Bip 2018

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Le Comité nationale de suivi évalue l’exécution

La deuxième session du Comité nationale de suivi de l’exécution physico-financière de l’investissement public, au titre de l’exercice 2018 s’est tenue à l’amphithéâtre 300 du Minepat à Yaoundé, le vendredi  15 février 2019, sous la présidence de Rosette Moutymbo épouse Ayayi, présidente de la Commission de finances et du budget de l’Assemblée nationale.

D’emblée, il y a lieu de noter que les travaux de cette session se sont ainsi déroulés au lendemain du démarrage de l’exécution du budget de l’Etat au titre de l’exercice 2019, lancé le 10 janvier 2019, sur l’ensemble du territoire national.

Y prenaient part, les représentants des administrations publiques, de la société civile, des élus de la nation et des bénéficiaires des projets issus des 10 Régions du Cameroun. Au menu des travaux, la présentation du rapport du sous-comité technique de suivi de l’exécution physico-financière du Budget d’investissement public(Bip) de l’Etat, au titre de l’exercice 2019. Question d’évaluer les recommandations.

Des entraves

Pour la gouverne, la dotation courante globale consacrée au Bip 2018 s’élevait à 1 310 milliards de Fcfa, en termes de crédits de paiement. On se souvient qu’au cours de la dernière session qui s’est tenue en septembre 2018, plusieurs difficultés avaient été identifiées et  des recommandations formulées pour améliorer la consommation des crédits d’investissement public. S’agissant des performances de l’exécution physico-financière de l’exécution public au terme de l’exercice 2018, les statistiques affichées sont les suivants : taux d’engagement (93, 64%), taux de liquidation (89,72%), taux d’ordonnancement (89,42%), taux d’exécution physique (76,36%).

Selon l’honorable Rosalie Ayayi, présidente du Comité national de suivi de l’exécution physico-financière du Bip, cette contre-performance vient du fait que le budget de l’Etat au titre de l’année 2018 s’est exécuté dans un contexte particulièrement difficile, marqué notamment par la  poursuite de la mise en œuvre du programme économique et financier conclu avec la Fonds monétaire international(Fmi) depuis le 26 juin 2017 ; les nouvelles réformes des finances publics des marchés publics, l’accélération des projets de la Coupe d’Afrique des nations(Can) ; la persistance de l’insécurité dans certaines Régions du pays.

A ceci s’ajoutent, entre autres, la transmission tardive des dossiers d’appel d’offres en commission dans certains départements ministériels ;  le faible engouement des prestataires à soumissionner à la commande publique; le non-paiement des décomptes entraînant l’arrêt de nombreux chantiers ; le retard dans l’engagement des crédits alloués à certains projets pluriannuels.

Des recommandations

Afin de renforcer le dispositif de l’exécution physico-financière de l’investissement public, la présidente du Comité national de suivi de l’exécution physico-financière du Bip estime que des mesures prises par le gouvernement pour une exécution optimale de l’investissement public s’imposent. Il s’agit entre autres, de la contraction de délais de démarrage de l’exécution du budget, de la tenue régulière des cadres de concertations mensuelles autour des gouverneurs et préfets, ainsi qu’au sein de chaque département ministériel, d’une meilleure appropriation des procédures de la commande publique et de l’exécution physico-financière du Bip, par l’intervention de la chaîne d’exécution.

Raison pour laquelle, dès l’ouverture des travaux, l’honorable Rosette Moutymbo épouse Ayayi a invité les participants à ne ménager aucun effort au cours de cette importante assise, afin de s’assurer de  l’effectivité des  réalisations physiques et de se faire justifier, le cas échéant, des écarts entre les prévisions et les réalisations ; recueillir les observations relatives à la qualité et à la réalisation effective des projets exécutés au terme de l’exercice 2018, apprécier le niveau de satisfaction des besoins des bénéficiaires des projets, et améliorer l’information de la société civile sur le niveau d’exécution ses projets. Pour ce faire, du point de vue méthodologique, le programme mis à leur disposition a constitué le fil conducteur pour la tenue des travaux.

Par ailleurs, un point d’honneur a été mis sur la situation globale de l’exécution de l’investissement public de l’exercice 2018 au 31 décembre, par administration et par Région.

                                                                                          Ngonda Mballa

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