Lynchage de Monseigneur Christophe Zoa: Le Pr Claude Bekolo dénonce l’élite du département du Dja et Lobo

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INDIGNATION FACE A LA CABALE DE DÉNIGREMENT MÉDIATIQUE DE Mgr Christophe ZOA
Je suis le Professeur Claude Bekolo, Président Délégué du Conseil pour les Affaires Economiques du Diocèse de Sangmelima, élite du Département du Dja et Lobo et témoin de l’histoire.
Depuis la messe à la Cathédrale Saint Joseph de Sangmelima en date du 13 février 2022, dite pour célébrer l’anniversaire du Chef de l’Etat, dans les réseaux sociaux et certains médias circulent des messages et informations totalement déplacées et pratiquement injurieuses, et une arrogance sans précédent vis-à-vis de l’Evêque du Diocèse de Sangmelima, Mgr Christophe Zoa. Cette campagne à la fois imbécile et blasphématoire est de nature à remettre en question les fondements même de notre société. En effet, on y lit un glissement des valeurs et des normes, et autant l’effondrement de cette foi profonde qui caractérise notre sphère territoriale.
Comment est-il possible de s’attaquer aussi brutalement, lamentablement et grossièrement à un ministre du Christ, serviteur quelconque, ouvrier ayant volontairement tout abandonné pour servir bénévolement le département ? Fils et filles du Dja et Lobo comment faites vous pour en arriver là ? Où est passé la honte, l’esprit critique, le sens du discernement ? Avez-vous perdu la raison ? Que vous a fait ce Monsieur qui ne demande qu’à dire l’évangile et à prier pour vous, pour nous ? Et vos divisions alors que vous prétendez aimer et servir le même individu, cette grâce de Dieu qu’est le monument et fils du Dja et Lobo, fils du Sud et du Cameroun au service de la nation, le Président Paul Biya, à quoi riment-elles ?
Totalement déçu et outré par la folie, consciente ou inconsciente, des fils et filles du terroir, je viens ici, au nom de tout ce Conseil à la tête duquel j’ai l’honneur de trôner, m’insurger contre cette cabale qui n’est ni plus ni moins qu’un crime médiatisé sur un serviteur apostolique en mission divine dans le Département du Dja et Lobo, c’est-à-dire vers ceux-là même qui l’ont jeté à la vindicte populaire en le clouant comme Jésus sur le bois de la croix.
Pour peu qu’on ait pris part à cette messe dont on se sert comme prétexte pour empoisonner l’opinion, on se demanderait où est la division déclamée et qui la sème en vérité ? Tant l’oechuminisme à touché son asymptote et la solidarité célébrée pour révéler à tous les valeurs grégaires de notre culture chrétienne et sociale. Les composantes religieuses les plus caractéristiques du pays étaient toutes présentes … avec en prime des musulmans, tout le Sud était là. Pour terminer, les fils et filles du Dja et Lobo se sont massivement mobilisés comme d’habitude. Qui a drainé tout ce beau monde et toutes les élites du Dja et Lobo dans cette cérémonie ? Montrez moi par quel bout saisir la division. J’ai beau me retourner les méninges pour comprendre, hélas cet exercice n’autorise aucun résultat crédible.
S’agissant de cette préséance qui semble poser problème, je rappelle que nous étions dans un office religieux, domaine dans lequel nous sommes tous censés être égaux, même si le formalisme propre à la nature de la cérémonie invite à respecter les minima protocolaires. Le célébrant principal qu’était Mgr Christophe Zoa avait bien précisé dès l’entame de son propos présenter d’abord les personnalités venues de l’extérieur du Département. En quoi le Zomloa des Zomloa pose problème ? Il sera toujours le bienvenu et aura droit aux mêmes égards, tout comme les autres fidèles. Point de discrimination chez et avec Dieu.
Je profite pour faire connaître que le Diocèse est particulièrement fier et honoré de compter sur cette Elite exemplaire et modèle qu’est le Ministre Louis Paul Motaze. Il a su imposer respect et considération à travers ses œuvres. Pour nous ce nom relève plutôt du sacré. J’invite à faire très attention quand les circonstances invitent à le citer.
Je voulais dire que la messe n’était pas une cérémonie protocolaire en dépit de la présence du Représentant du chef de l’Etat, le Ministre Samuel Mvondo Ayolo, de nombreux membres du gouvernement et personnalités. C’était tout simplement un office religieux malgré les données contextuelles.
