Tentative de déstabilisation du Bgft: Le dernier Baroud d’honneur des imposteurs

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Ibrahima Yaya (Pdt du GTTC)

Le groupement  des transporteurs terrestres du Cameroun(Gttc)  , dont Ibrahima Yaya est le président, demande aux transporteurs routiers de ne plus payer les frais de lettres de voitures au Bgft mais de le faire au trésor public, la plateforme des organisations professionnelles des transports routiers du Cameroun dénonce ce syndicaliste véreux qui arnaque les transporteurs en délivrant des bordereaux de route  illégaux contre une  somme de 70000 frs CFA .Malgré les rappels à l’ordre du ministre des transports et l’instauration de la lettre de voiture obligatoire(Lvo).Ibrahima Yaya continue de défier l’autorité de l’Etat. Au cœur des raisons de la tentative de déstabilisation du Bgft.

Alors que le groupement  des transporteurs terrestres du Cameroun(Gttc)  , dont Ibrahima Yaya est le président, demande aux transporteurs routiers de ne plus payer les frais de lettres de voitures au Bgft mais de le faire au trésor public, la plateforme des organisations professionnelles des transports routiers du Cameroun dénonce ce syndicaliste véreux qui arnaque les transporteurs en délivrant des bordereaux de route  illégaux contre une  somme de 70000 frs CFA .Le ministre des transports vient de siffler la fin de la récréation avec l’instauration de la lettre de voiture obligatoire(Lvo).Malgré les rappels à l’ordre de jean Ernest Ngalle Bibehe ,Ibrahima Yaya continuer de défier l’autorité de l’Etat. Au cœur des raisons de la tentative de déstabilisation du Bgft

Après l’épisode du Consupe, le Bgft  est de nouveau au cœur de l’actualité avec les spécialistes de la délation et de l’imposture du groupement  des transporteurs terrestres du Cameroun(Gttc) qui tentent depuis quelques semaines de distraire les transporteurs. L’hon Pierre Sime, le président du comité de gestion du Bgft et président national du Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun(Sntrc), et El hadj Oumarou l’avaient d’ailleurs prédit. Le 21 juin 2018 alors que le ministre des transports ,Jean Ernest Ngalle Bibehe faisait sa première visite de prise de contact et d’état des lieux des entreprises publiques et privées relevant de son secteur d’activité , Pierre Sime et El hadj Oumarou n’avaient pas manqué de dénoncer l’acharnement dont-ils étaient victimes venant des pseudos-transporteurs qui voulaient faire main basse sur le Bgft avec la complicité d’un certains nombres de fonctionnaires véreux avides de gains faciles.

En panne d’arguments, Ibrahima Yaya décide de défier l’Etat du Cameroun

A travers des lettres envoyées aux responsables du bgft, de la douane et au ministre des finances, le président de Gttc décide ne plus travailler avec le Bgft. « j’ai l’honneur de vous faire savoir que les membres du Gttc ont décidé de s’acquitter dorénavant du payement des lettres de voiture internationales(Lvi) dans les postes comptables du trésor contre des quittances qui seront présentées à toute réquisition en attendant la solution à nos préoccupations » avait signifié Ibrahima Yaya au chef du bureau de fret terrestre au Bgft le 07 janvier 2019.Plus loin, le Gttc tente de motiver son action : « cette démarche vise entre autres à contribuer de façon directe au relèvement des recettes de l’Etat  et permettre au Gttc d’engranger des ressources nécessaires à l’encadrement efficient de ses membres tout en leur évitant tracasseries, frustrations et humiliations dans vos services ».Au ministre des finances, le président du Gttc tente de justifier les raisons de sa rébellion : « Afin d’éviter de tomber dans le piège subtil du blocage des opérations du transit tendu par le bgft et, après avoir épuisé toutes les voies du dialogue à travers requêtes, correspondances et memoranda dont la dernière rencontre interministérielle sous la présidence du ministre des transports sur très haute instruction de son excellence monsieur le premier ministre chef du gouvernement est restée sans suite par la ruse et les méthodes pernicieuses du Bgft ».En effet, Ibrahima Yaya et sa bande avouent de façon sibylline d’avoir été incapable d’apporter des arguments afin de convaincre tout un comité interministériel sur leur différentes doléances. Tout en essayant  de bluffer le Minfi au sujet de la décision de payer dorénavant les frais de cautionnement de la lettre de voiture dans les caisses du trésor  en vue d’aider l’Etat à renflouer ses caisses, les membres du Gttc iront jusqu’à demander à Louis Paul Motaze de mettre à leur disposition des chefs de postes comptables du trésor, et solliciter aussi  l’accompagnement de l’administration des douanes pour la définition des dispositions pratiques spécifiques.

