LE SUCRE DE PLUS EN PLUS RARE SUR LE MARCHE

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Extrême-Nord : Le sucre de plus en plus rare sur le marché

A moins quelques jours du début de Ramadan, le sucre, aliment très prisé en cette période de de pénitence  se fait de plus en plus rare sur les marchés locaux de la région. Apres les affres de Boko haram, le chaos se profile à l’horizon.

Le sucre, aliment très indispensable dans les ménages se fait rare sur les marchés de la région de l’Extrême-Nord. A Maroua, capitale régionale, cette denrée alimentaire apparait et disparait des étals des marchés plongeant ainsi des nombreux consommateurs dans le désarroi.Il faut parcourir au moins trois à quatre boutiques avant de trouver du sucre, comme nous confie Maïramou, rencontrée ce mardi 05 mai au marché central de la cité capitale. Cette dame qui fait le foléré- un jus de fruit naturel- dit s’approvisionner chaque jour en sucre en ce temps de chaleur, mais est souvent obligée de casquer fort pour avoir ce précieux sésame à cause de la pénurie. Le manque de cette denrée sur le marché de Maroua a occasionné depuis bientôt un mois, une légère augmentation du prix du kilogramme en poudre ou en morceaux qui coûte désormais 850 F Cfa, voir 900 F Cfa dans certaines boutique alors qu’il ne coûtait que 750 F Cfa. Il faut débrousser entre 3 500 F Cfa et 3 600 F Cfa pour se procurer le sac de 5 Kg. Et ceci quand on en trouve. Car dans certains marchés ce précieux sésame est presque inexistant. « Je ne parviens même pas à avoir deux sacs de 50kg de sucre parce que mon livreur me dit qu’il y en a pas ». Confie Boubakari Djaouro, détaillant. Ce commerçant n’est pas le seul à se plaindre de la rareté du sucre. Comme lui, ils sont nombreux ces commerçants qui autrefois disposait des tonnes de sucre en poudre et en morceaux. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. Le sac du sucre blanc qui coutait 28 000 F Cfa coûte actuellement 32 500 F Cfa et on n’en trouve même pas.

Sur les raisons de la pénurie du sucre dans l’Extrême-Nord, un grossiste explique les raisons. «  Quand nous passons des commandes, il faut attendre un mois parfois deux mois pour être servi. Le plus souvent on ne parvient même pas à obtenir la quantité demandée parce qu’on dit qu’il y’en a pas assez» Confie, Alhadi Abakar, commerçant au marché de Maroua. Autre raison avancée et non de moindre, la fermeture des frontières entre le Cameroun et le Nigéria du faite de l’insécurité imposée à cette partie du pays par la nébuleuse Boko Haram. « Avant on s’approvisionnait en sucre au Nigéria pour combler le déficit. Puisque qu’au niveau local, la production ne suffit pas les consommateurs. Mais depuis que Boko Haram a paralysé les activités socio-économiques dans la région de l’Extrême-Nord, nous éprouvons d’énormes difficultés pour avoir le sucre du Nigéria. Même si on en trouve c’est presque le même prix que celui localement produit». Ajoute Alhadji Abakar.

La situation est plus préoccupante surtout à quelques jours seulement du début de Ramadan chez les musulmans où on observe une agitation sur le marché du sucre, la demande étant particulièrement forte. Il faut souligner que pendant cette période de pénitence, le sucre est très prisé pour la préparation de la bouillie. La demande est souvent accentuée que d’habitude. Une situation qui sera très difficile pour les fidèles musulmans si cette pénurie perdure. Et du coup les dignitaires de la ville de Maroua se demandent bien pourquoi le gouvernement avait suspendu les autorisations d’importations du sucre car disent-ils avant la dite suspension le marché était suffisamment alimenté et le sucre moins cher. D’ores les regards sont tournés vers Yaoundé  pour trouver une solution définitive afin d’éviter le chaos pendant le ramandan après les souffrances qu’endurent les populations de cette région avec les affres de Boko Haram.

 

 

 

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