Can 2021 et critique des Egyptiens et marocains: Pourquoi la sortie de Roger Milla fait sens et produit des effluves de sens.Lire le décryptage de Jean Paul Mbia…

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Pourquoi la sortie du footballeur planétaire noir Roger Milla fait sens et produit des effluves de sens.

Mécontent des critiques des footballeurs marocains et égyptiens sur l’organisation de la CAN au Cameroun, Roger Milla a réagi avec véhémence en leur demandant d’aller jouer en Europe, espace mondial où ils ont la primauté (par la peau blanche mais aussi le talent d’acteur qui ne manque pas aux footballeurs noirs). L’ambassadeur Roger Milla a critiqué le racisme, l’exclusionnisme et la condescendance là où la décence diplomatique et protocolaire recommande un minimum d’humilité sur l’immense chantier abouti du président Paul Biya (de son vivant) et l’excellent suivi programmatique du ministre des sports et de l’éducation physique, le professeur de droit international Narcisse Mouelle Kombi.
Le professeur Owona Nguini, scientifique du football, a analysé les enjeux infra structuro-footballistiques et meta hémisphéro stratégiques. Il explique avec un argumentaire bétonné la sortie acerbe d’un inattaquable Roger Milla à la dimension planétaire et qui sait de quoi il parle. Milla connaît ce football mondial mieux que quiconque. En 1990, il est devenu une légende pour avoir inscrit, à 38 ans, quatre buts en une phase finale de coupe du monde (avec une première qualification en quarts-de-finale pour un club africain) et pour en avoir inscrit un autre à 42 ans. Pour parler du football à Roger Milla, il faut se lever tôt.
On ne tutoie pas Voltaire, disait Georges Pompidou (2è President de la Ve République en France, 1969-1974) à ceux qui voulaient museler et flageller l’écrivain révolutionnaire français Jean-Paul Sartre. Milla est un sartrien camerounais du football, il a fait preuve de révolution dans la pensée et de déclamation dans l’espace public, lui qui a vécu les pires humiliations et ignominies pendant de longues années à l’aube du football professionnel africain en Europe. Son but d’anthologie contre le Pérou à la coupe du monde de 1982, fut refusé par l’arbitre parce qu’il était un footballeur de peau noire. Une victoire aurait qualifié le Cameroun d’alors pour le 2e tour. Milla prenait sa revanche sur la déculottée qu’avait subie le Zaire, huit ans plus tôt, en 1974 avec le President Mobutu Sese Seko alors au périgée de son impérium institutionnel et constitutionnel.
C’est un savant planétaire du football qui parle et il en a l’autorité attestée.
Marquer 4 buts en une phase finale de coupe du monde et être reçu par la moitié des chefs d’Etats d’Afrique et plusieurs d’Europe et d’Amérique dont celui du Brésil en compagnie du roi Pelé, triple vainqueur de la coupe du monde (1958, 1962, 1970) et record mondial des buts (1281 buts inscrits en 1363 matchs). Record inégalable établi par un homme noir, un être surhumain. Messi et Ronaldo, des footballeurs blancs au crépuscule de leurs carrières, le savent. En football, c’est le noir qui parle sur la planète. Le noir est un démiurge. Le noir est champion olympique du 100m. Le noir est President des Etats-Unis. Mais avant tout, il est le premier habitant de la planète, dans l’antériorité des civilisations humaines. Si l’homme a parlé à Dieu ou avec Dieu ce fut l’homme noir. Même si l’on ne peut se taire aussi devant l’inadmissible enfermement doctrinaire de ce noir tous les samedis et dimanches, dans les églises et synagogues pour lire une bible blanche de 1189 chapitres d’une divinité dit-on blanche. Dieu n’est pas blanc. Soit.
En français hors académie, les pays d’Afrique du nord (essentiellement arabophones) veulent maintenir la domination (Solon, Appiah, Max Weber), sur les pays d’Afrique noire (de tradition francophone surtout le Cameroun et la Côte d’Ivoire qui osent et qui reculent les lignes). Le Cameroun se positionne avec ses stades futuristes et son immense vivier de footballeurs de classe mondiale comme un pays d’Afrique qui peut abriter la coupe du monde de 2030. C’est pour cela que le President de la Fecafoot Samuel Eto’o a déclaré à Douala qu’avec ces joyaux architecturaux le Cameroun peut organiser une coupe du monde et accueillir tous les grands matchs dans ces stades qui égalent ceux que nous admirons partout en Europe, en Amérique et en Asie. Samuel Eto’o à qui France Football a refusé le ballon d’or européen en 2006, avec 13 primes et trophées remportés en une seule saison sportive pour l’attribuer à l’Italien de peau blanche Cannavaro à la prestation approximative, vasouillarde, périphérique et épiphénomenale.

