PRESIDENTIELLE 2018 – JOSHUA OSIH Au cœur des 24 mesures qui font trembler le RDPC

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JOSHUA OSIH: Président à l'élection présidentielle du Cameroun du 07 Octobre 2018

La présentation récemment à Douala, du programme politique, économique et social que Joshua NAMBANGUI OSIH, candidat à l’élection présidentielle du 07 octobre 2018, a provoqué une véritable levée de boucliers dans certains milieux. Alors que les électeurs se bousculent pour prendre connaissance dudit programme, on entend des voix s’alarmer de son contenu. Retour sur un programme qui dérange.

Le mercredi 22 août dernier, Joshua NAMBANGUI OSIH candidat à l’élection présidentielle du 07 octobre prochain, dévoilait de manière solennelle et officielle le programme de gouvernement qu’il propose au peuple camerounais, en vue de solliciter ses suffrages. Cette présentation se faisait devant un public composé de personnalités d’horizons divers, d’apparatchiks bien connus du Social Democratic Front, mais surtout d’un nombre important de représentants de la presse nationale et internationale.

Dans un exercice qui a duré plusieurs heures, le candidat Joshua OSIH a fait le tour d’un vaste programme de gouvernement qui, en réalité ne pouvait être entièrement exposé et expliqué en quelques heures seulement. Toutefois, le public a eu droit à un condensé du programme de gouvernement que le candidat « pour un Cameroun  meilleur» se propose de mettre en œuvre au cas où il était élu le 7 octobre prochain.

Depuis la sortie du candidat et la mise sur la place publique de son programme politique, économique et social, les réactions n’ont pas seulement été favorables. Si une bonne frange des observateurs de la scène politique camerounaise, tout comme une large majorité des vingt-quatre millions des Camerounais ont salué « la hardiesse de ces propositions allant dans le sens des aspirations profondes du peuple », certains francs-tireurs embusqués dans des rédactions à la solde n’ont cessé,par contre, de tirer à boulets rouges sur ce programme. Et même, à défaut d’arguments pertinents et objectifs, sur le candidat himself : « Les projets surréalistes de Joshua OSIH » titrait un confrère de Yaoundé, tandis qu’un autre parlait de mesures « populistes ». Il n’est point utile de revenir sur les propos méprisables de quelques journalistes cachant mal leur parti pris. Ce tir groupé est-il un hasard ? Naïf qui pourrait le penser.

Dans l’entourage du principal intéressé, paradoxalement, on ne semble pas perturbé outre mesure par cette levée de boucliers. C’est même avec une pointe dérision que certains appréhendent la chose. « C’est le signe visible de la panique qui s’est emparée de certains, dans le camp d’en face, depuis que ce programme de gouvernement rallie les foules », explique un membre de l’équipe de campagne. « Les mesures du candidat Joshua OSIH peuvent paraître surréalistes. Elles ne le sont que  pour les compatriotes qu’on a habitué à la médiocrité et pour les âmes simples, dépourvues de vision», indique un autre. Un cadre de l’administration publique, visiblement séduit par le programme du candidat, rappelle qu’ « on ne jette la pierre que sur un arbre qui porte des fruits ».

Du reste, qu’en est-il exactement du programme de gouvernement politique, économique, social et culturel que propose ce chef d’entreprises de quarante-neuf-ans aux Camerounais ?

Il apparait d’une observation tant soit peu objective des pratiques et des réalités sociopolitiques, que la situation générale du Cameroun est désastreuse, sur tous les plans, sans exception. Dès lors, le programme de gouvernement que propose le candidat du « Pour un Cameroun meilleur » apparaît d’abord comme une thérapie de choc, plus que tout autre chose. Il faut guérir le grand malade qu’est aujourd’hui le Cameroun et le mettre sur la voie du progrès et de la prospérité individuelle et collective du citoyen.

Au plan politique : redonner confiance aux citoyens

« Nous l’avons dit et réaffirmé, nous croyons profondément aux vertus de la gouvernance locale. Une gouvernance locale qui place le respect de la diversité des régions au cœur de ses actions. La présence d’un Etat régulateur et garant de la légalité républicaine et de l’équilibre y compris financier entre les régions, doit être associée à une démocratie locale vivante et vivace. » Telle se résume la pensée de Joshua OSIH en ce qui concerne le fédéralisme.

