L’Ouest réclame sa faculté de médecine et ses Grandes écoles.

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Revendication-Enseignement Supérieur

L’Ouest réclame sa faculté de médecine et ses Grandes écoles.

De nombreux établissements de l’Universités de Dschang logés dans d’autres régions.

Les populations de l’ouest crient au complot et dénonce le laxisme de ses « élites ».

La chefferie Banka attend toujours d’accueillir sa faculté de médecine  avec ses 20 Ha offert au Minesup.

Depuis le 10 février 2008, lors de son adresse à la nation, le président de la république promettait  la création d’une faculté de médecine et de pharmacie dans la région de l’ouest. Bientôt dix ans, les fils et filles de l’ouest crient à la marginalisation et demandent aussi la création des grandes écoles pour la formation des enseignants et des ingénieurs polytechniciens comme dans d’autres régions et universités d’Etat du Cameroun. Pendant ce temps, depuis l’an 2008, la chefferie de 1er degré de Banka dans le  département du Haut-Nkam  a fait une donation d’un terrain d’une superficie de 20 Ha au ministère de l’enseignement supérieur  pour accueillir la faculté de médecine et de pharmacie de l’Université de Dschang.au cœur de cette affaire qui fait  au sein de l’ élite de l’Ouest…

C’est le comble ,la confusion et  la déception  au sein de l’élite de la région de l’ouest du Cameroun depuis  la sortie de  Awa Fonka Augustine ,gouverneur de la région de l’ouest, le o4 avril 2017 à Dschang lors d’une séance de travail avec les corps constitués du département de la Menoua au sujet de la création d’une  faculté de médecine et de pharmacie à l’université de Dschang. Awa Fonka Augustine avait pris le soin de rappeler à l’élite de la région de l’Ouest que le projet de la création d’une faculté de médecine à l’université de Dschang n’était plus à l’ordre du jour.

Le Minesup Fame Ndongo est-il contre la création d’une faculté de médecine et de pharmacie dans la région de l’Ouest ?

 Il faut rappeler qu’à  la suite de la doléance  adressés  par les parlementaires de la région de  l’ouest  au gouverneur Awa Fonka – pour réactiver la promesse faite par le chef de l’Etat en février 2008 et confirmé par Yang Philémon , en octobre 2011 pendant un meeting du Rdpc à Bafoussam ,sous sa casquette de directeur de campagne du candidat du Rdpc pour les présidentielles de 2011 –pour  la création d’une école de médecine dans la région de l’Ouest, Le numéro un de la région avait indiqué : « Il m’a répondu en me disant qu’il a pris note et que moi gouverneur, je dois tenir informé les responsables politiques, les parlementaires de ce qu’il se trouve déjà dans la région de l’Ouest et précisément à l’université des Montagnes, une faculté de médecine ainsi qu’une faculté de pharmacie qui continuent de former les responsables de ces filières pour le compte de l’Etat ».Après cette réaction de Fonka Awa Augustine, de nombreux élites de la région de l’Ouest affirment sous cape que c’est le ministre Jacques Fame Ndongo qui serait contre la création d’une faculté de médecine dans la région de l’Ouest Cameroun. A  cet effet le Sénateur SDF, Etienne Sonkin avait d’ailleurs rappelé : « nombre de facultés de médecine déjà existantes ont bel et bien été créées dans des villes où ils existaient déjà des établissements privés de formation médico-sanitaire ».Plus loin un autre chef traditionnel de l’Ouest indique sous cape : «  Fame Ndongo n’a pas du tout raison. Nous voulons lui rappeler que l’université des  montagnes  est une institution privée crée par les bons soins des enfants de l’ouest qui ont voulu répondre à une demande noble. Mais  la scolarité payée dans cette université n’est pas à la portée de tous les parents et par conséquent le Minesup devrait chercher d’autres raisons  pour torpiller une promesse faite par le chef de l’Etat à une région qui l’a toujours soutenu sur le plan politique. ».

Les fils et filles de l’Ouest crient à la marginalisation et exigent la faculté de médecine, la création d’une école normale supérieure  et une école polytechnique.

Au-delà de la promesse de la création d’une faculté de médecine faite par le président de la république, une certaine élite pense que le chef de l’Etat devrait dans les plus brefs délais accorder l’ouverture d’une école polytechnique et d’une école normale supérieure aux ressortissants de l’ouest. Sans toutefois faire la comparaison avec la récente transformation de l’ex Institut supérieur du Sahel devenu  école polytechnique de Maroua, Les enfants de l’Ouest estiment que l’université de Dschang est une curiosité car elle dispose de huit campus dans 6 des 10 régions du pays, à savoir, des antennes pédagogiques et de recherche à Bambui (Nord-Ouest), Belabo (Est), Ebolowa (Sud), Maroua (Extrême-Nord) et Yaoundé-Nkolbisson (Centre). A l’Ouest, on a le campus principal à Dschang et deux établissements à Bandjoun et à Foumban. En somme les populations de l’ouest ne bénéficient pas directement de la proximité géographique des antennes logées dans les cinq différentes autres  régions que celle de la région de l’Ouest Cameroun. Comme pour dire que sur le plan pratique la région de l’Ouest ne jouit pas totalement de l’université de Dschang. Un ancien parlementaire et membre titulaire du comité central du Rdpc regrette : «Quand bien même le chef de l’Etat fait une promesse, pourquoi doit-on toujours chercher à piétiner les enfants de l’ouest alors qu’ils donnent tout au régime de Biya? Voilà le patriarche Fotso Victor qui a donné tout un IUT à l’Etat du Cameroun.Ca coute quoi au gouvernement de transformer ca en école polytechnique ? ».Un autre membre  du parti au pouvoir et par ailleurs opérateur économique est plus sentencieux : « Que le gouvernement nous donne aussi l’école normale supérieure  et nous allons construire les bâtiments .D’ailleurs la plus parts des salles de classe dans les écoles primaires et des lycées sont construits par les cotisations des enfants de l’ouest dans nos villages ».C’est autant plus une réalité vécue dans la région de l’ouest Cameroun concernant les construction des bâtiments publics par les villageois et ce sous le prétexte que l’Etat n’a pas les moyens de  tout faire.

