Contentieux aux sénatoriales 2018

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senatoriale 2018
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L’Undp vend l’Adamaoua au Rdpc

-Alors que les faits de falsification de l’acte de naissance de la candidate rdpc  Souadatou Djallo épse Kalkaba ont été démontrés dans la plainte de l’Undp du 09 mars dernier,l’affaire a été curieusement radiée au role du conseil constitutionnel .

Des informations font état d’une négociation ayant abouti à un accord secret pour le partage des places dans l’Adamaoua entre les deux partis alliés.

-Le Sdf jouera  les prolongations le 19 mars prochain contre le Rdpc pour la bataille de la région de l’ouest.

-Le Cameroun va-t-il laisser les faussaires accéder au sénat  pour des raisons d’alliances politique?

Photos Clément Atangana

 

Contentieux aux sénatoriales 2018

L’Undp vend l’Adamaoua au Rdpc

Le conseil constitutionnelle a épluché les six recours adressés par les partis politiques et les candidats le 15 mars dernier.Sous la présidence de Clément Atangana,quatres requetes ont été déclarées irrecevables,l’affaire opposant l’Undp au rdpc dans la région de l’Adamaoua a été curieusement radiée  et le contentieux opposant le Sdf au Rdpc à l’ouest  a été renvoyé  pour le 19 mars 2018 pour la présentation du candidat  à problème Jean Teingnidetio.

Ce fut un grand test pour les onze sages du conseil constitutionnel  qui ont statué sur les six recours  examinés à l’occasion de l’audience solennelle tenue le 15 mars dernier.Des six recours enregistrés,ils sont trois militants du rdpc à avoir mordu la poussiere devant les hommes du président clément Atangana.

Quand les militants du Rdpc s’étripent et affrontent la discipline du parti.

L’affaire concernant la sénatrice sortant du Rdpc de la région de l’extrême nord, Saki Lamine a été jugé irrecevable par le conseil car non content de n’avoir pas été investis par son parti , l’honorable Saki lamine a voulu forcer la main à son parti en passant par le conseil constitutionnel qui a estimé que c’était une affaire interne au Rdpc. Ce fut la même déception pour Zacharie Ngbamine Ngbamine  , un autre militant du rdpc de la région de l’Est , qui a demandé que le conseil puisse invalider la candidature de sa camarade du parti et sénatrice sortante Isabelle Ndjole  épse Tokpanou.Idem pour l’affaire No5 du jour où  Ahmadou Ahidjo ,du Rdpc de la région de l’ouest, a cru devoir solliciter le conseil en tant que minoritaire Bororos dans l’espoir d’obtenir une décision obligeant son parti à l’investir parmi ces candidats-représentants de la région de l’ouest. Ils sont donc au total trois militants du Rdpc à avoir affronter la hiérarchie du parti au niveau du conseil constitutionnel. Le parti va-t-il sanctionner ses militants mécontents ?

L’affaire numéro 4 porté par Valentin Engono, le président de l’union camerounais pour la démocratie et l’innovation(UCDI) n’a pas connu une issue heureuse.

Le Sdf et le Rdpc priés d’attendre le 19 décembre pour être fixer.

Dans la circonscription de la Région de l’Ouest, c’est Paul Tchatchouang, sénateur et candidat sur la liste du Social democratic front (Sdf) qui a sollicité le rejet de la liste concurrente du Rdpc, au motif que le nommé Joseph Teingnidetio, candidat numéro 07 sur ladite liste de ce parti serait inconnu sur les registres d’état-civil de la Région, Dans son recours, le Sdf affirme que le chef supérieur Bamessinghe est « un personnage imaginaire et frauduleux ». Pour lui, la liste Rdpc a violé les dispositions de l’article 164 du code électoral relatif à la déclaration, par laquelle le candidat mentionne les noms et prénoms, date de naissance, filiation professionnelle et domicile. Ce qui n’a pas été respecté par la candidature incriminée. A travers Me Noah et Grégoire Owona, le rdpc pendant sa plaidoirie a tenté de démontrer que c’est la presse qui a attribué le prénom de joseph au monarque des Bamessinghe qui à l’état civil porte le prénom de jean. Me Mbah Ndam  a porté des réserves sur la déclaration sur l’honneur mal ficelé du candidat à problème du Rdpc. S’appuyant sur la requête de Paul Tchatchouang au sujet du personnage fictif de ce candidat, le  conseil a finalement  renvoyé l’affaire au 19 mars prochain pour la comparution physiquede Jean Teingnidetio.