Les mesures phares du candidat Joshua OSIH au plan politique, de la gouvernance concernent au premier rang le retour au fédéralisme, sur la base des dix régions actuelles.  C’est le moyen le plus efficace de favoriser le retour de la confiance des Camerounais dans le jeu politique démocratique. Ce modèle aura pour principaux axes d’appui : la promotion de la participation de tous les citoyens dans les activités politiques aux niveaux national et local ; une meilleure prise en compte des opinions, des aspirations et de la vision des citoyens dans la prise de décisions aux niveaux local et national ; une meilleure représentativité des citoyens dans les instances de décisions et de gestion aussi bien au niveau local qu’au niveau national ; la revalorisation et la primauté des fonctions électives sur les positions nominatives (avec la suppression des postes de Délégué du Gouvernement, considérée comme une incongruité en contexte démocratique) ; la promotion des processus participatifs dans les assemblées locales ; la diversification des responsabilités électives à tous les niveaux et faisant de la représentativité des femmes au sein des institutions un principe de base…

Du point de vue du candidat OSIH, la gouvernance antidémocratique de la vie politique nationale, qui a toujours rendu chimérique toute aspiration  d’alternance au sommet de l’état est aujourd’hui comptable de la désaffectation des citoyens et des jeunes en particulier, par rapport à la vie politique nationale.

L’actuel système de démocratie en trompe-l’œil constitue un véritable boulet pour l’Etat et la nation, notamment avec certaines institutions anachroniques à l’instar du Conseil Economique et Social  dont on ignore les membres, le Sénat dont la représentativité des membres  nommés par le Président de la République est un grand défi  à l’idéal  démocratique et Républicain.

Nombreux sont, au demeurant, ces sortes d`affronts aux valeurs républicaines et à la légalité. Le refus d’appliquer l`article 66 de la Constitution, le refus persistant de mettre en place les institutions prévues par cette dernière et notamment les conseils régionaux, le refus de prendre en compte les décisions des juridictions locales voir internationales, donnant à voir que l’arbitraire est le mode dominant de gouvernance cher au régime en place. Aussi le citoyen camerounais est-il fondamentalement pessimiste au regard de l’avenir du pays, quand il n’est pas complètement désintéressé de la vie nationale. Voilà qui explique cette désaffection croissante de la vie nationale, de la vie politique et de celle de manifester, même pacifiquement, le ras le bol. Une sorte de désespérance résignée, parfaitement traduite dans par l’expression « On va faire comment » qui scelle le renoncement aux luttes citoyennes.

Le système fédéral consacre la prééminence des aspirations des populations à la base et permet une expression et une participation active et responsable à travers les élus locaux et nationaux, à la gestion des affaires de l’Etat. Etant donné que nous entrons là dans un changement radical de logiciel dans le mode d’administration et de gouvernance publique, le candidat envisage ni plus ni moins que la fermeture immédiate de l’Ecole Nationale d’Administration et de magistrature. C’est selon lui, le moule qui a produit ces monstres qui aujourd’hui sont prêts à dévorer sans pitié le Cameroun. D’ailleurs, indique-t-il, les pays les plus performants en matière de gouvernance en Afrique n’ont pas une école d’administration. Les magistrats seront formés dans des instituts annexés aux facultés de droit, aux côtés des autres membres des professions judiciaires. Cette façon de faire ayant prouvé son efficacité ailleurs, insiste-t-il.

Au plan économique :Redonner aux opérateurs leur place centrale

La conquête de la souveraineté économique du Cameroun figure en bonne place dans l’agenda économique du candidat « Pour un Cameroun meilleur ». Aussi bien dans la présentation au public que dans les réponses aux questions qui ont suivi, Joshua OSIH a été sans équivoque : « Je ne me bat pas pour être le président d’une République dont une partie de la souveraineté se trouve ailleurs. Il est inadmissible que dans le conseil d’administration d’une banque centrale commune à six Etats, que deux individus, par-dessus-tout non ressortissants desdits Etats, détiennent le droit de véto. C’est une insulte à notre souveraineté. Je n’accepterai pas cela ».

