AFFAIRE DES AVIONS CHINOIS

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avion chinois
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L’étau se resserre autour de Nganou Djoumessi et Bello Bouba

Sous-consommation du Bip, tripatouillages dans les appels d’offres, collusion maffieuse avec certains soumissionnaires, épais nuages autour du marché des avions chinois… La coupe est pleine pour le Minepat qui s’est exprimé sur le sujet sans convaincre. Manifestement !

Il y a eu des failles dans la gestion du dossier relatif à l’acquisition des avions chinois. Cela ne souffre d’aucun doute. « Vous pouvez me voir dès lundi, je vous présenterai certaines pièces qui montrent que pendant longtemps des gens ont été dans des erreurs (…). Je pourrais les faire voir discrètement à tout député qui voudrait les avoir. Je préfère que le ministre de l’Economie dise lui-même comment il a fait après son habilitation pour débattre des prix », a déclaré le ministre des Transports face aux Parlementaires. C’est la preuve, s’il en était encore besoin que Robert Nkili a toujours refusé de jouer la carte de la solidarité gouvernementale dans cette scrabbleuse affaire des avions chinois.

Interrogé le 05 décembre 2014 par un député de l’UNDP qui voulait en savoir plus mais sur le coût jugé exorbitant des deux avions MA 60 dont l’Etat a fait la commande au prix de 34 milliards de F CFA contrairement au Congo Brazzaville qui aurait acquis le même modèle à 4 milliards de F CFA, le ministre de l’Economie et de la Planification a indiqué que ‘le gouvernement a entrepris de discuter de l’acquisition à partir de 2006. Mais l’acquisition est intervenue pour le modèle de 2011. Je voudrais vous prier de noter qu’à la base, il y a un contrat commercial comportant les conditions de financement. Dans tout processus jusqu’à son aboutissement interviennent des actes. D’abord la signature de la convention proprement dite n’intervient que quand le chef de l’Etat a habilité le ministre de l’Economie d’avoir à signer. (…) Quoi qu’il en soit, une documentation existe et chacun peut la consulter. Il faut donc qu’il soit mis fin à toutes ces spéculations », a rétorqué Emmanuel Djoumessi. Ce dernier a tenté de développer une argumentation sans pour autant convaincre les membres de l’auguste Chambre.

Si donc le ministre des Transports parle de transmettre « discrètement des documents à tout député qui en ferait la demande », il va sans dire qu’il subsiste des zones d’ombres dans ce dossier que Maïgari Bello Bouba, le prédécesseur de Nkili au ministère des Transports, a signé le 27 septembre de la même année, avec Avc International Holding, un mémorandum d’entente dans lequel sont consignés tous les coûts relatifs à la fourniture des MA60.

Selon Nganou Djoumessi, le prix d’achat a bel et bien été négocié par le ministère des Transports et les modalités de paiement par le Minepat. Ce qui ne le dédouane guère, lui qui a mis en place le Comité chargé de la gestion du dossier relatif à l’achat des avions chinois. Il est donc par conséquent responsable de tous les actes posés par ceux qu’il a désignés en qualité de membre dudit comité ce d’autant plus que contrairement à toutes les pratiques de bonne gouvernance et tous les mécanismes de passation de marché existant au Cameroun et requis pour un achat d’une telle importance, aucun appel à manifestation d’intérêt ou appel d’offre n’a été publié à cet effet.

Vu le scandale financier évident entourant cette acquisition, des investigations profondes sont d’ores et déjà engagées pour mieux appréhender tous les contours de cette rocambolesque acquisition qui n’a cessé de faire couler beaucoup d’encre et de salive, afin de mettre tous les présumés auteurs de cette transaction avec les Chinois devant leurs propres responsabilités. Vivement que le Tribunal criminel spécial ouvre la boîte de Pandore.

 

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