INTERVIEW : Les éclairages de Grégory Querel (PDG de NECOTRANS)

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 » Le projet de Kribi, tel qu’il a été voulu par le chef de l’Etat, c’est un projet camerounais, régional et même international ».

Forum Libre: Tout en vous souhaitant la bienvenue, Quel est le but de votre visite au Cameroun ?

Grégory Quérel : Le motif de ma visite c’est ce que je fais régulièrement au Cameroun. Mais c’était aujourd’hui l’occasion d’une audience avec le premier ministre, chef du gouvernement de lui faire un point de la situation sur le dossier Kribi. Comme vous le savez, nous avons été adjudicataire (Necotrans et ses partenaires camerounais du projet du terminal polyvalent de Kribi). Nous sommes depuis en discussion avec les autorités sur les modalités juridiques de la convention. c’est une phase de travail qui est terminée. Aujourd’hui, on est à l’application concrète et au démarrage des opérations dans les meilleurs délais dans le timing que va nous donner l’autorité.

FL : On sait  que Vous avez  récemment rencontré le chef de l’Etat et aujourd’hui le premier ministre, chef du gouvernement. Est ce qu’on peut avoir la substance de ce que vous vous êtes dits avec ses deux hautes personnalités de la république du Cameroun.

GQ : Lors de l’audience à la Présidence de la République et ce jour (mercredi 09 novembre 2016) même avec le Premier Ministre chef du gouvernement, nous avons redonné l’assurance que nous allons effectivement assumer nos engagements sur la partie du terminal polyvalent à nous confié. Nous lui avons montré notre détermination à aller au bout du dossier. C’est un projet qui va être en deux étapes. La première est déjà livrée, vous la connaissez, elle est sortie de terre ou d’eau comme vous voulez, mais dans tous les cas, elle est déjà opérationnelle. Mais ce qui est intéressant c’est la deuxième phase qui va venir voir allonger les longueurs de quais et donc de permettre à chaque opérateur d’avoir l’espace suffisant pour pouvoir traiter des volumes importants.

FR : Votre partenariat avec le groupe KPMO  fait couler beaucoup d’encres et de salives. Qu’en est-il exactement ?

GQ : Effectivement, On a vu que la presse reprenait beaucoup d’échanges qui pour la plupart doivent être un petit peu relativisé. C’est à dire le partenariat, quel est-il ? Rappelons-nous de l’origine. A l’origine, le groupe Necotrans soumissionne à l’appel d’offre du terminal polyvalent du port de kribi avec neuf partenaires camerounais principalement opérateurs logistiques à Douala. Notre objectif quel est-il ? Dans les textes de l’appel d’offre, il est clairement stipulé que c’est préférable d’avoir au moins 20°/° des intérêts locaux (camerounais).Nous décidons de porter ces 20% à 49% ca c’était en gros, il y a trois ans maintenant que le projet est arrivé à maturité. Delà, on a soumissionné et on a passé des accords avec les neuf opérateurs. Accords qui ont été notariés ici au Cameroun. Bref on a des accords avec chacun des 09 partenaires camerounais. Notre objectif c’est de mettre en œuvre cet accord à savoir que nous voulons être associés avec chacun des operateurs camerounais qui devra également se conformer comme nous nous conformons à plusieurs obligations. A savoir des obligations au sein de la compagnie, des obligations de financement, parce que nous devons financer les premiers investissements de Kribi. Je rappelle que dans les premiers investissements, il y a le matériel et les tickets d’entrée. Toutes ces parties là, il faut bien la financer. D’autres parts, il y a la deuxième phase à financer et que pendant la première période l’activité sur le port de kribi n’est pas encore à un niveau suffisamment satisfaisant pour rentrer dans l’investissement. Le programme est sur une maturité qui est longue. Et il est important de le faire comprendre à nos partenaires camerounais. Je pense qu’il est préférable d’avoir des discussions « un peu difficile », encore que se mettre autour de la table permet d’évacuer beaucoup de pression aussi. Il est important qu’on voit l’avenir, bref des  perspectives à long terme. Pas uniquement des solutions à court termes aujourd’hui. On doit être sûr qu’on peut tous s’engager sur le long terme.

 FR : Pourquoi Necotrans n’arrive pas à se déployer sur la partie qui lui est réservée ? Y’a-t-il des choses qui coincent ?

GQ : C’est beaucoup plus simple que çà !il y a rien qui coince aujourd’hui puisqu’il qu’il n’y a pas un contrat qui a été signé. La convention va être signée avec l’Etat. Et nous, en tant  que opérateur logistique, opérateur portuaire, je rappelle qu’on exerce ce métier sur tous les pays de la cote africaine, nous sommes prêts à démarrer. Donc, il n’y rien qui coince. Il suffit juste de régler les aspects juridiques des partenariats qui sont plutôt en discussion que dans le blocage. En termes d’exploitation, il n’y a pas de blocage quelconque. On est capable d’opérer demain matin. On est capable d’opérer un navire par semaine. On n’a pas de problème d’exploitation. Les seules difficultés qui restent à résoudre sont des discussions en tant qu’actionnaire.

FR : Qu’est ce que le peuple camerounais peut attendre de Necotrans ?

GQ : Le projet de kribi, tel qu’il a été voulu par le chef de l’Etat, c’est un projet camerounais, régional et même international. C’est de pouvoir connecter le Cameroun et les pays d’hinterlands avec monde entier. Vous avez aujourd’hui un port qui est un nouveau port, qui est en effet récent dans  les infrastructures en Afrique de l’ouest. Un nouveau port  qui a été décidé par le chef de l’état et mis en œuvre par le gouvernement. Pour le Cameroun, ça ouvre des perspectives intéressantes tant pour l’activité économique camerounaise que pour l’activité de nos voisins enclavés du Tchad que de la République Centrafricaine. Mais également, les connexions avec les voisins immédiats du Nigéria, du Congo, de la Guinée Equatoriale, du Gabon …pour les camerounais, le Port polyvalent de kribi est un excellent projet .C’est un des plus beaux projets d’infrastructure qu’on puisse avoir aujourd’hui en Afrique. Pour  Necotrans, nous allons tout faire pour mener à bien et également offrir  des d’emplois aux camerounais, des perspectives d’association aux résultats à nos partenaires camerounais et accompagner la croissance du projet et de l’économie camerounaise au bénéfice de tous.

                                                                                              Propos recueillis par Prince Aristide Ngueukam

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