Interview de Dieudonné Bougne

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« …Nous sommes très avancés dans les mines au Cameroun… »

« … Il y’a le chômage des jeunes et nous voulons l’éradiquer… »

«…les gens passent tout leur temps, quand il y’a le moindre problème amplifier pour déstabiliser l’Afrique… »

 

Pouvez-vous nous parler de votre projet de mine au Cameroun ?

Nous sommes très avancés dans les mines au Cameroun où nous avons 14 permis de recherche minière de 1000km² chacun. On a déjà fait beaucoup de travaux, calculé la géophysique aérienne, on a fait beaucoup d’analyses, les interprétations, et aujourd’hui on est entrain de faire les forages pour vraiment quantifier les gisements. On recherche également les investisseurs qui sont intéressés par les mines pour nous accompagner dan ce projet.

 

Recherchez-vous des fonds auprès des investisseurs africains installés aux Etats-Unis ou alors vous recherchez des fonds purement américains ?

Nous recherchons des fonds tout simplement. Américains ou africains, nous n’avons pas de préférence. Nous voulons des fonds pour investir Nous avons mis en évidence un gisement de fer non loin du port en eaux profondes de Kribi où nous sommes entrain de vouloir transformer une partie sur place. C’est-à-dire mettre une fonderie sur place pour transformer une partie pour la consommation locale qui s’élève à plus de 250 millions de FCFA par an.

 

Nombres d’investisseurs américains évitent le continent africain. Quel est votre message à ces investisseurs ? N’y a-t-il pas de belles opportunités à travers tout le Continent ?

Les gens passent tout leur temps, quand il y  a le moindre problème, à amplifier pour déstabiliser l’Afrique. Les problèmes, il y en a dans tous les pays le problème que nous avons en Afrique passe dans tous les pays ; je ne vois pas pourquoi les investisseurs doivent avoir peur. Je vous prends un exemple : quand il y a un cas de décès dans mon pays au Cameroun, quand nous suivons les radios internationales, on ne comprend pas. On se demande si c’est dans ce même Cameroun que le décès a eu lieu. Cette amplification, c’est pour empêcher les investisseurs de venir chez nous.

Je profite de l’occasion pour dire que le Cameroun, je parle de mon pays parce que je le connais très bien, est un pays où règne la paix depuis des années. L’histoire qu’on parle aujourd’hui de Boko haram, c’est à l’Extrême-nord, une petite partie du pays. Et en passant, on ne peut même pas qualifier ça de rébellion. C’est des bandits qui viennent, parce que la frontière à ces endroits entre le Cameroun et le Nigeria est moins de 200km. Ils viennent  attaquer au Cameroun pour ensuite fuir et rentrer au Nigeria. On n’appelle pas ça la rébellion. Mais les gens amplifient comme s’il y avait la guerre au Cameroun pour empêcher les investisseurs de venir.

Moi je suis au Cameroun, j’ai mes stations services dans toutes les dix régions du pays mais je n’ai pas de problème actuellement que je suis aux Etats-Unis, s’il y a un problème au Nord-ouest par exemple, mes gérants de station vont m’appeler pour m’informer de la gravité. Donc je suis vraiment écœuré quand on veut toujours noircir l’image des africains. Je ne suis pas d’accord. L’Afrique est vraiment debout et je vous le rassure en tant qu’un homme d’affaires.

 

Vous évoquiez il y a un moment le fait de transformer une partie du minerai sur place. Que ce soit les institutions de Bretton Woods ou d’autres institutions internationales, tout le monde préconise à l’Afrique de transformer davantage sur place ses produits plutôt que de les exporter purement. Est-ce que c’est faisable et dans quelles conditions ?

Oui, c’est bien faisable parce qu’actuellement, le gouvernement camerounais travaille là-dessus. C’est pour cela que le ministre de l’industrie vient de créer une commission interministérielle pour suivre ce projet là parce que le Chef de l’Etat lui-même a instruit au ministre de l’industrie de suivre mon projet et de m’encadrer. Donc c’est faisable, même si les gens ne croyaient pas à ça je suis entrain de les encourager à y croire car ils verront que mon projet est réalisé ;

 

L’un des gros problèmes auxquels sont confrontées les économies africaines est celui du chômage des jeunes. Qu’avez-vous à dire sur ce sujet ?

