Discours de fin d’année du BRIC: Les 11 points du Président Ernest Pekeuho pour améliorer la démocratie au Cameroun

0
104

DISCOURS A LA NATION DU PRESIDENT NATIONAL DU BRIC

Camerounaises, Camerounais, Mes chers compatriotes, Chers amis du Cameroun,

En cette fin d’année, je voudrais saluer votre courage, votre patience et votre persévérance. L’année 2021 a été difficile et éprouvante pour chacun de nous et pour notre cher pays. Avant toute chose je souhaite vous inviter à penser dans toutes vos prières, aux frères et amis anglophones et aux Forces de maintien de l’ordre qui chaque jour meurent dans cette guerre de trop, qui ne cesse de nous détruire.

Mes chers Compatriotes,

Cette année notre pays va organiser un tournoi majeur en Afrique, la plus grande compétition pouvant se dérouler sur notre continent.

Tout en félicitant le Président S.E. Paul Biya pour la qualité des infrastructures, je l’invite à prendre toutes les dispositions enfin que tous ceux qui ont surfacturé ou détourné rendent gorge, sans oublier ceux qui ne sont pas en phase avec les différents cahiers de charge.

En même temps, j’invite tous les camerounais à se mobiliser pour une réussite totale de cet évènement.

Mes chers compatriotes

L’année dernière a été marquée par la plus mauvaise communication gouvernementale ans notre pays

En effet l’actualité autour du chantier du Stade d’Olembe a été marquée depuis plusieurs jours par un tapage retentissant en matière de communication.

En effet la date du 30 novembre 2021 était connue de tous comme la date de la mise à disposition de l’ouvrage devant abriter l’ouverture plusieurs matchs et la clôture de la Can 2022, quelques jours auparavant, sous la pression d’une lettre particulièrement menaçante du secrétaire général de l’instance faîtière du football africain, le ministre des Sports et de l’Education physique indique que deux jours avant l’échéance, sur la foi des assurances du prestataire canadien Magil, le stade d’Olembe va rendre une copie conforme aux exigences de la Caf.

Le jour-dit, le 30 novembre, Narcisse Mouelle Kombi revient à la charge, cette fois-ci pour informer de sa plus belle plume l’opinion publique de la préparation des formalités d’usage liées au marché (recettes techniques) en vue de la « cession » du joyau architectural à la Caf le 3 décembre 2021.

Mais ce jour-là, un nouveau rebondissement, un nouveau glissement survient. on apprend que la livraison du l’ouvrage, tout au moins pour ce qui tient des attentes de la Caf, est reportée à une date ultérieure.

Les dernières péripéties sur le Stade d’Olembe consacrent surtout une décrédibilisassions voire une désacralisation de la parole publique.

Pendant ce même temps son collègue, La tumultueuse ministre de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu), elle aussi, est depuis quelque temps la risée des réseaux sociaux, pour avoir annoncé la livraison de la section rase campagne de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen au plus tard le 30 novembre 2021. Une déclaration triomphaliste qui ne résistera pas à la réalité du terrain.

Du reste, qui a oublié les « perles » du « porte-parole » du gouvernement il ya de cela quelques années sur des tueries perpétrées par des militaires dans l’Extrême-Nord, attribuées à tort à des soldats maliens ou plus récemment les méprises en rapport avec le massacre de Ngarbuh, dans le Nord-Ouest ?

Il s’agit d’une succession de dérapages qui remettent gravement en cause le postulat dont les bien-pensants du pouvoir ont longtemps rebattu les oreilles du petit peuple, à savoir  » la rumeur vient d’en bas, la vérité d’en haut ».

Il faudra sans doute une révolution afin que le lien de confiance soit restauré. En fait de révolution, il faut simplement revenir à l’adage selon lequel « les actes parlent plus que les paroles ». Des actions structurantes de développement, il faut en poser à un rythme soutenu dans tous les territoires et non faire du saupoudrage et s’en vanter de manière décomplexée.

Dans le cas contraire, la délégitimassions de la parole et la puissance publiques, qui pulvérise des records ces derniers jours, aura encore de beaux jours devant elle.

On peut conclure que la réticence de la population, face au vaccin est dû au manque de confiance de la population envers le gouvernement

Mes chers compatriotes

En 2021 des centaines de camerounais sont morts en zone anglophone et chaque jour nous invitons les président Biya à faire des efforts pour mettre fin à cette guerre, mais nous observons un théâtre permanant, face à cette inertie, nous continuerons à l’inviter à une plus grande implication et à organiser un dialogue inclusif, pour qu’enfin la paix revienne et de façon définitive en zone anglophone.

