Attaques contre la famille présidentielle: Le Dr Simon Pierre Mfomo parle de la pondération de Paul Biya face aux »philosophes du chaos » sur les réseaux sociaux. Entretien avec le politologue, enseignant chercheur

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Entretien avec Dr. Simon Pierre MFOMO au sujet des attaques contre la famille présidentielle

“L’opposition camerounaise… qui a définitivement perdu la bataille des idées, … a faussé ledit débat démocratique. Et s’est engluée dans la stratégie contre–productive de la diabolisation continue du régime au pouvoir, par la désinformation…”

Dans une réflexion qu’il a accepté de partager avec Forum Libre dans le cadre d’un échange à bâtons rompus, Simon Pierre Mfomo décrypte les attaques sur les réseaux sociaux contre le président de la république et sa famille, et dénonce à l’analyse ce qui dénote à son sens la «civilisation des déchets ».

Lire les éclairages du Docteur Simon Pierre MFOMO politologue, enseignant chercheur, lors d’un entretien, qu’il nous a accordé.

Forum Libre : Que vous suggère l’immixtion constante de sombres personnages, configurés en entrepreneurs politiques tapis dans l’ombre du web, dans la vie privée de la famille du chef de l’Etat ?

Simon Pierre Mfomo : C’est là, une figure de ce que Papa Francisco appelle : la «civilisation des déchets ». Celle qu’animent des hommes sans foi, ni loi. Vous le savez très bien. Ce phénomène qui, consécutif à l’ordre bipolaire en vigueur durant la période de la guerre froide- de  1948 à 1989-, a fait succéder audit ordre bipolaire, un océan mondial informatique ou naviguent les criminels de tous ordres, un ordre chaotique , un désert de valeurs , où l’on donne par le net, dans une dimension virtuelle, un sens ludique à des actes aussi graves que la persécution, la mise à mort d’une personne ou d’un peuple, la cyberpornographie, parfois dans ses formes violentes à savoir , le viol et la pédophilie, la cyber-violence, l’apologie de la haine raciale, ou tribale , et du cybersexe…

Les menées fangeuses auxquelles vous faites allusion, lesquelles exploitent les formes nouvelles, sophistiquées, de la communication, procèdent tout simplement de la cybercriminalité. En ce qu’elles constituent une entreprise visant à la déstabilisation d’un homme, au travers de l’atteinte à la dignité de sa famille, et du pays qu’il dirige par la volonté de son peuple, qui l’a souverainement élu.

Le pouvoir camerounais fort de sa légitimité populaire, a les moyens nécessaires pour y faire face. J’ai du reste cru comprendre que les apprenti-sorciers camouflés derrière cet activisme antipatriotique sont bien connus.

Toutefois en tant qu’éducateur, je conseillerais aux jeunes compatriotes de ne pas accorder une importance surdimensionnée, à tout ce qui est dit sur ce net, lequel s’avère n’être, le plus souvent, qu’une source bien mineure et même, crapuleusement mensongère, et par conséquent dangereuse. Source qu’il faut consulter avec dialectique et circonspection, afin de bien distinguer le flonflon cybercriminel de la vérité.

 

F L : A vous entendre, ce que vous appelez « entreprise de déstabilisation » n’a donc aucune chance de prospérer?

SPM : Aucune. Et je l’affirme sans nuance. En effet, l’actuelle opposition camerounaise, officielle ou officieuse, qui a définitivement perdu la bataille des idées, par conséquent, celle des projets de société prométhéens susceptibles d’apporter aux problèmes camerounais, des réponses idoines représentant une alternative plus crédible aux politiques publiques élaborées et mises en œuvre par le Chef de l’Etat, ne se représente le débat démocratique, que comme débat guerrier, pour emprunter au lexique de monsieur le professeur Luc Sindjoun. 

Par cela, elle a faussé ledit débat démocratique. Et s’est engluée dans la stratégie contre–productive de la diabolisation continue du régime au pouvoir, par la désinformation, parfois en s’appuyant sur des dissertations doctorales à travers les colonnes de journaux. De toute évidence, ces philosophes du chaos n’ont pas réussi, comme ils l’auraient cru, à crétiniser le peuple camerounais profond toujours séduit par son Chef et sa vision du Cameroun d’aujourd’hui et de demain. C’est que, le Président Paul Biya a coulé sa légitimité dans le béton armé du bilan époustouflant.

Alors, dans la chasse à l’homme obsessionnelle engagée contre le leader incontesté du Cameroun, certains acteurs de l’opposition, officielle ou camouflée, ont opté en désespoir de cause, de tenter de fragiliser mentalement celui-ci, de le soumettre à un harcèlement moral, en diabolisant sa progéniture, afin de le pousser à la démission, parce qu’il ne contrôlerait plus ni sa famille biologique, ni sa famille politique, ni rien.