Joshua OSIH le pense et il l’a dit, contrairement à la quasi-totalité des autres candidats qui sur la question du Franc CFA, ont jusqu’ici abordé la question avec plus ou moins de clarté, la question de la monnaie, en tant qu’instrument de souveraineté économique, est fondamentale pour tout développement. Et pour étayer ses propos, le candidat aime à convoquer le classement des dix pays les plus prospères de l’Afrique en 2018 que vient de publier la Banque africaine de développement (BAD). Aucun n’est ressortissant de la zone CFA. Tous ont chacune leur monnaie. Faut-il le remarquer, le Soudan, pays sous embargo américain et mis au ban de la « communauté internationale » figure dans le top 10 des pays les plus prospères d’Afrique. Voilà un message fort à ceux qui excipent des éventuelles représailles de la France au cas où le Cameroun ou tout autre pays membre viendrait à quitter le Franc CFA. Les accords de coopération monétaire entre ces pays et l’ancienne métropole leur en donne du reste le droit.

« Le Cameroun dont nous partageons la vision devra faire une place conséquente au secteur économique comme moteur de la création de richesses et de la prospérité nationale » martèle JO. Il reposera, d’après le candidat sur : une concertation constante, structurée et fructueuse des milieux d’affaires dans le processus d’élaboration et de l’implémentation de la politique économique nationale ; la promotion de l’investissement public et privé massif des nationaux dans tous les secteurs productifs de l’économie nationale ; la définition et la protection des secteurs économiques de souveraineté ; la promotion d’un secteur industriel fondé sur la transformation des ressources naturelles nationales ; adossé sur l’organisation fédérale de l’Etat, le programme économique préconise la promotion des activités industrielles par régions et fondées sur les ressources locales ; la promotion des grandes zones agricoles fondées sur les principales zones agro-écologiques du Cameroun ; la promotion de l’entreprenariat des jeunes et spécialement des jeunes diplômés…

 

Au plan social : Redonner l’espoir et la vie

Pour le candidat du Sdf, c’est un vaste chantier étant donné affirme t-il : « l’état de délabrement du Cameroun sur ce plan ». Issu d’un parti dont les principes socio-démocrates sont proclamés, on imagine de toute évidence la préoccupation du candidat. Etant fondamentalement attaché aux grands principes de justice, le candidat « Pour un Cameroun meilleur » propose aux Camerounais de veiller, ensemble, à la protection des libertés publiques tant collectives qu’individuelles. Dans cet esprit, il ambitionne de rendre la justice accessible, indépendante et républicaine. Il veut mettre en place une justice qui garantisse les droits de chacun, qui sanctionne certes, mais qui contribue aussi à la prévention ainsi qu’à la rééducation et à la réinsertion.

La santé est un autre pan essentiel de ce vaste et programme. Ici, deux mesures phares sont annoncées. Il s’agit de la mise en place d’une couverture sanitaire à hauteur de 500 mille franc par famille, avec une contrepartie de 1000 Francs CFA par membre par mois. L’autre mesure concerne la santé de la mère et de l’enfant avec des consultations prénatales gratuites et les soins gratuits jusqu’à l’âge de deux ans. Il faut humaniser les hôpitaux et les centres de santé publics, dans le cadre d’une politique de santé publique moins censitaire, moins marchande et systématiquement préventive.

Instaurer une politique de solidarité nationale en faveur des classes sociales les plus démunies, des catégories les plus faibles, par une prise en charge des débiles mentaux et des déments abandonnés sans secours à eux-mêmes, dans les agglomérations urbaines et rurales, et des jeunes délinquants en danger physique et moral, de même que des orphelins des guerres en cours dans les régions  de l’extrême nord, du nord-ouest et du sud-ouest du pays

Afin accompagner efficacement ces mesures de portée sociale, le candidat dit qu’il va s’atteler au relèvement du pouvoir d’achat des Camerounais dont on a organisé l’effritement dans le but de les tenir en laisse dans la fonction publique. Il est prévu dans cette optique la revalorisation progressive des salaires dans la fonction publique, en vue d’un doublement en cinq ans. Ainsi le salaire minimum garanti sera porté à 160 mille francs CFA en vue de répondre aux exigences d’une vie décente en milieu urbain.

Au niveau de l’éducation et de la formation, il est envisagé la gratuité effective de l’école primaire, mais aussi l’obligation pour tous les enfants d’y aller. Au secondaire le Sdf a programmé l’instauration d’une bourse pour tous les enfants issus des milieux défavorisé, avec des incitations spécifiques pour ceux présentant des aptitudes particulières.