Quand la chefferie de 1er Degré de Banka dans le Haut-Nkam  offrait 20 Ha pour la construction de la faculté de médecine…

Dans la région de l’Ouest, c’est une tradition d’offrir les terrains pour la construction des infrastructures de l’Etat. La preuve, des sources indiquent que les fils de la Menoua, par le truchement de feue Françoise Foning, se sont toujours battus pour céder des parcelles de terrain à l’État pour la construction d’une école de médecine. Françoise Foning avait de ce fait jeté  son dévolu sur le site baptisé « La colline de Foto ».Mais  de nombreux goulots d’étranglements  sont apparus, car  certains  élites  avide de gains voulaient  s’accaparer la colline de Foto dans l’optique de bénéficier des indemnisations de l’Etat le moment venu. C’est connu que Françoise Foning avait  utilisé son entregent  à l’internationale pour solliciter  ainsi l’appui des  Italiens pour la construction d’une  faculté de médecine semblable à celle  des occidentaux.

Dans le Département du Haut-Nkam, les gens ne sont pas rester indifférents après  l’annonce du chef de l’Etat de doter  l’ouest d’une faculté de médecine .Depuis  février  2008, le défunt Roi des Banka, SM Monkam Tientcheu David avait rassuré les pouvoirs publics de mettre des hectares  de terrains du patrimoine royal à la disposition du ministère de l’enseignement supérieur pour accueillir la faculté de médecine de l’université de Dschang. Sous la coordination de  l’ancien Préfet du Haut-Nkam Gabriel ESSOI ELOI, plusieurs descentes sur le terrain pour la reconnaissance du site par les fonctionnaires du Minesup à Banka  ont été effectuées. L e nouveau Roi des Banka, SM Monkam Toukam Paul Arnauld  a tenu à matérialiser  la volonté de son défunt père en signant un acte de donation de 20 ha de terrain au  profit du ministère  de l’enseignement supérieur pour la dite cause. Depuis quelques semaines, le préfet Mamoudou  s’active avec les agents de la délégation départementale du Mindcaf pour  boucler ce dossier cher aux fils de l’Ouest. Dans les coulisses, de nombreuses élites de l’ouest se posent des questions sur l’opportunité de la  récente sortie du gouverneur de la région de l’ouest qui affirmait que ce dossier n’était plus à l’ordre du jour après son échange avec  le Minesup Jacques Fame Ndongo. D’autres parts, une source au palais d’Etoudi affirme que le président de la république est au courant de ce dossier et qu’il  ne tardera pas à se prononcer lors de l’une de ses  différentes  communications stratégiques et politiques en relation avec  les échéances électorales prévues pour 2018.Quelle que soit le Jour et le temps, les populations de la région de l’Ouest  attendent. Affaire  à suivre…

 

Au cours d’une séance de travail dans le chef-lieu du département de la Menoua, le gouverneur de l’Ouest, Awa Fonka Augustine a indiqué que le ministre de l’Enseignement Supérieur est opposé à l’idée de la création d’une autre école de formation des médecins et pharmaciens en dehors de l’Université des montagnes.

L’université de Dschang doit-il mettre une croix sur de la création d’une Faculté de médecine ? Il y a en effet très peu de raisons d’espérer après la récente sortie du patron de la région de l’Ouest. Awa Fonka Augustine  a tenu le 4 avril 2017, une séance de travail avec les populations du chef-lieu du département de la Menoua.

L’occasion pour l’autorité administrative, indique La Nouvelle Expression (LNE) du 18 avril 2017, de faire sur les blocages qui entourent la mise sur pied d’une Faculté de médecine à l’université de Dschang. Il a dit avoir transmis, il y a quelques années, au Ministre de l’Enseignement Supérieur, les doléances des députés et sénateurs dans ce sens. Immédiatement, Jacques FameNdongo a répondu.

« Il m’a répondu il me disant qu’il a pris note et que moi gouverneur, je dois tenir informés les responsables politiques, les parlementaires de ce qu’il se trouve déjà dans la région de l’Ouest et précisément à l’université des Montagnes, une faculté de médecine ainsi qu’une faculté de pharmacie qui continuent de former les responsables de ces filières pour le compte de l’Etat », a affirmé le gouverneur Awa Fonka.

Cela signifie en d’autres termes, souligne LNE qu’«au MINSUP, le dossier de la faculté de médecine et de pharmacie à l’université de Dschang promise par le Chef de l’Etat lors de son adresse à la jeunesse le 10 février 2008, se trouve déjà à la poubelle ».

Une situation qui met en rogne la sénateur SDF, Etienne Sonkin. Ce dernier soutient que « nombre de facultés de médecine déjà existantes ont bel et bien été créées dans des villes où ils existaient déjà des établissements privés de formation médico-sanitaire ».

                                                                               Prince Aristide NGUEUKAM

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