Le rendez-vous de Yaoundé, c’est la bataille des plaques continentales, la lutte contre le colonialisme, le neo-colonialisme et surtout la suprématie du blanc sur le noir, du nord sur le sud. Olembe, Japoma, Kouekong, … c’est la lutte pour l’affranchissement de l’esclave noir (Caliban) des serres du tuteur blanc (Prospéro), pour emprunter aux figures du chirurgien noir des lettres Aimé Césaire, écrivain de la libération et du tutoiement du blanc à travers la maîtrise et surtout l’appropriation (motus proprio) par le noir des paradigmes innovants de la techno science (Martien Towa) et surtout de sa spiritualité (Cheikh Anta Diop, Théophile Obenga, Alexandre Kum’A Ndumbe lll, Jacques Fame Ndongo, Abbe Anya Noa Lucien, François Bingono Bingono, Mgr Joseph Marie Ndi Okala, Mgr Dieudonne Watio, …).
Les enjeux de CAN TOTAL Énergie 2021, c’est :
1- réussir l’organisation et montrer au monde entier qu’on est une nation de grande tradition footballistique séculaire.
2- tutoyer l’Égypte (l’Afrique du nord) en remportant un 6e trophée ils en ont 7. Tous en Afrique du Nord redoutent l’impitoyable machine des Lions Indomptables qui évolue à domicile dans un triangle apaisé d’unité nationale, un territoire sécurisé, une population rajeunie et flamboyante avec une carte universitaire pétulante et séduisante (11 universités publiques, le siège du rectorat de l’université panafricaine, le pôle Afrique centrale de l’université panafricaine, l’institut africain des sciences mathématiques à Limbé, près de 400 instituts privés d’enseignement supérieur, 25 incubateurs d’entreprises (80 au plan national), 12 juniors entreprises, des pôles d’excellences actifs, une centaine d’établissements universitaires à vocation technologique (55%) dont 4 écoles polytechniques, 3 écoles de chimie, 8 écoles normales supérieures – générales et techniques – 10 centres de développement du numérique universitaire, 1077 filières professionnelles d’études, 50.000 diplômes délivrés par an dont 23.000 BTS et HND, 330.000 entreprises créées et connues au fichier fiscal national, des produits labellisés à l’international comme le miel d’Oku, le poivre de Penja, deux échantillons de voitures made in Cameroun, 500.000 étudiants formés tous à la création des entreprises, 6000 personnels d’appui, 7000 enseignants parmi les plus illustres), un contexte culturel festif et jouissif, beau en images sages.
3- la capacité pour le Cameroun à devenir une destination footballistique planétaire avec tous les enjeux stratégiques que nous connaissons au plan économique, financier, diplomatique, technologique, nanotechnologique, …

La sortie de Roger Milla à ce titre est un souffle historique que je soutiens, un testament référendaire, un symbole de la réclamation du respect de l’œuvre du président Paul Biya qui s’impose par la qualité respectable, la musicalité admirable et la vénérable tonalité des infrastructures, la domptation et le bannissement du Covid en terre africaine, la capacité et la capabilite à postuler à l’organisation d’une coupe du monde en terre camerounaise, berceau de nos ancêtres kemites.

Jean-Paul Mbia
President de la Sous-commission de Veille Communicationnelle de la COCAN.

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