CAMEROUN BUSINESS FORUM

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D’importantes recommandations adoptées

ousmaMettre en œuvre les réformes non-engagées, finaliser les actions en cours et engager les nouvelles recommandations, telles sont les actions à mener en vue d’améliorer l’environnement des affaires au Cameroun.

Ouvert le 09 mars dernier à Douala par le Premier ministre chef du gouvernement Philemon Yang, la 6e session du Cameroon Business Forum (CBF) dont le thème était « soutenir la croissance à travers la mise en œuvre effective des réformes » a permis à tous les intervenants d’avoir un échange sincère sur le climat des affaires. A l’issue de cette session, le gouvernement a salué les avancées enregistrées dans le dispositif légal, réglementaire et institutionnel. Depuis 2006, l’Etat du Cameroun est engagé dans un combat visant à améliorer le climat des affaires. En particulier, la mise en place du CBF avec l’appui de partenaires comme la Banque mondiale (à travers IFC) visant à favoriser le dialogue public-privé dans le but d’insuffler la dynamique appropriée pour booster la productivité.

Pour être en phase avec les partenaires du secteur privé  via les organisations patronales -le Gicam ; l’Ecam et le Mecam- qui ont suffisamment pris part au différents débats, des recommandations ont été faites. Elles touchent une dizaine de domaine. Il s’agit de la création d’entreprises, le paiement des impôts, le règlement des différends, le commerce transfrontalier, l’accès à la propriété des investissements, l’accès au financement et obtention de prêt, l’inspection et la gouvernance et l’économie.il est à noter que le premier ministre a souhaité pour l’avenir que les organisations patronales puissent se concerter afin de faire des propositions au gouvernement.

Parmi les institutions chargées de la mise en œuvre de ces réformes, il y a le  Minpmessa, le Minfi, la Cnps, le Minjustice, le ministère des Transports, le Mindcaf, le Comité de pilotage de la dématérialisation des procédures du commerce extérieur, le Pad, l’Apn, les professions maritimes, le Minduh, la Cud, le Minimidt, le Minepat, les Services du Premier ministre, le CBF, et le secteur privé.

Création d’entreprise et fiscalité en ligne.

S’agissant de la création d’entreprises, il a été demandé au Minpmessa et CBF d’exécuter la phase pilote de création des entreprises en ligne à Douala, Yaoundé et Garoua.

Pour ce qui concerne le paiement des impôts, le ministère des finances  devra lancer la phase pilote du projet d’identifiant unique ; étendre la plate-forme de télé-procédures fiscales et parafiscales aux centre des impôts des moyennes entreprises.

Pour le règlement des différends, il est demandé au ministère de la justice de procéder au lancement des travaux d’informatisation du registre de commerce de crédit mobilier du fichier national ainsi que des greffes de Douala et Yaoundé et élaborer un texte relatif à l’organisation de la profession d’administrateur judiciaire et de syndic.

Concernant le commerce frontalier, le Pad et le ministère des Transports sans oublier l’Apn et les professionnelles maritimes devront élaborer un schéma directeur de développement de la place portuaire de Douala. Ils devront également réviser à la hausse les barèmes applicables pour les frais de stationnement des marchandises afin de réduire les délais autorisés pour le stationnement au port de Douala.

Un projet de texte relatif aux modalités d’enregistrement, au régime des suretés et aux garanties sur les concessions et baux domaniaux devra être élaboré par le Ministère des Domaines. En relation avec le ministère de l’Habitat, de la Communauté urbaine de Douala, le Mindcaf a jusqu’au mois de décembre prochain pour assurer la mise en place d’un système intégré de gestion des actes d’urbanisme à Douala.

                                      Alain Cedric YOMPA

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