Effectivement, il y a le chômage des jeunes. C’est pour cela que nous voulons l’éradiquer complètement en créant des emplois. Aujourd’hui avec tout ce que je fais, j’emploie plus de 3500 jeunes. Si on pouvait encourager les africains de créer des sociétés industrielles, de faire des transformations sur place, ça pouvait diminuer largement le chômage/ mais c’est le contraire. Les multinationales viennent encore éteindre les sociétés nationales. Comment on va évoluer ? Et quand les multinationales s’installent c’est pour chercher certains expatriés pour venir prendre la part du lion avec des salaires de plus de 30 000 dollars le mois. Pendant ce temps, l’africain ne demande que de quoi vivre, c’est-à-dire moins de 200 dollars. On ne les lui donne pas. On va chercher des gens ailleurs. Les petits travaux comme le transport dans mon pays, vous allez voir que c’est des expatriés. Or les banques locales ont déjà mis sur place le crédit bail, pour donner aux nationaux la possibilité de prendre les camions et de transporter les marchandises. Mais vous allez voir des expatriés qui viennent faire le transport que les africains pouvaient faire.

 

Vous avez-vous-même réussi à force de travail et d’ingéniosité. Quels conseils donneriez-vous aujourd’hui aux jeunes qui voudraient se lancer dans les affaires ?

 Le premier conseil que je leur donne, c’est de croire en ce qu’ils font et de prendre l’exemple de Monsieur Bougne parce que je suis parti de rien et me voici industriel aujourd’hui. Je croyais en mes capacités, je croyais en ce que je faisais et c’est d’ailleurs le slogan de Bocom aujourd’hui. Donc, lorsque vous commencez une affaire, ne dites pas que vous n’avez pas assez d’argent. J’ai commencé à ramasser les bouteilles, j’ai commencé à vendre de l’huile de palme, j’ai été manœuvre, docker au port, mais j’avais un seul objectif : réunir mon argent pour ouvrir un atelier de couture industrielle. Ce que j’ai finalement fait. A partir de la couture industrielle, j’ai développé d’autres industries et me voici aujourd’hui. Donc je demande à tous mes jeunes frères de suivre mon exemple, de croire en ce qu’ils font et ils vont réussir.

 

A votre avis, que pourrait faire le gouvernement camerounais ou n’importe quel gouvernement africain pour justement aider ces jeunes à se lancer dans les affaires ?

Que les gouvernements africains apprennent à faire confiance en leurs compatriotes qui veulent se lancer dans les affaires. Qu’on les encourage ; vous allez voir dans d’autres pays, quand un jeune a envi de faire des affaires, dès qu’il a commencé, on le tue avec les impôts. C’est-à-dire qu’il bne peut pas évoluer ; le fisc vient devant ce monsieur qui ne sait pas qu’il est naïf et on va chercher à lui faire comprendre  de toutes les façons  qu’il est incapable de payer et il va fermer les portes ; donc si tos les gouvernements africains pouvaient encourager les jeunes à faire les affaires et aller donner des exonérations des impôts par exemple pour quelques années, le temps qu’ile se mettent debout, avant de commencer à leur faire des taxations, je crois que ça sera salutaire. Et il faut que les radios et télévisions africaines fassent aussi régulièrement les reportages  sur des gens qui ont réussi dans d’autres pays et que leurs compatriotes essaient de voir et tricher le modèle. Voila tout ce que je peux apporter comme contribution.

 

Est-ce que la réglementation pourrait peut-être davantage simplifier aussi les choses ?

Bien sûr. Ca dépend de tout gouvernement. Moi par exemple au Cameroun, je réveille mon gouvernement tous les jours. Quand ca ne va pas, j’écris au secrétaire général de la présence de la république, j’insiste, il me reçoit et je lui explique ce que les gens revendiquent. Quelques jours après le problème est décelé. Je crois que n’importe qui pouvait faire la même chose. Si j’écris et on me reçoit, il pose un problème clairement. Le gouvernement n’est pas le Bon Dieu. Le gouvernement a besoin des informations fiables pour agir

Interview de Dieudonné Bougne

« …Nous sommes très avancés dans les mines au Cameroun… »

« … Il y’a le chômage des jeunes et nous voulons l’éradiquer… »

«…les gens passent tout leur temps, quand il y’a le moindre problème amplifier pour déstabiliser l’Afrique… »

 

Pouvez-vous nous parler de votre projet de mine au Cameroun ?