Sur le volet financier, je crois que c’est du délire d’évoquer toutes ces sommes au-delà de la réalité d’ailleurs connue, sauf à être de mauvaise foi. Dans ma qualité d’autorité des questions économico-financières du diocèse, je puis assurer que si nous avions reçu autant d’argent, la cathédrale serait terminée depuis belle lurette. Sur ce plan, la transparence a toujours été de mise. Pour information, le rapport financier de tous les travaux entrepris a été déroulé et diffusé dans tous les canaux de communication le 27 avril 2019, jour de l’inauguration de la cathédrale, de façon fidèle et sincère. Nos comptes sont bons et clairs, suivis. Pour information ils sont suivis par un expert dans le domaine. Si tel n’était pas le cas croyez-vous un seul instant que les mêmes bienfaiteurs allaient continuer à manifester leur générosité ?Merci encore à tous les contributeurs. Nos mains restent ouvertes pour recevoir la générosité du peuple de Dieu et pouvoir parachever cette œuvre.
Pour finir, Mgr Christophe Zoa que vous avez choisi de lyncher aujourd’hui est un véritable éléphant dans le diocèse exactement comme son nom l’indique.
Il convient de rappeler que lorsque nous l’avons accueilli le 31 janvier 2009 à l’ancienne cathédrale à Akon, les patriarches du département du Dja et Lobo n’ont pas été tendres envers lui en lui donnant deux symboles qui allaient définir sa mission, à savoir, la croix pour préserver son caractère spirituel et la houe pour désigner la terre, seul capital disponible à valoriser puisque le diocèse n’avait que des dettes. Son bilan à ce jour pour ceux qui ne le savent pas est impressionnant. Je prendrai la peine de citer quelques bonds que le diocèse de Sangmelima a effectué en 12 ans.
– Sur le plan de la formation nous enregistrons 6 nouveaux Docteurs dans le clergé, 4 en instance de soutenance, 15 prêtres aux études dont 11 en Europe (France, Allemagne, Italie, Belgique) sans compter ceux en formation au Cameroun, une quinzaine de grands seminaristes ; un séminaire propédeutique à Nden pour ressusciter cette zone qui a marqué l’histoire de notre Diocèse.
– Sur le plan agro-pastoral, le Diocèse compte plus de 70 hectares de cacao et un entrepreneuriat rural dans la pisciculture qui a pris Racine dans la paroisse d’Ebotenkul, sans oublier de multiples initiatives de mise en place d’exploitations agricoles et d’élevage dans les paroisses.
– Sur le plan infrastructurel, la plus grande cathédrale d’Afrique Francophone, construite sans poteaux à l’intérieur. J’invite ceux qui la taxent de hangar d’aller visiter tout le complexe et non se contenter de l’observer de loin pour faire des déclarations tapageuses. Ils seront frappés par l’originalité de cette œuvre unique en son genre qui témoigne de la dimension et de la finesse de l’Homme Eléphant. Juste l’esplanade donne le sentiment d’être à la Basilique St Pierre de Rome. Il existe dans le Diocèse de multiples autres initiatives totalement achevées ou en cours telles que les cases chapelles, les presbytères, etc.
Où Mgr Christophe Zoa a-t-il failli? Ce riche bilan en douze années seulement de présence montre la chance de notre Diocèse, pour ne pas dire le privilège, d’avoir Christophe Zoa comme prélat. Il nous a redonné notre orgueil. Alors une campagne de diffamation pour ceux qui le connaissent ne peut relever que de l’affabulation, d’une initiative malignante ourdie par des forces lucifériennes.
Mgr Christophe Zoa fait notre fierté et nous sommes très heureux de travailler avec cet homme dynamique, imaginatif et ambitieux non pour lui mais pour la cause qu’il sert, qui sait avancer et construire malgré l’adversité.
Fils et filles du et dans le Dja et Lobo, peuples de la Région du Sud, camerounais de toutes origines et obédiences religieuses, soyons fier des nôtres qui s’illustrent positivement plutôt que de chercher à les détruire, exaltons nos Valeurs, notre pays avance inexorablement et sûrement vers son destin.
Mon dernier mot concerne nous élites du département, du Sud et de toute notre aire culturelle nos jeunes, tous les fils et filles du terroir. Arrêtons avec ces discours haineux et marchons la main dans la main. Ces postures deviantes sont prédatrices et autodestructrices. Elles ne profitent qu’à ceux qui tirent les ficelles et qui n’ont d’objectif que de saper le progrès. Nous avons la chance d’avoir des ministres, des Directeurs Généraux, de Hauts Responsables et Entrepreneurs qui portent un certain nombre d’entre nous, défendons et protegeons-les. Soyons-en fiers. A des degrés divers tout le monde est important : petits, grands, forts, faibles, hommes et femmes d’affaires, villageois, agriculteurs, parlementaires, etc.
N’oublions pas qu’un peuple qui se divise contre lui-même est voué à la disparition et qu’on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis.

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