Une maison de 650 millions de Fcfa pour Mvondo Ayolo: Paul Biya négocie un immeuble pour son « fils »

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je suis  au courant de l’acquisition de cet maison par mon proche collaborateur

La nouvelle, aux allures du scoop du siècle, a fait le tour des réseaux sociaux, à une vitesse supersonique. Pourtant, ce secret de polichinelle est vieux de plus d’un an  et est bien connu de la plus haute hiérarchie qui, selon des sources, a bel et bien donné son onction, voire des instructions pour que cette maison appartenant à la Cnps soit vendue à son directeur de Cabinet civil. Lequel, comme tout le monde le sait, n’est autre que son protégé depuis belle lurette. Au cœur des raisons du matraquage médiatique contre Samuel Mvondo Ayolo.

Une maison de 650 millions de Fcfa pour Mvondo Ayolo

Paul Biya négocie un immeuble pour son « fils »

La nouvelle, aux allures du scoop du siècle, a fait le tour des réseaux sociaux, à une vitesse supersonique. Pourtant, ce secret de polichinelle est vieux de plus d’un an  et est bien connu de la plus haute hiérarchie qui, selon des sources, a bel et bien donné son onction, voire des instructions pour que cette maison appartenant de la Cnps soit vendue à son directeur de Cabinet civil. Lequel, comme tout le monde le sait, n’est autre que son protégé depuis belle lurette. La véritable préoccupation vient tout simplement du fait de l’opportunité malicieuse de la publication d’un tel acte à ce moment précis. Un regard sur les derniers événements de l’actualité permet de bien comprendre et d’avoir une idée sur ce matraquage médiatique qui est loin d’être anodin. Décryptage !

 

Lors du Conseil d’administration de la Caisse nationale de Prévoyance sociale réuni en session extraordinaire le 28 novembre 2018 à Yaoundé, celui-ci a arrêté la résolution n°75/2018/Cnps/Pca autorisant son directeur général à céder au prix de 650 millions de Fcfa un immeuble bâti sis  au quartier Bastos acquis par acte notarié 8167 en mars 1987. En clair, il s’agit d’une opération régulière, aussi bien sur la forme que sur le fond, pour être passé par la procédure normale qui a abouti à l’accord des autorités compétentes en la matière, au vu de la co-signature du Pca, Mme Mohammadou née Bilitte Haman Djoda, et d’un administrateur en la personne de Marcelin Nguelé Abada.  

L’affaire aurait, certes, été classée dans la rubrique des faits divers, mais dans le cas d’espèce, il s’agit d’un salarié de la fonction publique, fut-il Dcc, dans une affaire d’une colossale somme de 650 millions de Fcfa. Du coup, les spéculations vont dans tous les sens. D’aucuns ont même voulu brandir une complicité sans équivoque avec le Dg de la Cnps Mekulu Mvondo, en tentant maladroitement de tisser une connexion mafieuse qui existerait entre les deux hommes, oubliant qu’un tel acte relève de la compétence exclusive du Conseil d’administration. Le directeur général, comme le mentionne si bien l’article 2  de cette résolution, n’étant chargé que de son application.

Pour la petite histoire, cette maison, apprend-on, avait été construite sur un terrain litigieux par Engo Pierre Désiré, alors Dg de la Cnps. Après avoir été occupée par des locataires indélicats qui ont naturellement été expulsés, elle a été récupérée par Louis Paul Motaze, devenu Dg de la Cnps, mais elle restera vide jusqu’à ce que le Cabinet civil y fasse des aménagements. 

En réalité, Samuel Mvondo Ayolo, cet homme bien connu pour sa rigueur et son caractère discipliné a été longtemps locataire alors qu’il était un haut fonctionnaire en service au Cameroun au ministère des relations extérieures(Minrex). Des sources indiquent que c’est depuis le Gabon où il était ambassadeur qu’il a pu se construire une modeste maison, au lieu-dit golf dans un espace réduit. Aujourd’hui, cette motivation face à cette maison inhabitée viendrait du simple fait que le modeste espace qu’on lui connaît, n’était plus digne d’une personnalité qui détient les clés de l’antichambre d’un chef d’Etat a-t-on appris.

 

Au nom du « fils »…

Si aujourd’hui, cette maison qui chômait devient la propriété de Mvondo Ayolo, cela ne saurait surprendre toute personne qui connaît le véritable  lien qui existe entre l’actuel Dcc et le président de la République, chef de l’Etat, son excellence Paul Biya. Forum Libre a d’ailleurs appris que Paul Biya a bel et bien donné son onction pour l’acquisition de cet immeuble de la Cnps. En outre, le chef de l’Etat a mis du sien pour que son « fils » Mvondo Ayolo puisse  acheter dans les règles cet ancien immeuble de la Cnps 

Ce n’est pas un secret, Samuel Mvondo Ayolo est le fils de feu Ayolo qui fut un grand commerçant de cacao, et un grand partenaire des hommes d’affaires grecs à l’époque des grandes opérations commerciales  de l’or vert dans la Région du Sud. En homme nanti, le père Ayolo a mis beaucoup de moyens à contribution pour assurer une bonne éducation et une solide instruction de ses enfants. C’est ainsi qu’après le collège, il enverra son fils Samuel en France pour poursuivre ses études ; lesquelles seront couronnées par un diplôme brillamment obtenu à Sciences-Po à  Paris.