Le BRIC travaille avec dévouement et acharnement pour alléger les souffrances de tous les Camerounais et dès sa prise de pouvoir, leur permettre de vivre en paix et en sécurité.

Bien que nous ne soyons pas en même de dire que tout est parfait, il est honnête de dire que notre pays a fait un bon en avant et nous devons toujours travailler en étroite collaboration et de façon consensuelle pour améliorer notre système électorale.

Comme principales revendications pour l’année 2022, nous proposons 11 points indispensables pour l’amélioration de la démocratie dans notre pays à savoir :

1-L’avènement d’une commission nationale de réconciliation,

2.- Tous les mandats limités à 5 ans et renouvelables une fois;

3.- La majorité électorale à 18 ans;

4.– La mise sur pied d’une Commission électorale indépendante;

5.- Le bulletin de vote unique à toutes les élections;

6.- La délivrance des cartes électorales au moment de l’inscription sur les listes;

7.- Les listes uninominale aux législatives et à la sénatoriales et la répartition équitable des sièges à l’Assemblée Nationale, en fonction de la démographie;

8.- La parités des listes aux élections Municipales et régionales et un quota de 50% de représentation des femmes aux élections Sénatoriales et législatives;

9.- L’interdiction formelle de l’utilisation des moyens de l’Etat lors des élections;

10.-Le Cautionnement à 100.000 aux Législatives et Sénatoriales et à 10.000 aux Municipales et régionales.

11- les scrutins présidentiels, sénatoriaux et législatifs majoritaire à deux tours;

En ce qui concerne le BRIC, nous avions en 2011 , 2013 et 2020 pris part aux élections avec les résultats médiocre et en 2018 soutenu le candidat de regretté mémoire Ndifor Afanwi Frankline , après avoir tiré les conséquences de cet autre échec nous nous sommes mis au travail pour préparer les élections de 2025, avec pour objectif de les gagner.

Sur le plan structurel, nous avons bouclé avec la mise sur pied des 10 coordinations régionales et des 58 bureaux de secteurs départementaux, en 2021, ce résultat nous réconforte.

Malgré tous nos efforts, nous savons qu’il nous reste beaucoup à faire. Je puis vous rassurer quant à notre détermination à déployer plus de moyens encore, afin de conquérir par les urnes le pouvoir dans les années à venir et ramener le développement tant attendu par nos concitoyens partout dans notre pays. Cela passera notamment par la mise à contribution de toutes les énergies.

Mes chers compatriotes, chers frères, chères sœurs, pourquoi n’y a-t-il pas un engouement pour les investisseurs? Simplement parce que le système a créé les fondements de son autodestruction. Nos institutions sont corrompues, tout agent de l’état, tout haut fonctionnaire en passant par nos élus considèrent que tout service rendu au citoyen est une faveur et par conséquent il faut des dessous de table. Le président Biya après 20 ans d’exercice de haute fonction au sein du gouvernement Ahidjo et 39 ans de magistrature suprême donc 59 ans au service de l’Etat du Cameroun continu à traiter les Camerounais et son opposition comme des papiers toilettes, des assoiffés du pouvoir, des apprentis sorciers alors que 39 ans ne lui suffisent toujours pas. 39 ans au pouvoir et dire qu’on n’est pas soi même un assoiffé du pouvoir, c’est traiter les camerounais comme des idiots, des cancres des indolents, des dormeurs.

Plusieurs militants du MRC sont depuis plusieurs mois embastillés, nous invitons SE Paul BIYA à prendre toutes les dispositions enfin qu’ils soient libérés dans les plus brefs delais

En bref un peuple qui a peur et qu’il peut écraser avec son armée de destruction massive. Le visage de notre pays doit changer. Des moyens considérables doivent être mis en place pour améliorer la salubrité dans nos villes ainsi que l’hygiène et le cadre de vie de nos populations.

Nous au BRIC on pense que d’énormes efforts doivent être fournis pour que les soins de santé des Camerounais les plus défavorisés, sur toute l’étendue du territoire national.

L’éducation de base doit enfin être gratuite, pour assurer à nos enfants, un meilleur accès à l’éducation.

Les universités doivent être réhabilitées et nous souhaitons la construction des universités dans les régions du Sud, de l’Est et du Nord.