Nous sommes très avancés dans les mines au Cameroun où nous avons 14 permis de recherche minière de 1000km² chacun. On a déjà fait beaucoup de travaux, calculé la géophysique aérienne, on a fait beaucoup d’analyses, les interprétations, et aujourd’hui on est entrain de faire les forages pour vraiment quantifier les gisements. On recherche également les investisseurs qui sont intéressés par les mines pour nous accompagner dan ce projet.

 

Recherchez-vous des fonds auprès des investisseurs africains installés aux Etats-Unis ou alors vous recherchez des fonds purement américains ?

Nous recherchons des fonds tout simplement. Américains ou africains, nous n’avons pas de préférence. Nous voulons des fonds pour investir Nous avons mis en évidence un gisement de fer non loin du port en eaux profondes de Kribi où nous sommes entrain de vouloir transformer une partie sur place. C’est-à-dire mettre une fonderie sur place pour transformer une partie pour la consommation locale qui s’élève à plus de 250 millions de FCFA par an.

 

Nombres d’investisseurs américains évitent le continent africain. Quel est votre message à ces investisseurs ? N’y a-t-il pas de belles opportunités à travers tout le Continent ?

Les gens passent tout leur temps, quand il y  a le moindre problème, à amplifier pour déstabiliser l’Afrique. Les problèmes, il y en a dans tous les pays le problème que nous avons en Afrique passe dans tous les pays ; je ne vois pas pourquoi les investisseurs doivent avoir peur. Je vous prends un exemple : quand il y a un cas de décès dans mon pays au Cameroun, quand nous suivons les radios internationales, on ne comprend pas. On se demande si c’est dans ce même Cameroun que le décès a eu lieu. Cette amplification, c’est pour empêcher les investisseurs de venir chez nous.

Je profite de l’occasion pour dire que le Cameroun, je parle de mon pays parce que je le connais très bien, est un pays où règne la paix depuis des années. L’histoire qu’on parle aujourd’hui de Boko haram, c’est à l’Extrême-nord, une petite partie du pays. Et en passant, on ne peut même pas qualifier ça de rébellion. C’est des bandits qui viennent, parce que la frontière à ces endroits entre le Cameroun et le Nigeria est moins de 200km. Ils viennent  attaquer au Cameroun pour ensuite fuir et rentrer au Nigeria. On n’appelle pas ça la rébellion. Mais les gens amplifient comme s’il y avait la guerre au Cameroun pour empêcher les investisseurs de venir.

Moi je suis au Cameroun, j’ai mes stations services dans toutes les dix régions du pays mais je n’ai pas de problème actuellement que je suis aux Etats-Unis, s’il y a un problème au Nord-ouest par exemple, mes gérants de station vont m’appeler pour m’informer de la gravité. Donc je suis vraiment écœuré quand on veut toujours noircir l’image des africains. Je ne suis pas d’accord. L’Afrique est vraiment debout et je vous le rassure en tant qu’un homme d’affaires.

 

Vous évoquiez il y a un moment le fait de transformer une partie du minerai sur place. Que ce soit les institutions de Bretton Woods ou d’autres institutions internationales, tout le monde préconise à l’Afrique de transformer davantage sur place ses produits plutôt que de les exporter purement. Est-ce que c’est faisable et dans quelles conditions ?

Oui, c’est bien faisable parce qu’actuellement, le gouvernement camerounais travaille là-dessus. C’est pour cela que le ministre de l’industrie vient de créer une commission interministérielle pour suivre ce projet là parce que le Chef de l’Etat lui-même a instruit au ministre de l’industrie de suivre mon projet et de m’encadrer. Donc c’est faisable, même si les gens ne croyaient pas à ça je suis entrain de les encourager à y croire car ils verront que mon projet est réalisé ;

 

L’un des gros problèmes auxquels sont confrontées les économies africaines est celui du chômage des jeunes. Qu’avez-vous à dire sur ce sujet ?

