Frasque continu d’un syndicaliste véreux: Comment Ibrahima Yaya et son épouse ont pillé le Syncprotcam

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M. Ibrayim YAYA et son épouse Aicha Ousmanou ; Au nom du pire et de l'argent

Alors qu’il avait quitté la tête du syndicat national des conducteurs professionnels et des ouvriers du transport du  Cameroun(Syncprotcam) pour la présidence du Gttc cédant son siège à son épouse Aicha Ousmanou, Ibrahima Yaya a continué à recouvrer frauduleusement l’argent du  Syncprotcam. Face aux plaintes des membres de ce syndicat à la cour d’appel de l’Adamaoua, son épouse et lui ont fui la ville de Ngaoundéré. Sur les traces de la Mafia d’un faussaire de race…

Il est certainement l’un des plus grands nomades du syndicalisme camerounais. Alors qu’il était encore chauffeur et déjà attiré par le gain facile, Ibrahima Yaya, l’ancien président du syndicat national des conducteurs professionnels et des ouvriers du transport du  Cameroun (Syncprotcam) est passé par l’Ottc, l’otcam…pour se retrouver à la tête d’un syndicat des patrons  nommé Groupement des transporteurs terrestre du Cameroun(Gttc) dont il est le président. Doit-on rappeler que c’est à travers le Gttc qu’il  continuer de duper les chauffeurs et autres transporteurs sur les  corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena en leur vendant les bordereaux de route illégaux oscillant entre 50 000 et 70 000 FCFA par camion !

Quand Ibrahima mangeait dans les mains des responsables du Bgft qu’il vilipende aujourd’hui

C’est le 13 avril 2009 que Ibrahima Yaya et d’autres chauffeurs des camions vont créer le Syncprotcam dans la ville de Ngaoundéré. Dans le tout premier bureau, il sera alors élu président et son épouse Aicha Ousmanou occupera le poste de trésorière malgré les réticences de ses camarades. A l’époque ,ils avaient juré de se battre pour défendre les droits des chauffeurs  et porté leurs doléances auprès des patrons et autres partenaires techniques comme le Bgft et le syndicat national des transporteurs du Cameroun(Sntrc).D’ailleurs les membres de ce syndicat se souviennent des appuis constants et multiformes du coordonnateur général du Bgft ,El Hadj Oumarou  qui en avait fait un partenaire stratégique et qui finançait la formation des membres et le déploiement du Syncprotcam. Ses anciens camarades affirment que les caisses et autres recouvrements du syndicat étaient devenus une gestion familiale entre son épouse de trésorière et lui en violation des textes du Syncprotcam.

Ambitieux et avide d’argent, le jeune Ibrahima va se lancer à la conquête de la présidence d’un syndicat des patrons dans le secteur du transport terrestre au Cameroun. D’après ses compagnons de route d’hier, l’objectif principal du débrouillard de Ngaoundéré était d’être en possession d’un instrument de chantage et de racket auprès des chauffeurs et du Bgft qu’il aspirait etre l’un des dirigeants s’il advenait à être dirigeant d’un syndicat des patrons. C’est alors qu’il va migrer dans plusieurs syndicats avant de créer le Gttc avec l’aide d’un parent en service au Ministère du travail et de la sécurité sociale.

Gestion frauduleuse et épicière du couple Ibrahima Yaya

Alors président du Gttc, Ibrahima yaya va s’employer à gérer les deux syndicats avant de rencontrer l’opposition de ses camarades du Syncprotcam. Il va finalement démissionner le 05 janvier 2017 à la tête du syncprotcam pour céder son fauteuil  de président à  son épouse Aicha Ousmanou à la grande surprise de tous. La stratégie était donc  bien huilée, celle de continuer à gérer le syncprotcam à travers son épouse. Malheureusement face aux tares  managériales et intellectuelles de Aicha Ousmanou,le syndicat va commencer à sombrer  à cause de la déperdition des recettes, cotisations, dons et legs du syndicat et l’absence d’une traçabilité dans la gestion quotidienne par l’épouse de Ibrahima Yaya qui avait  pris sur elle de mettre à l’écart le  nouveau trésorier Mahmoudou en violation de l’article 20 du règlement intérieur de recevoir et encaisser tout fond pour le compte du Syncprotcam, lequel rôle est dévolu au trésorier et à lui seul.