Au niveau du supérieur, la suppression des frais universitaires et le démantèlement des verrous artificiellement créés pour l’accès à l’éducation et à la formation font partie du programme. Il faut rappeler que la principale réforme concerne le mode de désignation des dirigeants dans les universités. Parce que pour J.O , Ils seront désormais élus par leurs collègues, à l’instar de ce qui se fait dans les meilleures institutions universitaires dans le monde. « Avec le système actuel de cooptation des dirigeants, comment s’étonner qu’aucune université camerounaise ne figure au top 100 des universités en Afrique ? », s’indigne le candidat.

« Je laisse à mon successeur un Cameroun prospère, uni et en paix », avait revendiqué le premier président de la République du Cameroun monsieur Ahmadou Ahidjo au soir du 2 novembre 1982, alors qu’il informait le peuple camerounais de sa décision de quitter ses fonctions. Après un long règne de trente-six ans, Paul Biya peut-il aujourd’hui dire autant ? Face à l’ampleur du désastre dans lequel se trouve le Cameroun, seules des mesures fortes et courageuses peuvent sauver ce pays. Les mesures proposées par le candidat Joshua OSIH sont de celles-là. Porteuses d’espoir, elles sont. Seuls les responsables de la débâcle actuelle et ceux qui en profitent sont effrayés par le changement radical que propose ce programme résumé dans vingt-quatre mesures fortes. C’est dire que la dynamique JO’18 est donc enclenchée et rien ne l’arrêtera d’après ses partisans et sympathisants. Ceux-ci invitent les citoyens aux urnes le 07 octobre prochain mais surtout demandent aux électeurs de sécuriser leurs votes.

 

PROGRAMME POLITIQUE ÉCONOMIQUE ET SOCIAL 

Pour retrouver la PAIX, le TRAVAIL et la PATRIE ! 

 

NOS 24 MESURES FORTES POUR 24 MILLIONS DE REVES !

1- Création d’un SMIC à 160.000 F CFA sur 5 ans !

2- Doublement du salaire des fonctionnaires sur 5 ans !

3- A chaque famille camerounaise son titre foncier !

4- Supprimer les loyers d’avance et régulariser la relation bailleur/locataire !

5- Introduire des incitations indexées sur la pénibilité pour les fonctionnaires et assimilés en zone rurale et en zone difficile pour lutter contre l’absentéisme et l’abandon des postes.

6- Mettre en place une loi d’orientation du contenu local et l’imposer dès la première année dans la commande publique.

7- Gratuité des consultations pré et post natales jusqu’à l’âge de 2 ans ainsi que des soins pour l’accouchement par césarienne.

8- Introduction d’une couverture santé à hauteur de 500.000 FCFA par ménage et par an pour une prime de 1.000 FCFA par personne par mois.

9- Introduction d’une bourse scolaire pour les enfants issus des ménages les plus défavorisés.

10- École gratuite et obligatoire jusqu’à la fin du premier cycle et suppression de la scolarité dans les universités et grandes écoles d’Etat

11- Programme Education : Développer les infrastructures et la capacité numérique pour transformer l’enseignement et l’éducation.

12- Fermeture de l’ENAM

13- Suppression des contrôles routiers fixes.

14- Intégration des comités de vigilance (CoVi) actifs dans la partie septentrionale et à l’Est du pays dans les forces de l’ordre.

15- Forme de l’Etat: fédéralisme basé sur les 10 régions actuelles.

16- Election présidentielle à deux tours pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois et introduction du bulletin de vote unique.

17- Ouverture d’une Conférence nationale Vérité, Réconciliation et Réparation.

18- Mise sur pied  d’un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.

19- Délocalisation du chef-lieu de la Région du Centre dans une autre localité du Centre.

20- Implantation des administrations et services publics dans leurs centres d’intérêt.

21- Etablir notre souveraineté monétaire.

22- Réduire la taille du gouvernement à un maximum de 20 ministres.

23- Promouvoir activement le projet Transaqua pour approvisionner le bassin du lac Tchad en eau.

24- Proposer la candidature du Cameruon pour la co-organisation avec deux pays d’Afrique subsaharienne de la coupe du monde 2030.

                                                                                                                   Ngonda Mballa

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