Parallèlement, il est aussi établi que dès sa tendre enfance, le jeune Samuel avait été adopté par Paul Biya, qu’il fréquentait assidûment  tant à l’époque de sa fonction de secrétaire général de la Présidence de la République, que pendant celle où il était Premier ministre, et plus tard président de la République.

 

Les raisons d’une campagne d’affabulations touts azimuts…

Ceux qui connaissent l’actuel ministre Dcc sont très surpris et ont du mal à comprendre les invectives enflammées qui sont dirigées contre cet homme affable, viscéralement attaché à son travail. Le plus surprenant est que ses ennemis qui s’en prennent si violemment à sa personne en ce moment ne tarissent pas d’inspiration pour tisser les intrigues les plus spectaculaires dans le seul but de ternir l’image de  ce diplomate chevronné, loyal au président de la République, qui n’a que pour seule ambition de bien servir. 

En réalité, pour ses détracteurs, il est l’empêcheur de tourner en rond. Il se trouve que dès son arrivée, il a annoncé les couleurs en entamant un nettoyage en règle des rouages du Cabinet civil, dans une maison où les gens avaient considérés que le cabinet de Paul Biya était devenu une pompe à fric. Il fallait donc assainir… Par conséquent, il a fermé le robinet, ce qui n’a pas été du goût des profiteurs, qui avaient fait de la présidence de la République leur vache à lait. 

Déjà jaloux du fait qu’il ait eu la confiance du président de la République au point d’être le bon choix de ce dernier comme son directeur de campagne lors de la présidentielle du 7 octobre 2019, la colère de ses contempteurs est montée d’un cran lorsqu’il a réussi  sa mission; avec à la clé,  des économies considérables pour le Rdpc. Une grande première qui n’a pas plu à tout le monde, surtout aux profiteurs habituels. A preuve : aucune officine française ou camerounaise n’a pu s’accaparer de la manne y afférent, comme par le passé. 

C’est la somme de toutes ses privations qui lui valent les flèches empoisonnées qui sont aujourd’hui dirigées vers sa personne. Dans cet élan d’hostilité, certains n’ont pas hésité récemment à distiller l’information selon laquelle c’est lui qui a livré le chef de l’Etat à la fameuse Brigade anti-sardinars lors de ses voyages en France.  Comme si cela ne suffisait pas, des informations ont circulé lors des investitures des candidats du Rdpc dans la Région du Sud, associant le Dcc Mvondo Ayolo à une histoire de connivence avec Jacques Fame Ndongo pour placer un certain Mathurin Bindoua qui serait son beau-frère. Dans la foulée, les mêmes sources laissaient aussi croire que les deux hommes étaient prêts à tout pour imposer leurs protégés et seraient également entrain de tripatouiller les listes retenues par la commission régionale pour les municipales. D’où la grande colère des militants dans le département du Dja et Lobo. Comme pour jeter davantage l’huile sur le feu, ils ont tôt fait de qualifier ces actes de coup d’Etat des deux hommes contre le chef de l’Etat Paul Biya. Y’a-t-il plus grave accusation à l’endroit d’un fils envers son père, alors  que curieusement Mvondo Ayolo ne se trouvait même pas sur les lieux des opérations à Sangmélima ? 

C’est ainsi que la nouvelle s’est répandue à dessein comme une traînée de poudre, pour obtenir la tête d’une proie, et attirer vers elle la colère de Paul Biya. Malheureusement, il ne s’est agi que d’un coup d’épée tranchant dans l’eau, puisque  le chef de l’Etat, en sa qualité de Chef de l’exécutif, nomme aux emplois civils et militaires, à partir de critères objectifs. Il le rappelait d’ailleurs lors de son discours du 10 septembre 2019 : « le choix de mes collaborateurs est principalement guidé par leurs qualités humaines et professionnelles, leurs compétences et leur expérience ». Comme quoi, les raisons de la désignation de l’actuel directeur de Cabinet civil à cette éminente responsabilité cadrent avec les principes définis par le président de la République. En somme, Samuel Mvondo Ayolo mérite encore la confiance du chef de l’Etat, qui peut d’ores et déjà l’appuyer afin qu’il bénéficie de certaines opportunité, à l’instar d’un immeuble bâti.

                                                                                         Prince Will Tabi

Pca Cnps(l’opération de l’acquisition de cet immeuble s’est fait dans les règles de l’art)

 

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