LA PHARMACIE DES CHEVEUX PREND CORPS A DOUALA

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Les produits ont été présentés au public de la capitale économique le 24 avril 2015.

C’est donc une bonne brochette de personnalités, des femmes et hommes de média qui ont répondu présents à l’hôtel Somatel le vendredi 24 avril dernier pour suivre Gwendolyne Halle, grande vedette du jour et principale oratrice.

La jeune dame, avoisinant la trentaine, est occupée dans un premier temps à exposer les produits issus de sa recherche et qui portent les initiales KMK. Les hôtesses autour d’elles s’activent et n’hésitent pas à sa satisfaire la curiosité des journalistes et autres invités. Toute une découverte pour tout le monde dans la salle. «C’est tout au moins curieux de voir tout ceci. Il faut bien comprendre cet attachement à une jeune dame de s’investir sur le cheveu et notamment dans le traitement alors même que les produits de beauté. Cela nous surprend encore en voyant toute une pharmacie pour les cheveux», a laissé entendre un groupe de dames rencontré sur les lieux de l’événement.  

Et répondant justement à la curiosité des femmes de média, la jeune biochimiste médicale explique tout simplement que : « Comme la peau ou tout autre organe de notre corps humain, le cheveu au regard de son importance dans notre organisme, il doit avoir autant de soins et intégrer nos budgets ou tout au moins nos prévisions en matière de santé. Et surtout, il faut que l’on établisse la différence entre des produits cosmétiques importés qui ne d’adaptent aux conditions locales et les produits de santé de cheveux qui sont des traitements tout comme on soigne le paludisme ou autre maladie», dit-elle en précisant encore qu’elle veut «mettre à la disposition des citoyens camerounais, hommes et femmes, enfants et adultes, des produits adaptés à notre environnement parce que les cheveux sous les tropiques ont trop de problèmes et nécessitent une attention particulière. Il faut donc comprendre que c’est un élément du corps qui doit se soigner pour être en bonne santé».

Et les produits alors ? Notre pharmacienne n’est pas allée s’encombrer avec les produits chimiques qui, pour elles, causent plus de problèmes sur nos cheveux comme on ne peut l’imaginer : «Ces produits cosmétiques importés ne s’adaptent aux conditions locales. Il faut tout simplement retenir que la chevelure afro n’est pas la chevelure blanche», soutient Gwendolyne Halle qui puise dans son environnement pour soigner les cheveux, «Je me suis mise dans les plantes que nous avons chez nous. C’est par exemple les mangues, les carottes, les avocats, les amandes, l’eau. Tout ce qui est autour de nous de naturel. Sans colorants ni préservatifs. Il y a des solutions pour la conservation de ces produits. J’ai travaillé dur pour cela. Dans le domaine scientifique il y a des formes d’extraction bien adaptée à chaque type d’extraction…», dit-elle encore en soutenant qu’elle peut satisfaire la demande au Cameroun «Mon objectif c’est que même la petite vendeuse au marché puisse s’en accommoder…», déclare-t-elle en informant qu’elle  est repérable à la porte 10 du premier étage de l’immeuble SHALOM situé en face du nouveau parquet à l’ancienne route Bonabéri.

 

 Les confidences de Gwendolyne Halle

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«Il faut que nos coiffeuses apprennent la vie et les exigences du cheveu…»

 

Microbiologiste médicale de formation, professionnelle en santé et expertise sur les questions de beauté, fondatrice de Health and Medical Empire (H&M Empire), une structure spécialisée sur l’éducation de la santé et de la beauté,  nous l’avons rencontrée au sortir de son exposition du 24 avril 2015.

 

Toute une pharmacie pour les cheveux. Ce n’est pas exagéré ?

 

On peut le penser. La peau est le plus grand organe chez l’homme. Et si nos cheveux se cassaient en nous faisant du mal, peut-être que nous allions prendre soin d’eux.

 

Quels sont les problèmes que connaissent les cheveux en Afrique et au Cameroun?

 

Au Cameroun, pour ne rester qu’ici, le soleil est le premier facteur gênant sur les cheveux. Les rayons solaires les abiment suffisamment. Il change même la couleur des cheveux. Pour ce qui est des femmes, on en trouve qui ont de très beau cheveux, mais qui deviennent marron sous l’effet de la chaleur. Et même le soleil détruit les cheveux. Aussi, les ingrédients contenus dans les produits de beauté importés au Cameroun ne sont pas faits pour les cheveux de la femme africaine. Je le découvre au terme des recherches menées.

Pour ce qui est des hommes et des personnes adultes, il y a un grand nombre qui souffrent de la perte des cheveux, des calvities. Chez les enfants, il y a la teigne, les eczémas, les mycoses. Je pars donc de ces constats pour trouver des solutions à ces maux dont souffrent nos têtes. J’ai dit qu’il faut une pharmacie pour les cheveux.

 

A côté de ce que vous dites, il y a les salons de coiffure où l’on parle de traitement de cheveux. Ets-ce que ce ne sera pas une rude bataille pour vous de faire un distinguo entre coiffure et le cheveu traité ?