La radiation curieuse de l’affaire opposant l’Undp au Rdpc dans l’Adamoua

Cette affaire inscrit au 6ème du rôle de l’audience du jour opposant l’Undp au Rdpc n’a pas connu de débats car le président du conseil constitutionnel a sèchement  indiqué qu’elle a été radié au rôle du conseil constitutionnel d’où l’arrêt de toutes procédures.

Il faut rappeler que l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp),  par l’entremise de  Pierre-Flambeau Ngayap, secrétaire général de l’Undp et mandataire de ce parti avait introduit une requête en annulation de la liste Rdpc aux sénatoriales dans la Région de l’Adamaoua, au motif que l’un des candidats du parti au pouvoir, du nom de Souadatou Djallo épouse KalKaba, a présenté une fausse pièce d’identité, en l’occurrence le faux acte de naissance n°0807 du centre d’état civil de Tibati, dressé le 4 janvier 1964. En plus du fait que cet acte a été obtenu frauduleusement, l’Undp avait brandi secondairement un certificat de non-existence de la souche de registre d’acte de naissance portant ce nom,  établi par le maire de la Commune de Tibati, dans la Région de l’Adamaoua, où elle dit être née.

Pour soutenir ses déclarations, le parti de Bello Bouba Maïgari avait  pris des dispositions pour aller fouiller dans les archives de la mairie de Tibati, où le maire de céans a déclaré que le fond de l’acte de naissance de l’épouse du colonel à la retraite et président du comité national olympique, Kalkaba Malboume ,ne se trouvait pas dans ses archives et par conséquent ne pouvait être qu’un faux acte de naissance.

Les faits du mauvais Faux de Souadatou Djallo épse KalKaba.

Dans les faits, la réalité est plutôt troublante. On découvre, par exemple, qu’en 1964, l’officier d’état-civil de Tibati s’appelait Mohaman Ndjobdi et non Mohaman Bello, comme il est mentionné dans cet acte. De plus, son secrétaire était Garba Amadou et non Baba Souleymanou.

Comme pour clore cette supercherie cousue de fil blanc, il ressort des enquêtes menées par l’Undp que  le dernier acte de naissance signé dans l’année 1964 au centre d’état-civil de Tibati porte le numéro 153, alors que celui produit par  Souadatou Djallo épouse KalKaba porte le numéro 807.Toutes choses qui démontrent à souhait que l’acte produit par cette dame a été obtenu frauduleusement.

L’Undp avait donc autant d’élément à verser dans ce dossier pouvant emmener le conseil constitutionnel à donner une décision ordonnant la disqualification de la liste Rdpc de la région de l’Adamaoua. Mais le parti de Bello Bouba a cru bon de faire marche arrière.

Grégoire Owona, le Secrétaire général adjoint du Comité central du Rdpc, indexé par la base

Comment le Rdpc a-t-il encore pu prendre un si gros risque, après le scandale  qui lui a valu sa disqualification dans cette même Région en 2013?

D’emblée, sur le terrain, la candidature de Souadatou Djallo épouse KalKaba ne paye pas de mine dans le département du Mbéré où elle est semblée militer à la base. Selon les témoignages, lorsque la liste  des candidats Rdpc aux sénatoriales a été rendue  officielle au niveau de la Région, la déception des militants et militantes du parti au pouvoir a été grande.  Visiblement,  sa présence n’a pas fait l’unanimité car beaucoup ne la reconnaissant pas comme une fervente militante à même de les représenter à la chambre haute du parlement. En tout cas, selon eux, il y avait mieux pour représenter le Mbéré y compris le haut commis de l’Etat retraite, amadou Paul qui s’est battu pour figurer sur la short liste alors qu’il n’a jamais été présent sur le terrain politique dans ce département.

