COBAC: Les commissaires aux comptes à l’école de bonnes pratiques

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La Cobac appelle à la gouvernance et à la transparence afin d’éviter la mise sous administration provisoire et le retrait des agréments suite au non-respect des règles édictées par l’orthodoxie managériale.

Venus de la Centrafrique, du Congo, du Gabon et du Cameroun, les banquiers de la sous-région et les experts de l’UMOA ont pris part au séminaire sur le règlement relatif au traitement des établissements de crédit en difficulté. Il s’est agi de rappeler aux participants certaines règles, notamment la gouvernance et la transparence dans l’exercice de leurs activités d’une part et aux commissaires aux comptes, «…. de jouer pleinement leur rôle dans la mise en œuvre effective du règlement des litiges». Cette exigence a été faite le 22 mai dernier à Douala, à l’ouverture du séminaire sous régional entre la COBAC et les établissements financiers de la sous-région.

Le secrétaire général de la Cobac, Halilou Yerima Boubakary, a édifié les participants sur les enjeux de ces assises qui viennent fort opportunément à la suite des crises qui ont fortement ébranlé le système bancaire, avec notamment la mise sous administration provisoire et le retrait des agréments de plusieurs établissements de crédit.
Dans le cadre de la réflexion sur la résolution des crises bancaires, les participants au séminaire ont insisté sur «la procédure dérogatoire au droit commun, spécifique à l’activité bancaire, destinée à préserver la confiance dans le secteur bancaire et financier dans son ensemble, afin d’assurer la sécurité des déposants et les modalités technique de liquidation d’un établissement de crédit».

 

Eviter les administrations provisoires des établissements financiers

L’objectif de cette rencontre présidée par le gouverneur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama, par ailleurs, président de la Cobac, était de «permettre aux pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) de plancher sur le règlement communautaire relatif au traitement des établissements de crédit en difficulté adopté l’année dernière au sein de l’Union monétaire d’Afrique centrale (Umac). Au final, il s’agit de renforcer et de clarifier le cadre de prévention et de résolution des crises bancaires dans la sous-région, le souci étant d’arrimer le dispositif de supervision de la Cemac aux meilleurs standards internationaux.

Le communiqué final du troisième séminaire sous régional appelle à la bonne gouvernance des banques«afin d’éviter à la Cobac, de recourir aux différentes mesures d’assainissement et de restructuration prévues dans le règlement». Il s’agit notamment de la mise sous administration provisoire des établissements financiers reconnus de manquements professionnels, et du retrait pure et simple des agréments à ces institutions au cas où le non-respect des règles édictées par l’orthodoxie managériale est gravement violé. D’où la mise sur pied par la Cobac du Fonds de garantie des dépôts de l’Afrique centrale (Fogadac) existant depuis quelques années déjà, et dont la mission est de rassurer les déposants et faciliter la bancarisation au sein de la Cemac, située actuellement autour de 17%.

ETAT DU SYSTEME BANCAIRE

Au 31 mars 2015, l’activité bancaire est en progression constante. La qualité apparente du portefeuille est en amélioration. Les banques dégagent un important excédent des dépôts sur les crédits, les capitaux permanents excèdent largement les valeurs immobilisées et leur trésorerie est confortable.
La situation prudentielle des 51 banques en activité est globalement bonne. Au 31 mars 2015, les normes prudentielles sont dans l’ensemble respectées par la plupart des banques. S’agissant de la représentation du capital minimum, le capital social minimum exigé aux banques a été porté à 10 milliards de Fcfa, et à 2 milliards pour les établissements financiers. Ce niveau a déjà été atteint par la plupart des établissements assujettis. Enfin, les établissements de crédit de la CEMAC sont rentables.

                                       Alain Cedric YOMPA

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