Effectivement, il y a le chômage des jeunes. C’est pour cela que nous voulons l’éradiquer complètement en créant des emplois. Aujourd’hui avec tout ce que je fais, j’emploie plus de 3500 jeunes. Si on pouvait encourager les africains de créer des sociétés industrielles, de faire des transformations sur place, ça pouvait diminuer largement le chômage/ mais c’est le contraire. Les multinationales viennent encore éteindre les sociétés nationales. Comment on va évoluer ? Et quand les multinationales s’installent c’est pour chercher certains expatriés pour venir prendre la part du lion avec des salaires de plus de 30 000 dollars le mois. Pendant ce temps, l’africain ne demande que de quoi vivre, c’est-à-dire moins de 200 dollars. On ne les lui donne pas. On va chercher des gens ailleurs. Les petits travaux comme le transport dans mon pays, vous allez voir que c’est des expatriés. Or les banques locales ont déjà mis sur place le crédit bail, pour donner aux nationaux la possibilité de prendre les camions et de transporter les marchandises. Mais vous allez voir des expatriés qui viennent faire le transport que les africains pouvaient faire.

 

Vous avez-vous-même réussi à force de travail et d’ingéniosité. Quels conseils donneriez-vous aujourd’hui aux jeunes qui voudraient se lancer dans les affaires ?

 Le premier conseil que je leur donne, c’est de croire en ce qu’ils font et de prendre l’exemple de Monsieur Bougne parce que je suis parti de rien et me voici industriel aujourd’hui. Je croyais en mes capacités, je croyais en ce que je faisais et c’est d’ailleurs le slogan de Bocom aujourd’hui. Donc, lorsque vous commencez une affaire, ne dites pas que vous n’avez pas assez d’argent. J’ai commencé à ramasser les bouteilles, j’ai commencé à vendre de l’huile de palme, j’ai été manœuvre, docker au port, mais j’avais un seul objectif : réunir mon argent pour ouvrir un atelier de couture industrielle. Ce que j’ai finalement fait. A partir de la couture industrielle, j’ai développé d’autres industries et me voici aujourd’hui. Donc je demande à tous mes jeunes frères de suivre mon exemple, de croire en ce qu’ils font et ils vont réussir.

 

A votre avis, que pourrait faire le gouvernement camerounais ou n’importe quel gouvernement africain pour justement aider ces jeunes à se lancer dans les affaires ?

Que les gouvernements africains apprennent à faire confiance en leurs compatriotes qui veulent se lancer dans les affaires. Qu’on les encourage ; vous allez voir dans d’autres pays, quand un jeune a envi de faire des affaires, dès qu’il a commencé, on le tue avec les impôts. C’est-à-dire qu’il bne peut pas évoluer ; le fisc vient devant ce monsieur qui ne sait pas qu’il est naïf et on va chercher à lui faire comprendre  de toutes les façons  qu’il est incapable de payer et il va fermer les portes ; donc si tos les gouvernements africains pouvaient encourager les jeunes à faire les affaires et aller donner des exonérations des impôts par exemple pour quelques années, le temps qu’ile se mettent debout, avant de commencer à leur faire des taxations, je crois que ça sera salutaire. Et il faut que les radios et télévisions africaines fassent aussi régulièrement les reportages  sur des gens qui ont réussi dans d’autres pays et que leurs compatriotes essaient de voir et tricher le modèle. Voila tout ce que je peux apporter comme contribution.

 

Est-ce que la réglementation pourrait peut-être davantage simplifier aussi les choses ?

Bien sûr. Ça dépend de tout gouvernement. Moi par exemple au Cameroun, je réveille mon gouvernement tous les jours. Quand ca ne va pas, j’écris au secrétaire général de la présence de la république, j’insiste, il me reçoit et je lui explique ce que les gens revendiquent. Quelques jours après le problème est décelé. Je crois que n’importe qui pouvait faire la même chose. Si j’écris et on me reçoit, il pose un problème clairement. Le gouvernement n’est pas le Bon Dieu. Le gouvernement a besoin des informations fiables pour agir.

 

                                         Alain Cédric yompa

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