HYDROCARBURES Tendance haussière de la production

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Suite à l’exploitation de trois nouveaux champs pétroliers au cours de l’année qui s’achève. Une embellie pour les finances publiques, malgré la chute des cours sur le marché international.

la production pétrolière camerounaise au 31 octobre 2014 s’est établie à 22,69 millions de barils, annonce la Société nationale des hydrocarbures (SNH) dans le communiqué ayant sanctionné le dernier conseil d’administration de cette entreprise publique. Comparée à la même période en 2013, la production pétrolière de 2014 est en hausse de 15,10%, apprend-on.

Cette hausse est due, révèle la SNH, à l’entrée en production de trois nouveaux champs pétroliers, à savoir les champs Padouk, inter Inoua-Barombi et Barombi. La production de ces champs a contribué à doper la production nationale sur les 10 premiers mois de l’année, production également tirée vers le haut par «l’augmentation de la production du champ Dissoni», situé en on-shore, souligne la SNH.

Sur la période novembre-décembre 2014, il reste théoriquement à produire près de 8 millions de barils de pétrole sur le territoire camerounais, afin d’atteindre l’objectif de 30 millions de barils que s’est fixé le gouvernement en début d’année. De même, précise la SNH, à deux mois de la fin de l’exercice budgétaire 2014, seulement 435 milliards de francs Cfa avaient déjà été transférés au Trésor public. En fin d’exercice, l’Etat escompte des recettes pétrolières pour 718 milliards de franc Cfa.

S’agissant du gaz, la production enregistre aussi une progression de 123,9% comparativement au 31 octobre 2013. Elle s’élève à 9 160 millions de pieds cubes, dont 8 130 millions issus du champ Sanaga Sud, au large de Kribi, et 1 030 millions du champ de Logbaba à Douala.

Sur cette production, 8 320 millions de pieds cubes ont été livrés à la société qui gère la centrale à gaz de Kribi. « Ce niveau de consommation, bien que légèrement inférieur à l’obligation minimale d’enlever, est néanmoins en nette progression par rapport à 2013.

Pour rappel, selon «les cahiers économiques», document d’analyse édité par la représentation camerounaise de la Banque mondiale, «àmoyen terme, la production pétrolière (camerounaise, Ndlr) pourrait plus que doubler grâce à l’exploitation de nouveaux gisements pétroliers. Selon les projections de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), elle pourrait atteindre les 57 millions de barils en 2016, à comparer aux 24,4 millions de barils de 2013».

Contrairement au désarroi que pourrait provoquer la forte chute des cours du baril de pétrole chez les principaux producteurs, jugée en revanche comme une « bonne nouvelle pour l’économie mondiale » par le Fonds monétaire international, le Cameroun pays où les prix à la pompe son fixes, se félicite de cette augmentation de sa production de brut de l’ordre de 15,10 % au 31 octobre. Ce relèvement de la production pétrolière nationale, faut-il le rappeler, fruit de nombreux contrats de partenariat avec des compagnies européennes, américaines et chinoises, vient remonter une tendance à la baisse de production due à un épuisement de champs observé depuis deux ans.

La conséquence de cette remontée de la production s’est accompagnée d’un relèvement des revenus pétroliers. En effet, selon la SNH, au plan commercial, les quantités de pétrole brut vendues pour le compte de l’Etat s’élèvent à 13,462 millions de barils au 31 octobre, soit une hausse de 2,4%.

                                         Alain Cédric yompa

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