L’administration doit se remettre en marche, avec des exigences accrues en matière d’intégrité et d’efficacité. La confiance des partenaires extérieurs doit être été restaurée pour attirer les investisseurs et les touristes.

Chers frères, chères sœurs,

Un jour, en travaillant, nous retrouverons une croissance économique digne de notre potentiel et, je peux affirmer que le Cameroun de demain sera rayonnant. Elle pourra réaliser ses grandes ambitions ; elle en a les capacités et il manque la volonté, un jour notre pays étonnera le monde par son dynamisme.

Certes le Francs CFA, cette monnaie reste un frein à notre développement, c’est la raison pour laquelle lors de la réunion du Bureau National de septembre, le BRIC a mis sur pied un comité dirigé par le Professeur Abdoul Moussa , Secrétaire National aux Affaires économiques et monétaires, devant mené une réflexion sur la sortie du Franc CFA.

J’invite les Camerounais à ne pas avoir peur de la sortie du Franc CFA car toutes les études sont en train d’être menées pour une mutation monétaire réussite.

L’objectif du Gouvernement doit être de donner à notre cher pays les moyens d’atteindre l’excellence dans tous les domaines ; d’offrir à chacun d’entre nous les conditions de son épanouissement personnel, social, économique et moral.

A notre jeunesse. Je veux dire que sa quête d’emploi aboutira. Elle doit garder l’espoir, car le travail des jeunes doit être la priorité du Gouvernement.

Je pense que la jeunesse camerounaise peut se rebeller contre ces vieux qui dirigent notre pays, jeunesse Camerounaise, vous vous demandez pourquoi je vous adresser ce message? Personne ne m’en a forcé. Alors pourquoi vous écrire? Avant d’y répondre je voudrais d’emblée noter qu’en parlant de vous, je parle de moi. Lisez donc en filigrane, l’aveu éhonté de mon échec personnel, mais aussi ma révolte contre le fatalisme paralysant qui nous atrophie aussi durement que les agents du système de choses qui nous gouverne. Alors pourquoi vous écrire?

Je vous écris pour vous dire que vous ne pouvez pas indéfiniment croire qu’il pleut sur vous lorsque le prince urine et défèque sur vos têtes! Oui, je vous écris pour rappeler à la majorité d’entre vous (et peut être révéler à la minorité) que vous êtes considérés tout simplement comme des fosses septiques. Des fosses septiques dans lesquelles les ploutocrates et kleptomanes qui nous gouvernent viennent débarrasser les excès d’urines et de matières fécales que leurs extensions boulimiques, gloutonneries chroniques, luxures, et cupidités légendaires ont empilés dans leurs parois sphincto-anales tout au long de leurs festoiements démesurés dans la mangeoire nationale que sont devenues la fonction publique et les sociétés d’états et parastatales.

Jusqu’à quand, jeunes du Cameroun, vous laisserez vous asphyxier par les émanations miasmatiques suffocantes des excréments de vos dirigeants? C’est à vous d’en décider.. Quoique je refuse de croire que les peuples opprimés ont les dirigeants qu’ils méritent, je suis de ceux qui croient que le changement durable des conditions d’existence de l’opprimé ne peut se faire sans son aval; ergo, que le maintien de l’opprimé dans ses conditions de survie ne peut perdurer sans sa complicité. En somme, vous êtes tous, de près ou de loin, impliqués dans la tragi-comédie politique et la précarité socio-économique du Cameroun, ne dit-on pas souvent que ne pas agir c’est être complice ?? Peut-être serai-je accuser de blâmer la victime. Toutefois si ce blâme peut servir à vous réveiller de votre léthargie, ma réflexion n’aura pas été en vain.

Seul la mort de cette classe politique des années coloniales peut permettre l’émergence d’une nouvelle génération des jeunes politiciens en phase avec les réalités de notre époque. La majorité des partis politiques ne nous présentent aucun programme pour la gestion de la cité pour les prochaines élections, à moins que, comme le Cameroun est habitué au bricolage, c’est en 2025 qu’ils vont nous servir les « Biya must go » formule qui ne tient plus sachant que le roseau plie mais ne rompt point.

