Révélation de la présidentielle 2018 : Comment Cabral Libii a humilié Louis Yinda et autres à Pouma

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Cabral Libii (être grand ne veut pas dire avoir de l’argent. C’est moi le Pape)

« Face à moi, le président Paul Biya ne peut pas gagner une élection au Cameroun. Mais le plus difficile pour moi sera de prouver que j’ai gagné l’élection ». Ainsi s’exprimait le plus jeune des candidats à l’élection présidentielle du 07 octobre 2018, Cabral Libii Li Ngué Ngué.

A défaut de battre le président Biya, ou de prouver qu’il l’a battu, le candidat du parti UNIVERS peut se frotter les mains d’avoir fait mordre la poussière à deux grandes figures du régime au Cameroun, là où personne ne l’y attendait vraiment. Louis yinda, Pdg de Sosucam, Perrial Nyodog de Tradex, Mbappe Penda du Conseil national des Chargeurs du Cameroun(Cncc), Isidore Biyiha du Guichet Unique et René  Mbayen de Camship sont tombés devant le désormais « Pape » de la Sanaga Maritime, Cabral Libii.

Louis Yinda (Cabral à Gwé Raison !)

On se souvient que pendant la campagne électorale, et même bien avant, les émissaires et têtes couronnées du Rdpc à travers le territoire, ne cessaient de mettre en garde leurs congénères des contrées dont ils sont natifs, contre tout vote défavorable à leur champion, le président sortant et candidat à sa propre succession, Paul Biya.  Si  à l’Ouest il s’agissait d’attirer l’attention sur un vote qui donnerait l’impression que la région du couchant du soleil s’est détournée du président Biya à la faveur de la course à la présidentielle de l’un de ses dignes fils, le Pr. Maurice Kamto, dans la sanaga-Maritime et le Nyong et Kelle, deux départements de la région du Littoral et de la région du Centre respectivement, la consigne visait une et une seule personne : Cabral Libii Li Ngué Ngué, originaire de ce qui fut à une époque lointaine la Grande Sanaga, englobant le lieu dit carrefour Agip à Douala jusqu’à Otélé dans le département du centre) et dont l’ethnie Bassa constituait la principale entité sociologique.

 

Il faut dire qu’au début, le message dissuasif des pontes du Rdpc est bien passé dans les départements de la Sanaga-Maritime et du Nyong et Kelle généralement acquis au Rdpc et à son candidat naturel à l’élection présidentielle, malgré quelques fugues dans l’UPC qui ne durent presque jamais longtemps. Si bien acquis qu’à un moment, les ténors locaux du Rdpc pouvaient être convaincus que battre activement campagne devenait pour eux superfétatoire. N’avaient-ils pas réussi à mettre dans la sauce les grandes figures Upécistes du coin qui avaient, à quelques exceptions près comme l’éminent  Professeur Charly Gabriel Mbock ? Et puis que pouvait un « hier-hier », comme Cabral Libii, même en cas de vote tribal, là où des plus étoffés et des  doyens de l’opposition  s’étaient ramassé de  cinglantes déculottées devant le Rdpc ?

 

Quand le désir d’espérer l’emporte sur les pouvoirs d’argent

C’était compter sans la soif de changement qui anime la jeunesse dans ces départements laissés pour compte du régime et d’une élite ploutocratique et ventriloque qui s’imagine qu’il suffit qu’elle se rassasie pour que les autres se mettent à roter de satiété. C’était compter aussi sans l’ouragan Cabral, déterminé avec son discours plein d’espoir, pour tous, aussi bien pour les Bassas que pour les autres peuples du Cameroun.

 

C’est cet ouragan qui dans le Nyong et Kelle, a pu envoyer promener de figures de proue comme l’ancien gouverneur et ancien délégué général à la Sûreté nationale, Bell Luc René, chef de la délégation départementale du Comité central du Rdpc pour le Nyong et kelle, et madame Pauline Irène Nguen, en battant le président Biya avec  61,6% contre 34,9%.

 

Dans la Sanaga-Maritime où le candidat Biya a pu frôler la majorité absolue avec 49,05% contre 38,89% pour Cabral Libii, on peut remarquer que le candidat du parti UNIVERS a particulièrement  ciblé Pouma, l’arrondissement d’origine du chef de la Délégation départementale du Rdpc pour la sanaga-Maritime, Louis Yinda, encore plus connu, pour ses détracteurs… intimes,  sous le sobriquet d’Archiduc de Ngompem » (du nom de son village natal où il a érigé toute une église pour les fidèles catholiques).

 

Quand « Nyandom » Cabral Libii Humilie les patrons Louis Yinda, Perrial Nyodog, René Mbayen, Isidore Biyiha et Mbappe Penda

 

Pouma c’est l’un des arrondissements de la sanaga-maritime où le candidat de 36 ans a fait ses meilleurs scores, l’emportant avec 51,5% contre Paul Biya (44,98%).

On l’eut cru partout ailleurs, mais pas dans l’arrondissement du capitaine d’industrie qui avait mobilisé ses camarades pour collecter de l’argent devant servir à la campagne électorale du président Biya. On parlait de plus de 102 millions de francs CFA collectés par les élites administratives de la Sanaga-Maritime, dont 13 (treize) millions versés par le seul Louis Yinda. Tout ceci pour un maigre résultat de quelque 49% en faveur de son candidat, et une grosse défaite dans son Pouma natal. Les interrogations fusent autour de cette défaite historique face aux patrons d’entreprises et fils de Pouma comme Louis yinda, Pdg de Sosucam, Perrial Nyodog de Tradex, Mbappe Penda du Conseil national des Chargeurs du Cameroun(Cncc), Isidore Biyiha du Guichet Unique et René  Mbayen de Camship.

Ils sont donc nombreux  ses jeunes originaires et résidants du département de la Sanaga Maritime qui  affirment avoir donné une belle leçon à ses parents qui passent le temps non seulement à les mépriser mais ne font rien pour le développement de leurs villages.

Preuve de la défiance, voire du désaveu de la population de Pouma  à l’égard du richissime patriarche qui les regarderait de haut, fort de sa position sociale et voudrait tout confisquer pour lui, y compris le poste de maire que son épouse a convoité en 2013 alors qu’elle est déjà présidente de la section locale du  Rdpc dont lui-même est membre du Comité central, où ralliement au programme de Cabral Libii plus alléchant que celui du Rdpc, difficile à dire.

Toujours est-il  qu’au sortir de l’élection présidentielle on se demandera toujours comment cela a pu être possible qu’un jeune qui n’avait pas d’argent, et dont la caution a été payée par les populations camerounaises vienne à battre dans leur fief, des personnes nanties comme Louis Yinda (président directeur général de la Sosucam), Perrial Jean Nyodog, Dg de Tradex et Isidore Biyiha, Guichet unique du Commerce extérieur du Cameroun.

Régine Ngo Bassanaga

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