L’urgence d’améliorer la dépense Publique et les respect des conventions:Consulter le calendrier de publication des statistiques des finances publiques 2019.

0
477
Louis Paul MOTAZE: Ministre des Finances du Cameroun

Au cours de la cérémonie de présentation des vœux au ministre Louis Paul Motaze, et au ministre délégué, Yaouba Abdoulaye, le 25 janvier 2019, au palais des Congrès de Yaoundé, des objectifs ont été définis pour un nouveau cap sur l’avenir. C’était en marge de la conférence annuelle, tenue les 24 et 25 janvier, dont le thème reposait sur un problème fondamental pour les mêmes cibles, à savoir : comment parvenir à l’équilibre budgétaire au Cameroun ?

Dans son discours, le ministre des Finances (Minfi) a rappelé d’emblée qu’en 2019 le programme économique et financier avec le Fmi va s’achever. Raison pour laquelle il faudra être plus que jamais « directif ». « Nous devons rappeler aux autres administrations que  compte tenu des contraintes du programme, les budgets doivent être exécutés de manière optimale, en mettant l’accent sur ce qui est prioritaire. Le nouveau régime financier de l’Etat devrait nous aider dans ce sens. », a-t-il déclaré.

D’après le Minfi, ce n’est qu’ainsi que la dépense publique sera améliorée et les conventions bien exécutées. A l’en croire, les prévisions budgétaires qui ont été faites pour 2019 l’ont été sur la base d’un baril de pétrole à 65 dollars. En ce moment, il serait redescendu à 50 dollars. « Ceci veut dire que nous entamons l’année 2019 avec des soucis. Et les bailleurs de fonds nous attendent parce qu’ils veulent que nous réalisions les objectifs de recettes tels qu’énoncés dans la loi de finances. Vous comprenez que dans ces conditions-là, si des efforts particuliers ne sont pas faits, nous risquons d’être hors des rails.

Ceci va nécessiter un gros travail d’explications aux autres membres du gouvernement afin qu’ils comprennent pourquoi nous allons être obligés de prendre des mesures inhabituelles », a alors indiqué Louis Paul Motaze.

S’agissant de la régulation budgétaire, pour que les objectifs soient atteints, il sera question pour les contrôleurs financiers de faire preuve de rigueur en restant  aux côtés des ordonnateurs. « En période d’exécution budgétaire, je pense qu’on peut réduire la pression sur la direction générale du Trésor. Pour ce faire, il faudrait réfléchir et voir dans quelle mesure réguler les dépenses. Car la deuxième revue a failli être un échec à cause d’un seul critère, les interventions directes.

On avait dépassé le plafond d’un milliard. Je souhaite par ailleurs qu’il y ait une plus grande synergie entre la direction générale du Budget et celle du Trésor », a conclu le Minfi.

Un déficit budgétaire à hauteur de 662 milliards Fcfa à fin septembre 2018

La thématique soumise aux responsables des services centraux et déconcentrés et extérieurs du Minfi, lors de leur brainstorming à l’occasion de leur conférence annuelle, tenue les 24 et 25 janvier derniers à Yaoundé était évocatrice : comment parvenir à l’équilibre budgétaire au Cameroun ? C’était l’objet de leurs échanges, sous le thème « Equilibre budgétaire, enjeux, défis et perspectives ». une préoccupation évidente, quand on sait que le déficit se creuse davantage.

A l’ordre du jour de ce brainstorming, deux exposés étaient à l’ordre du jour : « l’équilibre budgétaire : le principe à l’épreuve de la réalité (enjeux et défis) et déficit budgétaire : optimalité et soutenabilité ». Question de trouver des voies et moyens de parvenir, sinon de réduire de manière sensible le déficit budgétaire.

En effet, aboutir à l’équilibre budgétaire au Cameroun est une ambition sans doute louable, mais la réalité reste encore éloignée, et préoccupe les responsables du ministère des Finances.

Sur ce sujet, les mesures prises par le gouvernement pour diminuer le déficit budgétaire concernaient notamment le renforcement de la mobilisation des recettes non pétrolières, le resserrement de la régulation budgétaire et l’amélioration du contrôle de l’effectivité de la dépense publique.

La pertinence de ces mesures réside dans le fait que l’exécution budgétaire du Cameroun, publiée par le Minfi, indique qu’au terme des neuf premiers mois de l’exercice 2018, reflétant les recettes et dons mobilisés et les dépenses exécutées, le solde primaire se situait à -318,4 milliards Fcfa. Le solde primaire non pétrolier, quant à lui, s’établit à 662 milliards Fcfa. Ce déficit budgétaire s’est ainsi aggravé car, à fin juin 2018, il était de 601,2 milliards Fcfa. Le solde primaire se situait en cette période à -190,5 milliards Fcfa. Le solde primaire non pétrolier, lui, s’établissait à -410,7 milliards Fcfa. Comme au premier trimestre 2018, le Minfi indiquait qu’afin d’assurer une bonne exécution du budget de l’Etat et l’atteinte des objectifs de l’exercice 2018, dans un contexte économique, social et budgétaire relativement difficile, la mise en œuvre des mesures prises depuis le début du second semestre 2018 s’était poursuivi.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here