« Depuis la prise de de fonction  de ce nouveau bureau, des nombreuses irrégularités et confusions sont savamment entretenues par l’ancien président démissionnaire et son épouse Aicha Ousmanou nouvelle présidente nationale. Elle refuse que le nouveau trésorier rentre dans ses attributions. Les entrées, les sorties et les appels des fonds sont détenus illégalement par ce couple. Personne n’a le droit de contrôler ni de poser les questions sur les finances de notre organisation » peut-on lire sur les plaintes d’avril et de juillet 2017 des membres du syndicat  adressés au parquet général près de la cour d’appel de l’Adamaoua contre Ibrahima Yaya et son épouse Aicha Ousmanou pour détournement des fonds, confiscation des biens du syndicat et ingérence de l’ancien président (Ibrahima Yaya) dans la gestion financière du Syncprotcam.

Comment Ibrahima Yaya et son épouse continuent de fuir la justice à Ngaoundéré après avoir pillé le Syncprotcam

Face à la saisine de la justice, Aïcha Ousmanou va opter pour la menace et l’intimidation de ses camarades avec l’aval de son mari Ibrahima. Mais en l’absence de Ibrahima Yaya, Aicha Ousmanou va déférer seule à la convocation du magistrat, Tomb, en charge du dossier. Elle sera alors incapable de produire la moindre pièce comptable et des rapports financiers de 2009 à 2017 quand elle était encore trésorière et son mari président Nationale. Les même sources du parquet général de l’Adamaoua affirment que pour sortir de l’affaire, elle a été obligé de laisser entendre au magistrat que c’est en réalité son mari Ibrahima qui percevait et gérait directement l’argent du syndicat à sa place. Une mission ira d’ailleurs constater et conforter les thèses de détournements sur le terrain. Car de mèche avec son épouse, les enquêteurs ont découvert que Ibrahima Yaya continuait d’encaisser irrégulièrement les fonds en provenance des syndiqués, mais ne les reversait pas dans le compte du Syndicat ainsi qu’en font foi les documents des décharges de certains membres du syndicat et autres partenaires centrafricains qui sont passés aux aveux complet  le 18 juillet 2017 à la brigade de la gendarmerie de Garoua Boulai devant l’Opj Naah Nestor.

Des centaines de millions en fumée…

En somme l’ancien président du Syncprotcam  après avoir démissionné continuait de recouvrer frauduleusement l’argent des frais d’adhésion, de renouvellement de cartes, des redevances syndicales, des subventions de Bocom petroleum, des tickets de voyage, des subventions du Bgft, des tickets des points de chargement évalués à des centaines de millions de francs CFA.  Plusieurs fois Contacté par le magistrat Tomb, Ibrahima va promettre de déférer à la convocation à son retour de Bangui jusqu’à nos jours. Par peur d’être interpellé, son épouse Aicha Ousmanou va fuir la ville de Ngaoundéré abandonnant la présidence du syndicat pour se réfugier dans la ville de Douala auprès de son Mari. C’est alors que Sali Ibrahim sera porté à la t^ete du nouveau bureau du Syncprotcam à l’issue d’un congrès extraordinaire le 15 décembre 2017.

Devenus des fugitifs et évitant désormais la ville de Ngaoundéré de peur d’être interpellé par la justice, les deux tourtereaux n’ont plus cru bon de déférer à la convocation des magistrats jusqu’à nos jours. Surtout que de nombreuses transporteurs signalent des plaintes pour escroquerie et abus de confiance aggravé, dans les commissariats et brigades de gendarmerie de la ville de Ngaoundéré, en relation avec sa défunte entreprise Ubitrans autour d’une convention signé avec Bolloré pour le transport des marchandises .Nous y reviendrons.

Prince Aristide Ngueukam

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