Enlèvement des épaves au port de Douala

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vivement l'enlèvement de ses monstres

Le grand ménage a commencé

Pour cette première phase qui concerne 25 épaves sur 80 identifiées et qui nécessitera un investissement estimé à des milliards de Fcfa, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe a fait le déplacement de douala le 04 juin 2018 en vue du lancement effectif de cette entreprise qui contribuera davantage au déploiement économique de la place portuaire de Douala.

L’urgence et l’intérêt que revêt cette opération se situe à des niveaux divers. Sur le plan économique, la situation d’encombrement de cet espace a fait perdre pendant 34 ans la somme de 1,2 milliards de Fcfa par an au port de Douala. La présence de ces épaves  a aussi affecté 30% de l’exploitation portuaire, augmentant ainsi les risques d’insécurité à la navigation, de pollution et surtout réduisant la capacité d’accueil et de mise en œuvre des services divers au port de Douala et donc sa compétitivité.

Le lancement des opérations d’enlèvement de ces épaves qui va aussi se poursuivre dans les ports de Limbe et de Tiko rendre dans le cadre des grands investissements qu’avait annoncé la direction générale au cours de cette année. De belles perspectives s’annoncent donc pour cette place portuaire reconnue comme une porte d’entrée au cœur de l’Afrique.

Réaction de Cyrus Ngo’o, Directeur général du Port Autonome de Douala

«Ces monstres posent des problèmes environnementaux… »

  1. le directeur général, on dira qu’il y a fallu du temps pour enlever à nouveau des épaves au port de Douala…

Du temps, mais surtout de la volonté, beaucoup d’abnégation, un soutien fort du conseil d’administration et du gouvernement de la république pour qu’aboutisse le projet d’enlèvement des épaves au port de Douala-Bonabéri. 33 ans après la première opération, le chenal, les plans d’eau, les quais et les darses vont être libérés de l’encombrante présence des épaves et autres engins flottants qui faisaient partie du décor de notre port. De fait, avec cette opération, le port de Douala va gagner en exploitabilité, en navigabilité et en compétitivité.

 

Comment en est-on arrivé là et quelles conséquences entrainerait la présence de tant d’épaves ?

Ces engins déclarés épaves selon la réglementation en vigueur, ont été abandonnés pour diverses raisons. Certains avaient atteints leur limite de fonctionnalité, d’autres se sont retrouvés là en raison de la faillite déclarées de leurs propriétaires. Cette accumulation d’épaves pendant plus de trois décennies ne va pas  se faire sans conséquence. La présence des épaves affecte 30% de l’exploitation portuaire, en termes de sécurité à la navigation, de capacité d’accueil et de mise en œuvre des services divers. Elles obstruent le chenal, augmentent les risques d’accidents et occupent les quais susceptibles d’être exploités. Enfouies ou en surface, elles modifient la circulation naturelle des eaux, favorisant ainsi l’ensablement rapide des darses (en augmentant le volume du dragage) et réduisent la navigabilité. En outre, ces monstres posent des problèmes environnementaux ; ces navires sont entrés au port avec du carburant, il y a donc des préoccupations sur la nature, la quantité, la qualité de ces produits et même leur contenant. Le port pourrait être victime d’un déversement suivi d’une pollution d’envergure des eaux du Wouri. Pour toutes ces raisons, l’enlèvement des épaves au port de Douala Bonabéri était devenu un impératif catégorique.

 

Que deviennent les épaves enlevées ? Il s’agit de plusieurs tonnes de ferraille…

Selon les spécialistes, la gestion des épaves doit avoir pour seul objectif l’élimination des dommages qu’elles causent : pertes financière ; risques de pollution ; dangers à la navigation. Il s’agit donc d’enlever les épaves et de les mettre en rebut dans des conditions de sécurité garantie. C’est la principale préoccupation de la direction générale du Pad. Débarrasser les plans d’eau, les quais et les darses des corps devenus étrangers. Cette première phase qui prévoit l’enlèvement urgent d’un premier lot de 25 épaves va permettre de libérer le quai des accès, les zones de cabotage et la darse de pêche. L’enlèvement va s’étendre par la suite aux autres quais, dont le quai commercial, la darse à bois et le quai militaire. S’agissant des épaves flottantes, elles ont souvent été déplacées vers le large et coulées dans les fonds marins où leur présence ne perturberait pas la navigation. Les travaux prévoient non seulement la récupération des épaves, mais aussi leur dépeçage, le tri des matériaux et la mise à disposition (récupération pour la revente de la ferraille), le tout dans le strict respect des normes environnementales et de sécurité.

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