Quand les gouverneurs des régions stoppent la furie du Gttc

Après la saisine du ministère des finances, la direction générale des douanes et le Bgft en vue de leur signifier le boycott des services du bgft pour le paiement des lettres de voiture internationales(Lvi),les membres du Gttc ont commencé à mettre en exécution leur menace au niveau des frontières entre le Cameroun ,le Tchad et le Nigeria dans les régions du Nord et de l’Extrême Nord. D’après les témoignages des transporteurs: « Pour nous qui transportons les marchandises venant du Nigeria en passant par le territoire camerounais pour le Tchad, les membres du syndicat du Gttc nous ont obligé à ne plus payer la Lvi directement aux agents du Bgft. Ils nous ont intimé l’ordre de leur verser 102 000 frs CFA  afin qu’ils aillent verser 52 000frs CFA dans les caisses du trésor camerounais pour les frais de cette Lvi et que les autres 50 000 frs CFA représentent notre participation au Gttc .En retour, une quittance du Gttc nous a été remis pour justifier le paiement de la Lvi auprès des  forces de maintien de l’ordre  pendant les contrôles ».Face à cette action illégale, les responsables du Bgft ont tôt fait de saisir les autorités administratives des régions du Nord et de l’Extrême Nord. Midiyawa Bakary et Jean Abate Edi’i respectivement gouverneur de l’extrême nord et du Nord ont convoqué les différents parties pour voir claire dans ce conflit qui tendait à troubler l’ordre public. Après analyse des faits et constats de ce que le paiement de la Lvi dans les postes comptables n’est adossé sous aucun texte de lois de la république du Cameroun, les deux patrons des régions vont intimer l’ordre aux responsables du Gttc de ne plus percevoir les frais de la Lettre de voiture internationale(Lvi) et même de ne plus le faire payer aux transporteurs dans les différents postes comptables du trésor dans leur territoire de commandement. Ne s’avouant pas vaincus, Ibrahima Yaya va saisir le ministre de l’administration territorial pour se plaindre de l’attitude ses collaborateurs au sujet de ses actions sur le terrain. Forum Libre a appris que lundi dernier, les membres du Gttc sont allés à la rencontre du gouverneur de la région de l’Adamaoua afin d’obtenir son accompagnement dans le boycott du paiement de la Lvi auprès des services du Bgft dans la région dont il a la charge. Malheureusement Kildadi Taguieke Boukar va les éconduire avant de leur demander d’aller encore saisir sa hiérarchie comme ils l’ont fait avec ses collègues du Nord et de l’extrême Nord.

La plate-forme des organisations professionnelles des transports routiers du Cameroun dénonce le Gttc

Au sujet de ce dossier, la plate-forme des organisations professionnelles des transports routiers du Cameroun n’est pas restée muette. Comme pendant l’épisode du Consupe au Bgft ,elle est revenue à la charge dimanche dernier au cours d’un point de presse donné à Yaoundé où elle dénonce avec la dernière énergie l’imposture de groupement  des transporteurs terrestres du Cameroun(Gttc).Au cours de cette échange avec les hommes de médias ,Moise Vokeng président national du réseau des professionnels des transporteurs routiers du Cameroun(Reptroc) n’est pas allé de mains mortes : « En réalité, il s’agit d’une organisation appelée Gttc qui ,à la recherche effrénée de petits gains commence à s’attaquer à la structure des transporteurs qui est le Bgft en charge de la répartition du fret ».La preuve selon ce membre de la plateforme professionnelle des transporteurs routiers du Cameroun : « Nous avons des quittances sur lesquelles sont portés Gttc qui n’est ni une entreprise de transport, qui n’est un propriétaire des transports, qui n’est ni investisseur du secteur des transports, mais qui collecte l’argent de certains transporteurs et par verser à son nom propre au trésor public soi-disant pour la contribution pour l’obtention de la lettre de voiture au Bgft ».D’autres parts les syndicalistes s’inquiètent : « Nous sommes surpris et navrés de réaliser la direction générale des impôts à crée ce qu’ils sont en train d’appeler les comptes du Bgft au trésor public demandant aux transporteurs de venir y faire le versement en vue de l’obtention de la lettre de voiture ».Ce qui en somme est une incongruité et vide de sens car le trésor public ne saurait encaissé l’argent d’un produit qu’il ne délivre pas. Néanmonis Moise Vokeng rappelle : « Penser que l’argent versé au Bgft est une taxe, c’est une hérésie. Si cette argent est une taxe, qu’on nous dise dans quelle rubrique de la loi des finances cette taxe est alignée ».

Au cœur des raisons de la déstabilisation du Bgft par Ibrahima Yaya et Haman Abdoulaye

De nombreuses personnes se demandent pourquoi Ibrahima Yaya et Haman Abdoulaye s’agitent tant autour du Bgft et de ses responsables?

Si Ibrahima Yaya a été le plus connu comme un ancien président des chauffeurs professionnels des transports du Cameroun(Syncprotcam) avant de créer le Gttc grâce à l’aide d’un parent haut commis de l’état au ministère du travail et de la sécurité sociale.