A cet égard, l’on a encore en mémoire le pic de ces mensonges grotesques, animés comme dans un bar, par ceux qui, naguère, se sont donnés en spectacle devant les opinions publiques, nationale et internationale, en distillant sans vergogne des mensonges, prenant le fallacieux prétexte, tout construit, d’un pseudo-scandale économique imputé au fils ainé du Chef de l’Etat. L’astuce criminelle ici consistait à monter en épingle une opération régulière d’achat et de revente de titres, en grossissant de manière exponentielle, le montant des gains prétendument réalisés au détriment du trésor public par ce dernier. Une manière de signifier au peuple camerounais, dont on recherchait le soulèvement contre le Chef de l’Etat et sa famille, parce qu’ils menaceraient l’intérêt général, que dès lors, les intérêts économiques dudit peuple étaient en jeu.

Malheureusement, pour leurs auteurs décidément mal inspirés, ces menées constitutives d’un concentré d’intérêts primaires dissimulés, selon un procédé de mensonge conscient, derrière de pseudo-mobiles ennoblissants voulus populaires : dénoncer les détournements, réclamer la justice pour tous, n’auront été que des pétards mouillés, puisque sans objet.

 

FL : Vous venez de montrer que le peuple camerounais ne suit pas les sirènes « des philosophes du chaos ». Quid du Chef de l’Etat ? Ces attaques, même indirectes, contre sa dignité ne sont elles pas de nature à le déstabiliser mentalement, et à le pousser à renoncer précipitamment à poursuivre ses lourdes et hautes missions à la tête de l’Etat ?

SPM : En aucun cas. Rappelez-vous bien. Le regretté ancien bâtonnier du barreau camerounais et ancien garde des sceaux, maître Douala Moutomé passant à la Crtv, avait révélé, en témoignage à l’esprit d’ouverture du Chef de l’Etat, un épisode fort saisissant des audiences à lui accordées par le premier camerounais.

Pour la circonstance, il dévoila qu’au cours d’une audience, révolté par la pugnacité trop souvent abjecte des médias locaux à l’égard du premier magistrat en permanence outragé sans scrupule par lesdits médias, il envisageait alors, de traduire les auteurs de ces outrages à répétition devant les tribunaux, conformément à nos lois. A sa très grande surprise, le Président de la République lui opposa une fin de non-recevoir catégorique. Il lui faisait comprendre, notamment, que c’est lui qui a instauré la démocratie et la liberté d’expression. Il ne saurait donc plus se contredire, en autorisant des actes qui pourraient paraître comme étant rédhibitoires à ce progrès. Et que, si les camerounais ne l’insultaient pas, ils insulteraient qui d’autre ? Par ailleurs, le jour où ces injures, désacralisantes cesseraient, il saurait que ses compatriotes n’attendaient plus rien de lui. 

Voilà qui est bien clair : le Président Paul Biya gère le Cameroun en bon père de famille, non pas en père fouettard, ayant le sang qui monte à la tête. Non, absolument non. Notre Président, grâce à sa très grande formation spirituelle, morale et intellectuelle, est parvenu, comme tout le monde peut l’observer, à ce que les philosophes appellent : la seigneurie de soi. Il n’est donc pas épidermique, mais olympien.

 

FL : Au demeurant, l’expérience prouve que le recours à l’affabulation, aux attaques personnelles et aux critiques peu objectives, n’a jamais réussi à faire fléchir le Chef de l’Etat, lequel reste plus fort que la dérive haineuse.

SPM : On l’a bien compris. Malgré toutes ces attaques permanentes, le Chef de l’Etat assume pleinement ses lourdes responsabilités. Toutes ses responsabilités, notamment nationales, sous-régionales et internationales : Il accorde des audiences hautement stratégiques à des hautes personnalitésmondiales, signe d’importants textes organiques, procède à des nominations aux hautes fonctions civiles et militaires, donne des orientations hardies et pertinentes sur des questions publiques liées à l’actualité brûlante, par exemple dans la lutte contre la covid-19, veille au grain à la sécurité du Cameroun et à son intégrité territoriale, consolide la solidarité sous-régionale en volant au secours de la Guinée Equatoriale après la catastrophe de Bata…Il montre ce faisant, à n’en point douter,  qu’il est toujours à l’écoute de la Nation, du monde.

 Parallèlement et suivant une tradition déjà établie, la solidarité itinérante marquée par les activités humanitaires et socio-économiques de son épouse, continue de se déployer à travers le triangle national. Ainsi en est-il, à titre indicatif, des dons remis aux populations sans distinction de régions, de tribus, de classes ou de catégories, à travers le CERAC, dons englobant : « denrées alimentaires, groupes électrogènes, ordinateurs, kits internet, pulvérisateurs, plantoirs, semences améliorées, produit de nettoyage, fournitures scolaires… »

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