Plus grave, certaines indiscrétions font état de ce que cette candidature de dame Kalkaba a été imposée par le ministre Grégoire Owona, secrétaire-adjoint du Comité central du Rdpc, et surtout vice-président du Comité national olympique, dont le président n’est autre que le colonel à la retraite Kalkaba Malboum, l’époux de Souadatou Djallo. Le lien a été  vite établi et aussitôt, la manœuvre a commencé à alimenter des commentaires qui vont dans tous les sens, au point que les militants Rdpc de l’Adamaoua demandent ouvertement à l’adjoint de Kalkaba Malboum de venir arranger  le désordre qu’il a installé. Cette atmosphère est d’autant plus tendue que le département du  Mbéré n’a  pas de ministre depuis 34 ans. Ce qui vient en rajouter au malaise.

Comment  Souadatou Djallo épouse KalKaba avait  tenté de sauver la face

Apres le dépôt du recours contentieux en annulation par l’Undp le 09 mars dernier auprès du conseil constitutionnel, MadameSouadatou Djallo épouse KalKaba a tenté de se défendre en envoyant le 12 mars 2018 maitre ngounouo Raphael, huissier de justice près de la cour d’appel et à la 4eme charge des tribunaux de Tibati, à la mairie de Tibati où ils ont procédé a une fouille minutieuse des archives des actes de naissance. Pour l’huissier : « les souches des actes de naissance d’avant indépendance existent de manière éparse. Quant aux souches des actes de naissance des années des années 1960 à 1964, elles sont introuvables. Les souches retrouvées commencent par les années 1965 et suivantes et ceci également de manière éparses. ».A la sous préfecture où Me Ngounouo s’est également rendu, Hamadou Yadji,le secrétaire particulier du sous préfet de tibati affirme : « Toutes les archives, (souches des actes de naissance) des années soixante ont été détruites par les incendies des années des troubles socio politiques de 1990 et suivantes. ».En effet la descente sur le terrain de l’huissier  tente de démontrer que l’acte de naissance de la candidate du Rdpc, Soudatou Djallo Kalkaba, n’a pas de souche à cause des troubles sociopolitique qui ont choisi de détruire miraculeusement la dite souche. Que dire alors du faux constaté sur les noms des  signataires de cet acte de naissance à cette époque ?visiblement un faux certainement mal ficelé ? 

Le Cameroun  va-t-il laisser les faussaires intégrer son sénat ?

Depuis quelques jours, Forum Libre a appris que des tractations se font entre les cadres de l’Undp et ceux du rdpc  de la région de l’Adamaoua afin que l’Undp puisse retirer son recours  contentieux en annulation de la liste du Rdpc auprès du conseil constitutionnel. Avec l’annonce de la radiation de cette affaire le 15 mars 2018, des sources proches des cadres de l’Undp affirment que les deux partis alliés se sont entendus pour avoir une majorité relative dans l’Adamaoua afin que les deux partis puissent se partager les sept sièges des sénateurs élus de la région. Les responsables de l’Undp que Forum libre a contacté n’ont pas voulu s’exprimer sur le sujet pourtant au centre de toutes les conversations dans la région de l’Adamaoua. Depuis ce premier verdict, les militants du rdpc et d’autres citoyens de la région de l’Adamaoua s’interrogent sur la perception de l’image du Cameroun qui par la radiation de cette affaire ouvre la voie pour siéger au sénat camerounais  à une  candidate  reconnu détenir un acte de naissance falsifié.

Photos Grégoire owona(C’est interdit de soutenir la femme d’un ami ?) Jean nkuete (je ne suis au courant de rien)

Fac similé

Paul Tchatouang (je veux rentrer au sénat)

paul-tchatchouang

Après ses différents recours qui attendent que les sages du conseil constitutionnel puissent se pencher dessus et donner la liste finale des compétiteurs, les partis politiques en compétitions sont résolument entrés en campagne depuis quelques jours. Vivement le verdict du premier conseil constitutionnel du Cameroun.

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