Pour ce qui concerne Haman Abdoulaye le président du syndicat national des transporteurs d’hydrocarbures du Cameroun(SNTHC), « Haman Abdoulaye a décidé de saboter toutes actions de El Hadj Oumarou parce qu’il l’accuse de l’avoir exclu parmi les représentants des syndicats de transports routiers qui devraient rencontrer l’ex Pm Yang pour une négociation pour le compte de la profession.0r ce sont les collaborateurs de l’ex Pm qui avaient fait le choix de des 10 personnes autorisées à assister à cette réunion… ».Se souvient un responsable syndical.

Haman Abdoulaye (SNTHC)

Si des raisons officielles sont amplement avancées dans leurs différentes missives servies aux autorités camerounaises et la presse, il faut aussi noter que Ibrahima Yaya vit désormais dans la peur de perdre tout l’argent qu’il récolte frauduleusement avec l’aide du Gttc utilisé comme un instrument de chantage et d’extorsion de fonds aux transporteurs. C’est depuis près d’un an que ce jeune syndicat(le Gttc) a instauré un bordereau de route de 70 000 frs cfa pour chaque camion qui se déplace pour une quelconque livraison au Cameroun comme en Rca et au Tchad. Le bordereau bien qu’illégal et ne s’appuyant  sur aucun textes réglementaires et lois en vigueur au Cameroun est très prisé par les transporteurs qui évitent toutes tracasseries des forces et maintien de l’ordre pendant leurs voyages. A notre descente sur le terrain au niveau du marché Congo à Douala où les marchandises sont chargées dans les camions en direction du Tchad et de la république Centrafricaine, Adamou, un chauffeur s’est confié à Forum Libre : « Tous les chauffeurs qui paient le bordereau de 70 000frs cfa du Gttc n’ont pas de problèmes en route avec la police, la gendarmerie et même les douaniers tout le long du corridor pendant nos voyages. Car dans les postes de contrôles, les Fmo se limitent à relever les numéros d’identification des camions et c’est par la suite qu’ils font la comptabilité avec les membres du syndicat ». Plus loin Tanko un autre chauffeur se lâche : « C’est une opération qui marche à merveille. Les membres du Gttc nous disent et même à nos patrons que notre argent est distribué aux agents des Fmo et de la douane tout le long des corridors ; et toujours dans ces 70 000 frs cfa que nous payons le Gttc retient un montant pour la bonne marche du syndicat. ». Robert T un autre chauffeur d’ajouter : « Pour des camions qui vont par exemple à Bangui en Rca comme nous pour livrer la marchandise, nous sommes obligés de payer un autre bordereau pour les frais d’escortes toujours auprès du Gttc afin d’éviter d’être attaqué par les rebelles centrafricains qui jadis brulaient nos camions et tuaient même des chauffeurs ».A l’occasion, Forum libre a appris que Ibrahima Yaya a toujours négocié avec les rebelles centrafricains afin que ses « clients »ne puissent pas être attaqués. Des sources affirment qu’il a d’ailleurs été entendu par les agents du Semil sur ses prétendus relations avec les rebelles anti-balakas.

Qu’en est-il alors des transporteurs qui ne paient pas les bordereaux du Gttc ? D’après les transporteurs, ceux-là subissent toutes les tracasseries policières et autres tortures psychologiques  pendant les voyages. D’où les différentes plaintes des syndicats des transporteurs terrestres et du Bgft à l’endroit du gouvernement camerounais. En réponse à ses doléances, et au cours de plusieurs réunions avec les transporteurs terrestres du Cameroun, le ministre des transports a demandé au Gttc de Ibrahima Yaya de ne plus vendre aux transporteurs des bordereaux d’illégaux .Tout en précisant que seul le Bgft a qualité de délivrer les lettres de voiture internationales aux transporteurs. Depuis quelques années, le ministère des transports a suffisamment travaillé sur un document officiel dénommé Lettre de voiture Obligatoire(Lvo) qui doit être utilisé par les transporteurs routiers à l’intérieur du territoire national camerounais. En décembre 2018, le ministre des transports a présenté le dit document (Lvo) aux transporteurs en attendant sa mise en application définitive sous la gestion du Bgft qui compte plus de vingt ans d’expérience dans ce secteur d’activité.

Face à ses mesures prises, en vue de restaurer l’autorité de l’Etat pour le bien des transporteurs, Ibrahima Yaya a compris que les carottes sont désormais cuites pour lui qui utilisait son syndicat pour extorquer de l’argent aux transporteurs d’où son mécontentement contre les dirigeants du Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun(Sntrc) et du Bgft qui ont toujours dénoncé ses actes illégaux. Ibrahima Yaya va-t-il continuer à défier le ministre  des transports Ngalle Bibehe? Nous y reviendrons.

Prince Aristide Ngueukam

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