, et qui ne cesse de croître. Ce qui pose un autre problème, celui du financement aussi bien de nouvelles infrastructures  que de la tuyauterie tombée en désuétude.

La Camwater A l’œuvre pour la démocratisation de l’eau potable, quid des populations ?

installation des équipements de camwater à yaoundé

La société dirigée par Gervais Bolenga mérite non seulement d’être saluée, mais aussi accompagnée pour les travaux abattus ces derniers mois, elle qui, pour être à la page en prévenant les désagréments de ses usagers, a mis sur pied au profit de ceux-ci, un dispositif d’alarme pour répondre à leurs sollicitations que ce soient celles relatives à la qualité de l’eau (la coloration par exemple) où les dégâts sur les infrastructures d’approvisionnement (tuyaux cassés notamment). Un numéro vert et un DIR permettent ainsi de maitriser les réclamations de la clientèle d’une Camwater visiblement très engagée dans l’extension de son réseau dans les grandes métropoles camerounaises, mais aussi dans les villes secondaires, et qui, en retour, attend des populations pour le bonheur desquelles toutes ces réalisations onéreuses sont faites,  de d’accorder du prix à l’intégrité des canalisations installées en ne les détruisant pas par quelle que action (inexperte) que ce soit, étant entendu que lors du transport de l’eau, tout acte de vandalisme est susceptible de créer une brèche. « Beaucoup reste cependant à faire », comme l’a indiqué à un de nos confrères un responsable de la Camwater, expliquant que « refaire la tuyauterie coûte énormément cher ».

Les techniciens estiment aussi que la privation de certains ménages de l’eau n’est pas toujours due à la défectuosité de ses installations et mettent un point d’honneur à sensibiliser les populations sur la nécessité de mieux choisir le type de matériaux qui seront installés dans les domiciles. Si l’eau a parfois une coloration jaunâtre, c’est parfois à cause des dépôts et de la qualité du matériel utilisé, non pas parce que l’eau traitée arrive dans des mauvaises conditions. A la Camwater, on est formel là-dessus,  depuis que le dispositif DIR a été mis sur pied, les problèmes recensés sont d’ordre technique : un tuyau qui cède sous la pression des intempéries et autres phénomènes naturels ou accidents ou encore suite à une action humaine causant au passage des multiples fuites ; la qualité de l’eau quant à elle n’est pas en cause « L’eau que fourni Camwater respecte le traitement selon les standard internationaux et qui est vérifié ». Autrement dit, le challenge auquel est actuellement  confronté la Camwater, est celui du maintien du processus de réalisation des travaux de changement de la tuyauterie qui avait connu un coup d’arrêt, mais qui a repris depuis un certain temps,  avec le remplacement des matériaux en fer utilisés jusqu’ici par des tuyaux en plastique  pour résoudre les problèmes de leur corrosion par la rouille.

Vivement donc que tout le monde y mette du sien pour que notre pays sorte du cercle restreint de ces pays en voie de développement qui, comme le confiait il y a quelques années  à nos confrères de la Voix de l’Amérique, le Secrétaire général de la Ligue camerounaise des consommateurs, Manassé Adouéme Olaga,  violent « le droit d’accès des populations à l’eau potable ». Car désormais, la  Cameroon Water utilities Corporation démontre que la priorité pour elle, c’est de mettre de l’eau de qualité et en quantité suffisante à la disposition des populations. C’est le message à la fois implicite et explicite que cette société à capitaux publics envoie aux populations à travers les travaux de rénovation de ses équipements, notamment dans les quartiers où les robinets sont à sec et les compteurs sans eau depuis plusieurs années.

 

                                            Fouapong Mefire

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