Exploitation minière au Congo Brazzaville : Abjectes chantages et mensonges éhontés de Avima Iron Limited contre l’Etat Congolais

0
61

comment une société défaillante assiège une région toute entière.

Tel est pris qui croyait prendre. Ainsi peut-on resumer la dernière actualité autour de l’affaire qui oppose la société Avima Iron Ore à l’Etat du Congo. A la faveur de la visite de travail en terre camerounaise du ministre d’Etat congolais, ministre des Mines et de la Géologie, Pierre Oba, la société Avima Iron Ore, vient de sortir de sa léthargie pour tenter de saper les efforts entrepris par l’Etat du Congo pour faciliter l’exploitation de son sous-sol. Une sortie de piste qui questionne auprès des acteurs du secteur. Comment une société, après avoir pourtant bloqué pendant plus de dix ans les richesses minières du Mont Avima, massif appartenant à la République du Congo, peut-elle aujourd’hui tenter par tous les moyens de faire échouer les efforts de développement de ce pays à coup de chantages financiers et d’immondes campagnes médiatiques diffamatoires ?

Avima Iron Ore: Des années d’exploitations pour un bilan nul au Congo!

En effet, treize ans après avoir débuté ses travaux d’exploration, sept ans après avoir obtenu un permis d’exploitation, le bilan de la performance de Avima Iron, selon des sources bien introduites, n’est pas loin d’un zéro absolu. Nourrissant le gouvernement du Congo de fausses promesses depuis 2013, Avima Iron Ore n’a même pas posé une première pierre symbolique, comme c’est généralement le cas en pareille circonstance. Une situation qui aurait eu le mérite d’irriter le gouvernement congolais qui a courageusement et légalement, retiré le 30 novembre 2020, à l’entreprise tout droit relativement à ce Mont national. Parce qu’à date, d’après les éléments en notre possession, aucune infrastructure, aucune mine, n’avait été développées.

Non respect des obligations

Méprisant ses obligations même les plus basiques vis à vis du pays, la société avait en plus cessé de verser les redevances dues depuis plusieurs années.
Plus grave, elle croyait pouvoir berner l’État avec des promesses de développement plus farfelues les unes que les autres. La dernière en date, se souvient-on, l’entreprise avait annoncé qu’elle allait utiliser des camions d’une capacité de 80 tonnes chacun pour exporter quelques millions de tonnes de minerai par an par la République du Cameroun. Une proposition jugée illégale que dangereuse, voire irréalisable.

Quand le Cameroun refuse de se faire tromper par Avim Iron

Puisque, par Décret Présidentiel en date du 21 mars 1979, le Cameroun interdit la traversée de son territoire national aux camions de plus de 32 tonnes. Cette sage décision découle de la volonté des autorités administratives de préserver l’état des infrastructures routières du Cameroun. En refusant de céder aux sirènes de cette société, l’État du Cameroun a royalement évité des conséquences environnementales et infrastructurelles qui auraient été terribles pour ses populations. Contrairement aux insinuations jugées mensongères d’Avima Iron Ore, le Cameroun n’a jamais autorisé la mise en place de ce plan saugrenu par bonheur, fort heureusement. Quand bien même elle l’aurait fait, l’objectif de production annoncé, bien que largement en deçà du potentiel minier du Mont, n’aurait techniquement jamais pu être atteint avec les faibles investissements proposés.
L’incapacité de Avima Iron à exploiter les richesses minières de la République du Congo pendant la dernière décennie a fait perdre a coûté des milliers de milliards de FCFA à ce pays. Mais aussi et surtout privé le peuple congolais des milliers d’emplois qu’aurait du générer ces ressources naturelles.
Face à cela, l’État du Congo, par la voie de son Ministre des Mines et de la Géologie, Pierre Oba, récemment élevé au rang de Ministre d’État pour son engagement et son patriotisme, a fait preuve d’une patience légendaire et d’une compréhension remarquable, rappelant de temps à autre à l’ordre les investisseurs de la société Avima Iron. Mais sans résultat probant. Pourtant, dans ses articles 62 et 91, le Code Minier de 2005 de la République du Congo, prévoit en effet le retrait, sans aucune forme de dédommagement, de tout titre minier dont la pleine exploitation ne se fait pas dans le temps imparti. Ce qu’aurait du faire les responsables en charge de ce dossier, notamment le ministre d’Etat Pierre Oba. Pourtant, après plusieurs années de défaillances constatées, loin des délais impartis, ce n’est que plus d’une demi-douzaine d’années après avoir reçu son permis d’exploitation que ses prérogatives lui ont enfin été retirées par Conseil Ministériel, avant d’être confié à Sangha Mining Development, une société pilotée par un consortium de grands groupes chinois, fermement déterminée à permettre le développement de ces richesses dans les mois à venir. A ce titre, un investissement de plus de 5 000 milliards de FCFA est prévu dès fin 2021. Plusieurs dizaines de milliers d’emplois viendront récompenser le développement de ces richesses, aussi bien au Congo qu’au Cameroun, où seront construites les infrastructures ferroviaires et portuaires requises au transport initial du minerai extrait.
Au lieu de se prévaloir de ses propres turpitudes, Avima Iron Ore s’est depuis lancée dans une campagne médiatique nauséabonde, tentant vainement de détruire les efforts déployés par la République du Congo afin de rattraper ses années de développement minier perdues.

Vaine campagne de désinformation de la Sté Avim Iron Ore pour salir l’Etat Congolais

Agissant comme si le Mont Avima était sa propriété personnelle, et non pas celle du peuple congolais, la société réclame plus de 27 milliards de dollars américains à l’État du Congo après avoir prétendu avoir dépensé une centaine de millions de Fcfa. Avima Iron Ore croit pouvoir plier toute une région sous le poids d’un chantage à base de menaces de poursuites judiciaires et d’injures médiatiques, ce malgré le cadre parfaitement légal du retrait de son permis inexploité.
Des attaques qui n’ont pas érodées un temps soit peu la volonté le Ministre d’État des Mines et de la Géologie du Congo de préserver l’intérêt supérieur de la région toute entière. Aussi poursuit-il séreinement sa visite officielle au Cameroun, où il séjourne depuis le 25 mai 2021. Il a d’ailleurs été reçu le 31 mai 2021 par le Président de la République, après être passé par l’immeuble Etoile où il a personnellement discuté de la coopération et de développement dans le secteur minier entre les deux Etats. C’était le 28 mai dernier. Il se également reçu par le ministre des Transports le 1er juin 2021, afin de permettre le développement de ce projet par le biais d’une coopération bilatérale.
Donc les menaces, encore moins la campagne de désinformation de Avima Iron Ore, aussi virulente soit-elle, ne pourra pas freiner les ardeurs de ces panafricains qui croient dur comme fer au développement rapide d’un projet qui se mourrait depuis si longtemps entre les mains de cette société. Fort surtout de ce que le développement conjoint et solidaire de deux nations dont brille la fraternité depuis des siècles.
Prince Will Tabi

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here