 

Il faut faire justement une différence. Quand nous partons au salon, beaucoup de coiffeuses ne connaissent pas quelle vitamine il faut pour quel cheveu. Elles ne savent pas ce que nous avons dans nos corps, ce que nous consommons pour que nos cheveux soient en bonne santé. Les coiffeuses ne peuvent nous expliquer pourquoi la fumée sort lorsque nous sommes sous casque. Les femmes même ne peuvent pas nous expliquer pourquoi leurs cheveux grattent quand elles sont sous le soleil. Elles ne savent pas pourquoi, deux jours après avoir lavé les cheveux, on voit les pellicules. On ne connait pas comment un homme qui n’a jamais de calvitie dans la vie, en vient à avoir dans la vieillesse. Il faut que nos coiffeuses apprennent la vie et les exigences du cheveu pour mieux expliquer aux clients. Il y a une science derrière les cheveux. Il faut donc que les coiffeuses apprennent cette science pour mieux éduquer leurs clients. Ce que je fais ici, c’est non seulement la consultation et la fabrication, des produits, non seulement la vente, mais aussi et surtout l’éducation et la formation appropriée sur le cheveu. J’ai pris tout mon temps pour mener des recherches pour arriver à la composition des produits adaptés justement à notre environnement.

 

Où se situe la limite entre produits de beauté et produits de  soins des cheveux ?

 

Les produits de beauté suivent la direction des cosmétiques avec des couleurs artificielles. Les produits de santé de cheveux tels que conçus par moi, n’ont aucun parfum cosmétique qui est artificiel. Les produits cosmétiques ont des préservatifs, les miens non. Les produits de beauté sont les produits chimiques de laboratoires. Et il faut bien comprendre que les produits cosmétiques ne soignent pas les maladies de cheveux ce qui tout différent des produits de santé qui protègent contre le soleil, de la chaleur, la fumée et des autres déchets rejetés par les industries.

 

C’est pour dire que les produits issus de vos recherches ne sont pas en conflit avec ceux utilisés dans les salons de coiffure et autres maison de beauté? Ils n’ont aucun effet secondaire ?

 

Je suis encore en train de chercher à savoir la tonne de produits cosmétiques utilisés au Cameroun. Parce que malgré leur utilisation, les cheveux ne sont pas beaux. 80% des femmes au Cameroun mettent des greffes et des perruques. Pourquoi nous ne laissons pas nos cheveux au vent si on estime que les produits chimiques importés sont bons ?  Si les coiffeuses font du bon travail pourquoi les femmes vivent toujours le problème de perte des cheveux ? Il y en qui dépensent énormément sans trouver de solution. Il faut donc comprendre que les produits de santé ne peuvent se confondre aux produits cosmétiques. C’est totalement différent. Je fais de la recherche pure pour donner la vie au cheveu.

 

Dans le contexte actuel. Est-ce qu’on peut se passer des salons de coiffure ou tout au moins des produits cosmétiques et avoir des cheveux parfaits?

 

Il y a deux choses. Il y a des femmes qui partent au salon parce qu’elles veulent être bien traités. Il y en a qui vont pour des massages pour leur bien-être et il y a de l’argent pour dépenser pour cela. Il y a aussi certaines personnes qui partent au salon sans même connaître là où on achète ces produits encore moins leur composante. Pourtant, il y a des produits conçus pour les cheveux afro qui sont de nature secs et quand nous utilisons les produits des blancs comme le shampoing qui rend encore nos cheveux plus secs. Chaque femme peut rester chez elle en utilisant les produits naturels qui lui donnent de superbes cheveux. Je ne parle seulement des cheveux des femmes. Ceci concerne tout le monde. Les hommes et les enfants aussi.

 

D’où vous proviennent les produits ?

 

Je travaille  avec les plantes de chez nous. Il y a les mangues, les carottes, les avocats, les amandes, l’eau. Tout ce qui est autour de nous de naturel. Sans colorants ni préservatifs. Il y a des solutions pour la conservation de ces produits. J’ai appris à la faire encore que c’est du domaine de la science où il y a des formes d’extraction bien adaptée à chaque type d’extraction. Et c’est bien coûteux plus que les autres où l’on mélange avec les produits chimiques..

 

Le Cameroun compte 20 millions de têtes qu’il faut satisfaire !!!!

 

Il y a tellement de la matière dans notre pays. Donc il n y a aucune inquiétude quant à l’offre des produits que je fabrique. J’ai étudié dans les grandes écoles de recherches scientifiques à Londres et j’ai choisi sans contraintes de venir m’installer au Cameroun, un pays très riche. Et il y a des choses à faire ici sur place surtout dans le domaine de la recherche. Il y a des grands laboratoires en Europe où je pouvais montrer mes compétences. Mais je préfère rester ici pour mettre au service des populations ce que j’ai appris là-bas. Mon objectif  est de pouvoir donner la possibilité à la petite vendeuse au marché pour soigner ses cheveux.

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