Ayons le courage d’appuyer là où il y a le mal, le salut de l’Afrique et celui du Cameroun passe par l’alternance politique, la bonne gestion des fonds publics. Nos dirigeants se doivent de dire la vérité, on ne peut pas passer tout le temps à nous cacher l’histoire de notre pays, cela choque, cela fait mal, ça dérange mais il le faut. Le citoyen ordinaire souffre tandis que la classe politique vieillissante se remplie les poches. Savons-nous d’où nous venons, sommes-nous patriotes ou bien sommes-nous de simple profiteurs au service des puissances étrangères.9a

L’action pour le changement, ne doit pas seulement se limiter au sein des partis politiques. Sachant que la plus part des guerres civiles en Afrique est le résultat d’élections, mal organisées et truquées, les Camerounais peuvent chasser pacifiquement le dictateur, à moins de vouloir comme nos 300 « éveilleurs de conscience », sauvegarder son tube digestif au détriment de 25 millions de Camerounais qui croupissent dans la misère; alors que notre pays dispose des richesses énormes. Seul la mort de cette classe politique des années coloniales peut permettre l’émergence d’une nouvelle génération des jeunes politiciens en phase avec les réalités de notre époque.

Mes chères compatriotes, chers frères, chères sœurs,

Nous pouvons réussir et nous allons réussir, ensemble. Pour cela, nous devons nous rassembler autour des valeurs fondamentales qui ont fait des premières décennies de notre indépendance, une période de croissance et de paix, d’hospitalité et de solidarité. Je demande à tous les Camerounais de faire honneur aux symboles de notre Nation: notre drapeau, notre hymne national, et notre belle devise : Paix Travail Patrie.

Nous devons ancrer en nous une véritable conscience nationale et la mettre en pratique dans la vie de tous les jours. Chacun de nous a un rôle à jouer dans le long et difficile processus de réconciliation que nous allons lancer dès Février 2022.

Je demande à nos frères et sœurs exilés de revenir au pays car c’est ensemble que nous pourrons bâtir le Cameroun.

Pour ma part, je continuerai à travailler pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens et je suis disposé à mener toute mission pour que nos citoyens dès 2025 soit dans le bonheur, enfin je mettrai tout en œuvre pour que l’Etat retrouve sa crédibilité et que chacun retrouve sa dignité et sa sérénité.

Mes chers compatriotes,

Mon rêve c’est de bâtir un Cameroun rassemblé. Un Cameroun rassemblé autour de ses valeurs, avec un peuple qui assume sa diversité ; un peuple ouvert sur le monde ; un peuple chaleureux, doté d’un formidable optimisme et d’une foi inébranlable en l’avenir.

J’invite donc tous les compatriotes, en particulier les jeunes, à saisir les opportunités que nous les offrons en adhérant au BRIC dès le 1er Janvier 2022 enfin de construire avec nous un Cameroun nouveau, où il fait beau vivre

Ensemble, nous y parviendrons. Grâce aux efforts de tous, demain le Cameroun pourra ainsi se distinguer :

 

• par la force de son unité et de sa solidarité ;

• par ses hommes et ses femmes, en bonne santé et bien formés;

• par son attachement à l’Etat de droit, à la justice, aux valeurs démocratiques et au respect des droits de l’homme ;

•par ses institutions fortes et indépendantes, piliers d’une démocratie moderne;

•par ses performances économiques, ses infrastructures modernes et son cadre de vie amélioré

•par son extraordinaire richesse culturelle et artistique ;

•par ses résultats sportifs, notamment à l’occasion de la prochaine Coupe d’Afrique de janvier-février 2022.

Chers frères, chères sœurs,

A la demande de plusieurs Camerounais de l’intérieur et de l’extérieure, soucieux de la relance de notre économie, j’ai accepté de me porter candidat à la prochaine élection présidentielle.

Dans les jours à venir, plusieurs commissions seront mises sur pied pour rendre mature ce projet enfin qu’il soit une réussite totale.

 

Chères sœurs, chers frères,

 

N’ayez pas peur de l’avenir

Soyez les acteurs du vrai renouveau car l’avenir nous appartient.

Le Cameroun de demain, c’est aussi un pays rayonnant, ouvert sur le monde et qui assume son leadership en tant que puissance régionale.

Mes chers compatriotes,

Chers frères, chères sœurs,

Chères amis du Cameroun

Bonne et heureuse année ! Que cette nouvelle année vous apporte la réussite, la santé et la prospérité que vous méritez. Que les difficultés de cette année nouvelle vous soient toutes épargnées, que le bonheur soit au rendez-vous dans vos cœurs et dans ceux de vos proches.

Ernest PEKEUHO TCHOFFO

Président National du BRIC

Bloc pour la Reconstruction et l’Indépendance économique du Cameroun

BP 11736 Douala

Tel +237 6677876820 // 699101307

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here