MARCHE FINANCIER

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  • Accélérer son développement pour une croissance soutenue

pmLe rôle de l’Etat est essentiel au plan de la promotion de la désintermédiation. Celui du secteur privé est capital s’agissant de la profondeur et de la liquidité du marché pour l’introduction en bourse des sociétés de référence dans notre économie.

Opérationnel depuis le 23 avril 2003, le marché financier du Cameroun avait pour principaux objectifs : de moderniser le système financier national, l’offre de financements complémentaires au crédit bancaire, d’améliorer l’offre d’opportunités de placement et de mobilisation du capital, la levée des fonds pour le financement des grands projets structurants, le renforcement de la culture boursière, grâce à la transparence et l’information financière.

Malheureusement, après douze années d’activités, le marché financier affiche une performance qui contraste avec le potentiel économique réel du pays.

Au niveau de la Commission des Marchés Financiers, l’on note une activité réglementaire relativement appréciable ayant abouti à l’octroi de 4 visas autorisant l’appel public à l’épargne pour le compartiment action (Sociéte des Eaux minérales, Safacam, Socapalm, SGC). Pour ce qui est des titres de créances, la Cmf a procédé à 7 enregistrements de note d’information relatives aux emprunts obligataires par appel public à l’épargne de : la SFI, l’Etat du Cameroun « ECMR 5,6% net 2010-2015 en 2010, la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale « BDEAC 5,5% net 2010-2017 » en 2010, l’Etat du Tchad « Etat du Tchad 6% net 2013-2018 » en 2013, l’Etat du Cameroun « ECMR 5,9% net 2013-2018 » en 2013, l’Etat du Cameroun « ECMR 5,5% net 2014-2019 » en 2014 et le Fonds africain de garantie et de coopération « Fagace 5,25% net 2014-2019 » en 2014.

Douala Stock Exchange, l’entreprise démarché totalise 3 entreprises cotées pour une capitalisation boursière du compartiment action de Fcfa 164 milliards et Fcfa 337 milliards pour le compartiment obligation, soit une capitalisation globale de Fcfa 501 milliards. C’est le lieu de relever la faible liquidité du marché qui accompagne la faible profondeur du fait du nombre encore bas des sociétés inscrites à la cote de la DSX.

Pour un marché reluisant.

La promotion de la transparence et la communication doit se poursuivre pour consolider la confiance du public à travers la création d’agence de notation et le renforcement du rôle de l’expertise comptable dans la production des comptes reflétant une image fidèle et sincère de la situation de l’entreprise. Il faudra développer l’éducation boursière de la population, avec en prime une intensification de la communication sur les questions boursières de nature à renforcer les connaissances et les capacités d’opinion publique par des hommes de médias avisés. L’amélioration des conditions d’accès au marché, le renforcement de la profondeur et de liquidité du marché financier devra s’accomplir avec la réalisation d’un cadre réglementaire régissant les Organismes de placement collectif de valeurs mobilières. Il faudra offrir des mesures incitatives fortes tant pour les émetteurs, les investisseurs que pour les intermédiaires de marché, élargir la base des prestataires des services d’investissement non bancaires, développer un véritable marché de la dette publique, catalyseur et locomotive des émissions de dette privée.

Il est impératif de mettre en œuvre les réformes engagées dans le secteur de la finance pour faire de la place de Douala, une place financière active, dont la profondeur se traduirait par une capitalisation boursière de 1 000 milliards dans son compartiment action et plus de 3 000 milliards au niveau obligataire dans trois ans. Ce qu’il fera d’elle, une place attractive, compétitive et d’inclusion financière pour une promotion dynamiques de l’actionnariat populaire.

                           Alain Cédric yompa

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