Carte nationale d’identité

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Rupture de stock des cartons pour la confection

Une source bien introduite renseigne que c’est le non-paiement des factures des prestataires étrangers qui serait à l’origine de la pénurie, mais à la DGSN, on nie en bloc.

Où sont passés les cartons servant à la fabrication du document officiel d’identification ? La question taraude l’esprit de nombreux usagers désireux de se faire établir le précieux sésame.  Le document est pratiquement introuvable depuis plusieurs semaines dans la plupart des postes d’identification de la ville de Douala. Alors que les détenteurs des récépissés sont obligés de faire renouveler leur document plusieurs fois en espérant que d’ici là, ils pourront entrer en possession de leur carte nationale d’identité, ceux désireux de se faire établir une nouvelle pièce d’identité ne savent plus à quel saint se vouer.la situation est davantage préoccupante pour les candidats aux divers examens officiels, notamment ceux d’entre eux qui composent en qualité de candidats libres sans omettre les concours directs d’entrée à la fonction publique.

C’est le cas Enow Ayong Efion qui voudrait composer le GCE (General Certificateof Education) en tant que candidat libre dans un établissement de la ville de Douala. La constitution du dossier exige à cet effet d’avoir une Carte nationale d’identité (Cni). Document que ce jeune homme ne détient pas. Depuis plus d’une semaine, il s’active à l’établir mais sans succès. Et pour cause, il n’y a pas de carton pour la fabrication.

« Vendredi dernier(le 29 novembre. Ndlr) j’étais au Commissariat central n° 3,à Douala 4ème pour établir ma CNI. Une fois là-bas, on m’a fait savoir qu’il était impossible de le faire parce qu’il y avait une rupture de stock des cartons servant à la fabrication de ces cartes. Ensuite, je suis allé au commissariat du 9ème à Deido. Là aussi, on m’a dit qu’il n’y a pas de matériel pour. Je me suis alors rendue au commissariat du 7ème, mais s’était toujours le même refrain. J’ai donc décidé de le signaler aux responsables de l’établissement dans lequel je dois déposer mon dossier d’examen, afin qu’ils me disent la conduite à suivre face à cette situation », raconte, le jeune homme désemparé.

Une descente effectuée dans certains établissements secondaires privés de la métropole économique nous aura permis de nous rendre compte de l’ampleur du phénomène. Plusieurs élèves vivent douloureusement ce cauchemar. Arrivé au Collège Maturité, nous avons constaté qu’ils étaient nombreux les candidats qui n’avaient pu établir leur carte nationale d’identité. Parmi eux, certains ont déclaré être allé jusque dans la ville de Bafoussam pour le faire mais sont rentrés bredouilles. Cependant, une apprenante nous a fait savoir qu’elle a établi sa carte dans la ville de Dibombari. Et du coup, plusieurs candidats ont promis d’aller dès le lendemain de ce côté en espérant que ça pourrait leur être favorable. Faute de quoi, il risque de connaître « une année blanche » ou alors de perdre cette année scolaire. Parce que la date limite de dépôt des dossiers était  prévue pour le 5 décembre dernier. Une situation de stress et d’anxiété dans laquelle vivent certains candidats aux examens officiels dans la ville de Douala.                                                                                                Où sont passés les cartons ?

Dans les commissariats de police l’on ne voudrait pas s’exprimer de manière claire sur le sujet. Cependant, un policier en service au poste d’identification affirme en de termes voilés que cette pénurie de carton serait une affaire générale dans l’ensemble du territoire camerounais.

« C’est vrai qu’ils sont actuellement très peu les commissariats qui possèdent encore ces cartons…Cette rupture de stock est générale dans tout le pays. Nous ne savons pas exactement ce qui se passe, seul Yaoundé à la réponse à votre question », conclue-t-il.

Par ailleurs, une autre source renseigne que cette rupture de stock est due au non payement des factures des prestataires résidant à l’étranger. Notons qu’une autre source à la DGSN contacté par forum libre nie en bloc ses accusations qu’il a tôt fait de classer parmi les ragots du quartier visant à saper le travail titanesque du délégué général à la sureté nationale, martin Mbarga Nguele. Avant de rappeler  que des dispositions sont en train d’être prises au niveau de la délégation générale à la Sûreté nationale en vue de régulariser cette situation qui n’honore pas le Cameroun dans les meilleurs délais.

 

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